Le bouddhisme et ses textes

Approches thématiques - 3e cycle

calendrier des cours
année universitaire 2013-2014

5 séances, le samedi après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Textes »]
 

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seules les inscriptions "à la séance" sont accessibles aux non-adhérents)

 

  • samedi 19 octobre 2013
    Inscriptions closes (accès possible au cycle en visio-conférence)
    A propos de l’omniscience des buddha – Stéphane Arguillère
    Dans son introduction en Occident, le bouddhisme a beaucoup été présenté comme une sorte de rationalisme, voire, de positivisme spirituel, « une philosophie plutôt qu’une religion ». Ce présupposé a entraîné beaucoup de distorsions dans l'étude des doctrines : ainsi, on a projeté sur le bouddhisme l’équivalent de la partition, qui vaut pour le christianisme, entre philosophie et théologie, en mettant sous le boisseau ce qui, dans le bouddhisme, paraissait trop théologique. C'est notamment le cas des doctrines relatives à la « voie » (chemin spirituel) et au « fruit » (résultat final de ce cheminement), par opposé à celles qui portent sur la « base » (c'est-à-dire, la nature générale des choses, d’une part, et notre situation d’êtres égarés, d’autre part). Il est temps maintenant de prendre au sérieux l’intégralité de la doctrine, notamment les élaborations relatives au fruit, en particulier les développements du Grand Véhicule sur l’omniscience du Buddha. Ces considérations, en effet, sont au contraire au cœur de la question de la véritable nature des choses, puisque, par hypothèse, nous avons là affaire à la seule forme de connaissance qui les perçoive telles qu’elles sont en dernière analyse. Ainsi, loin que la clef des doctrines sur le « fruit » se trouve dans celles de la « base », c’est l’inverse qui devient vrai chez les meilleurs penseurs du bouddhisme tardif. Par exemple, dans le texte de Gorampa Sönam Sengé, tiré de sa Destruction des vues mauvaises que nous nous proposons d’étudier, la doctrine de la vacuité et de son rapport avec les phénomènes se trouve révélée sous un jour complètement nouveau par une méditation très incisive sur la manière dont ils sont saisis dans la connaissance ultime. 

  • samedi 21 décembre
    Inscriptions closes (accès possible au cycle en visio-conférence)
    Le Raihaitokuzui de maître Dōgen, sur la femme dans le Zen – Yoko Orimo 
    Classé 28e fascicule de l’Ancienne édition, « Obtenir la moelle en vénérant » [Raihai-tokuzui] dévoile un aspect aussi méconnu que surprenant de maître Dōgen en abordant le thème de la femme. Devenu moine à l’âge de 13 ans, le maître japonais, réputé austère, se montre extrêmement laconique au sujet de la femme. Si la vie de ce grand moine philosophe témoigne du profond respect quant à l’observance de tous les préceptes bouddhiques, curieusement, l’auteur ne fait pas mention, dans ses écrits, de ce qu’on appelle en Occident le « péché de chair ». Cela contrairement à la mise en garde récurrente et pressante contre l’amour de la renommée et des profits personnels. Comment Dōgen percevait-il la femme, et quelle attitude préconisait-il à ses disciples, moines, à l’égard de l’autre sexe considéré le plus souvent comme objet de tentation ? « Obtenir la moelle en vénérant » propose aux lecteurs les belles pages originales du Shōbōgenzō, tenant les propos inattendus, mais très actuels de la part de ce grand maître du zen du Japon médiéval.

  • samedi 22 février et samedi 26  avril 2013 – Dominique Trotignon
    Inscriptions closes : plus de places disponibles (accès possible au cycle en visio-conférence)
    Les deux « Discours de Bénarès » – Dominique Trotignon
    Nous consacrerons ces deux séances à l'étude complète des deux enseignements donnés par le Buddha à ces cinq anciens compagnons d'ascèse, dans le Parc aux Cerfs de Sarnath, considérés par la tradition comme "historiques" autant que "fondateurs" de la diffusion du Dharma et de la fondation du Sangha (la Communauté). Tels qu'ils nous sont parvenus, ils doivent plutôt être considérés comme la quintessence de cet enseignement, tel qu'ont voulu le transmettre les premières générations de ses disciples, plutôt que comme les premiers discours publics d'un homme historique...
    Le plus souvent "réduit" au seul discours des "Quatre Nobles Vérités", le premier enseignement s'ouvre d'abord sur la présentation de la "Voie du Milieu" puis expose la triple connaissance des "Vérités", avant de s'achever par une série de "proclamations"
    . Sous sa forme complète, ce premier discours se révèle à la fois un exposé doctrinal et pratique complet, mais aussi historique et "mythique". Quant au second discours - trop souvent ignoré - il expose la notion du "non-Soi" ou, plus précisément, le caractère "introuvable" du Soi, tel qu'il est conçu ordinairement. C'est à l'audition de cet enseignement que les cinq disciples du Buddha réaliseront à leur tour l'Eveil libérateur.

  • samedi 14 juin
    9 places disponibles ; inscriptions jusqu'au 7 juin 2014 (accès possible au cycle en visio-conférence)
    Le Gaṇḍavyūha de l’Avataṃsaka-sūtra – Patrick Carré
    Le Gaṇḍavyūha est considéré par les bouddhistes chinois comme le dernier quart du Sūtra de l’Avataṃsaka (ou « Sūtra d’Ornementation Fleurie »). Les trois premiers quarts du Sūtra décrivent la théorie dont le Gaṇḍavyūha, appelé « Entrée dans la dimension absolue » en chinois, est la pratique. Voilà ce qu’expliquent les patriarches du Huayan et les grands commentateurs comme Li Tongxuan en montrant et démontrant que le mystère du Huayan (« Ornements ») tient en « dix portes », qui sont des principes ontologiques paradoxaux, voire des apories dont la résolution (impossible sans expérience vivante du corps et de l’esprit) n’est autre que l’accès, pleinement conscient, de l’esprit « individuel » à la présence éveillée de la dimension absolue, c'est-à-dire la « conscience éveillée » (rig pa en tibétain, l’esprit, la nature de l’esprit, le sans-esprit, l’esprit un, etc. du bouddhisme chinois).
    L’Entrée dans la dimension absolue se compose de trois parties : un prologue de trois chapitres, un « pèlerinage » en cinquante chapitres, où Sudhana, le bodhisattva héros du récit, rencontre cinquante amis de bien ou maîtres spirituels qui lui « transmettent la dimension absolue » sous l’aspect d’une « libération des bodhisattva ». Enfin, le livre se conclut sur un épilogue en trois chapitres : 1. Maitreya ; 2. Mañjuśrī ; et 3. Samantabhadra. C’est le chapitre « Maitreya » qui est le plus souvent cité par les auteurs aussi bien chinois que tibétains, car on y trouve de superbes enseignements sur l’esprit d’Éveil, ainsi que l’image la plus parlante de la dimension absolue : le « pavillon des Ornements Essentiels de Vairocana ». Le chapitre « Mañjuśrī » est des plus brefs mais des plus significatifs dans la mesure où il fait comprendre au lecteur que la première production de l’esprit d’Éveil est à elle-seule l’émergence de l’insurpassable Éveil authentique et parfait. Enfin, le chapitre « Samantabhadra » décrit l’apothéose et l’accès à la pleine bouddhéité du « jeune Sudhana ».
     

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 12 octobre 2013
Vous pourrez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.