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Décembre 2008 - janvier 2009 Le Japon au Musée Guimet 8
films documentaires pour découvrir le Japon Renseignements – Réservations :
La tradition de l’ascèse de la marche, pratiquée au Japon par les yamabushis, ermites de la montagne, est encore vivante. Ces marches réunissent religieux et laïcs. Elles sont l’expression forte du syncrétisme entre le paganisme shinto ancien et le bouddhisme.Ce film, en plus d’une description physique, donne des aperçus sur l’environnement religieux et symbolique de l’événement : cérémonies, rapports maîtredisciple, dates et figures marquantes du shugendo, la religion de la marche dans la montagne. À la suite d’un groupe de pèlerins, nous traversons le paysage de montagnes, de temples et de cascades de Kumano, puis nous accompagnons un jeune moine dans l’une des cent journées de son voyage rituel autour du mont Hieizan, et dans sa descente vers Kyoto où l’accueillent les croyants.
Tous les jours, de une heure à sept heures du matin, un jeune moine du monastère bouddhiste de l’école Tendai marche dans la nuit. Les grosses billes de bois de son chapelet résonnent à chacun des 360 arrêts, tout au long des 30 km de sa déambulation autour des sommets sacrés du Mont Hiei. Là, depuis 1200 ans, dans le plus grand monastère, dans le temple de la montagne, celui qu'on appelle « la Racine », brûle une lampe à huile. Pour devenir un ajari, il faut parcourir dans la solitude, pendant sept ans, 38 400 kilomètres et franchir 16 vallées. Cette marche, véritable épreuve physique, symbolise l’éternité.
Les deux films d’Arnaud Desjardins sur le zen ont été tournés au Japon en 1971. Ils sont le fruit de l’amitié et de la collaboration entre deux hommes : un réalisateur et producteur à la télévision française et un Maître Soto zen, Sensei Taïsen Deshimaru. Ce Maître itinérant se rend de monastère en monastère pour y donner l’enseignement qu’il a reçu de son propre Maître. Nous suivons la vie quotidienne des Maîtres zen et de leurs disciples. Le Maître guide le disciple dans sa recherche par le zen, la méditation immobile et silencieuse, le zazen. L’enseignement du zen, outre l’ordre Soto, s’exprime à travers plusieurs écoles comme l’ordre Obaku (zen chinois), dans le monastère Manpuku-ji à Kyoto.
« Celui qui vit le zen est fluide comme l’eau ». Cette deuxième partie étudie l’influence du zen sur la société japonaise. Tokyo, dans un immeuble, rencontre avec le patron d’un restaurant. Dans ce même lieu, avant le travail, le restaurant se transforme en dojo de zazen. L’essence de la discipline zen est le zazen : se tenir assis et tourner son attention vers l’intérieur. Différents aspects du zen dans le quotidien seront abordés : le zen et la santé par la pratique du massage, le zen et les arts martiaux à travers le kendo et l’aikido (do signifie la voie), la calligraphie pratiquée par les moines, la cérémonie du thé, l’ikebana (l’art des arrangements floraux) et le théâtre Nô.
Vincent Sigheto Oshida, japonais, ancien dominicain, maintenant dans un ermitage zen, converse avec Patrice Chagnard. Dans ses méditations, exprimées sur un ton extrêmement expressif et ponctuées de rires, il évoque la nécessité pour l’homme de « revenir à sa source », de se méfier de la « troisième patte du poulet », cette fausse existence qui le détourne de sa vérité. Par sa double expérience religieuse, il fait le lien entre Occident et Orient, entre christianisme et bouddhisme. La sereine campagne japonaise où se trouve son ermitage, Tokyo où on le voit à plusieurs reprises, la guerre, Hiroshima, qui rappellent son expérience de jeune soldat, illustrent son propos et complètent le portrait de ce contemplatif plein de joie et de malice, de cet ermite qui ne craint pas de se mêler à la folie du monde.
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