Décembre 2008 - janvier 2009

Le Japon au Musée Guimet

8 films documentaires pour découvrir le Japon
à travers les diverses manifestations du bouddhisme
 

Renseignements – Réservations :
Entrée libre pour les détenteurs du billet du musée ou du billet jumelé (musée/exposition),
pour les membres de la Société des Amis du Musée Guimet (SAMG), les chômeurs et les moins de 18 ans.
Autres : 4 euros.
Auditorium Guimet, Musée national des arts asiatiques
6 place d’Iéna 75116 Paris (M° Iéna - ligne 9)
Tél. 01.40.73.88.18  /  courriel : auditorium@guimet.fr  /  http://www.guimet.fr
 

  • vendredi 5 décembre 2008 à 12h15
    L’entrée dans la montagne ou l’ascèse de la marche
    Documentaire de Daniel Moreau, 1989 (50 mn)
  • La tradition de l’ascèse de la marche, pratiquée au Japon par les yamabushis, ermites de la montagne, est encore vivante. Ces marches réunissent religieux et laïcs. Elles sont l’expression forte du syncrétisme entre le paganisme shinto ancien et le bouddhisme.Ce film, en plus d’une description physique, donne des aperçus sur l’environnement religieux et symbolique de l’événement : cérémonies, rapports maîtredisciple, dates et figures marquantes du shugendo, la religion de la marche dans la montagne. À la suite d’un groupe de pèlerins, nous traversons le paysage de montagnes, de temples et de cascades de Kumano, puis nous accompagnons un jeune moine dans l’une des cent journées de son voyage rituel autour du mont Hieizan, et dans sa descente vers Kyoto où l’accueillent les croyants.

  • mercredi 10 décembre 2008 à 12h15
    Les mille jours ou la marche éternelle d’Ajari
    Documentaire de Daniel Moreau, 1994-1999 (56 mn)
  • Tous les jours, de une heure à sept heures du matin, un jeune moine du monastère bouddhiste de l’école Tendai marche dans la nuit. Les grosses billes de bois de son chapelet résonnent à chacun des 360 arrêts, tout au long des 30 km de sa déambulation autour des sommets sacrés du Mont Hiei. Là, depuis 1200 ans, dans le plus grand monastère, dans le temple de la montagne, celui qu'on appelle « la Racine », brûle une lampe à huile. Pour devenir un ajari, il faut parcourir dans la solitude, pendant sept ans, 38 400 kilomètres et franchir 16 vallées. Cette marche, véritable épreuve physique, symbolise l’éternité.

  • mercredi 7 janvier 2009 à 12h15
    Le Zen, son esprit et sa culture
    Trois films-documentaire de la Maison de la Culture du Japon à Paris
     
    • Le Zen, son esprit et sa culture (30 mn)
      L’époque Kamakura (1185-1333) est celle de l’introduction du zen en provenance de Chine à partir de deux écoles : le Rinzai par le moine Eisaï et le Sôtô par Dogen. Deux courants inspirés par l’amidisme chinois naissent, le Jodo sous l’impulsion d’Honen et le bouddhisme Shin par Shinran.
    • Le temple Tôshôdaiji (30 mn)
      En 754, l’empereur Shomu veut instaurer de nouveaux codes dans les temples bouddhistes. Il fait appel à Genjin, célèbre moine chinois de la dynastie des Tang. Celui-ci part vers le Japon accompagné de 24 personnes, emportant livres, sutras et produits de médecine. Il fonde le temple Tôshôdaiji.
    • L’esprit du thé : Sen no Rikyû (46 mn)
      La cérémonie du thé est l’une des voies pour atteindre la sphère de la spiritualité, basée sur le wabi (raffinement) et le sabi (simplicité et élégance) permettant de retrouver la sérénité et le calme de l’âme. Un prêtre zen, Murata Shuko (1422-1502), attaché à la cour du Shogun, instaure dans la cérémonie du thé le raffinement, la rigueur et la modestie propres au zen. Takeno Jô-o (1502-1555) accentue encore l’esprit zen et la rigueur du cérémonial. Puis son disciple, Sen no Rikyû (1522-1591), définit le code du Cha-do et recherche la beauté dans les choses les plus humbles comme les poteries aux formes simples et épurées.
  • lundi 12 janvier 2009 à 12h15
    Zen : ici et maintenant
    Documentaire d’Arnaud Desjardins, 1971 (59 mn)
  • Les deux films d’Arnaud Desjardins sur le zen ont été tournés au Japon en 1971. Ils sont le fruit de l’amitié et de la collaboration entre deux hommes : un réalisateur et producteur à la télévision française et un Maître Soto zen, Sensei Taïsen Deshimaru. Ce Maître itinérant se rend de monastère en monastère pour y donner l’enseignement qu’il a reçu de son propre Maître. Nous suivons la vie quotidienne des Maîtres zen et de leurs disciples. Le Maître guide le disciple dans sa recherche par le zen, la méditation immobile et silencieuse, le zazen. L’enseignement du zen, outre l’ordre Soto, s’exprime à travers plusieurs écoles comme l’ordre Obaku (zen chinois), dans le monastère Manpuku-ji à Kyoto.

  • mercredi 14 janvier 2009 à 12h15
    Zen : partout et toujours
    Documentaire d’Arnaud Desjardins, 1987 (55 mn)
  • « Celui qui vit le zen est fluide comme l’eau ». Cette deuxième partie étudie l’influence du zen sur la société japonaise. Tokyo, dans un immeuble, rencontre avec le patron d’un restaurant. Dans ce même lieu, avant le travail, le restaurant se transforme en dojo de zazen. L’essence de la discipline zen est le zazen : se tenir assis et tourner son attention vers l’intérieur. Différents aspects du zen dans le quotidien seront abordés : le zen et la santé par la pratique du massage, le zen et les arts martiaux à travers le kendo et l’aikido (do signifie la voie), la calligraphie pratiquée par les moines, la cérémonie du thé, l’ikebana (l’art des arrangements floraux) et le théâtre Nô.

  • mercredi 28 janvier 2009 à 12h15
    Zen : le souffle nu
    Documentaire de Patrice Chagnard, 1983 (1 h 10 mn)
  • Vincent Sigheto Oshida, japonais, ancien dominicain, maintenant dans un ermitage zen, converse avec Patrice Chagnard. Dans ses méditations, exprimées sur un ton extrêmement expressif et ponctuées de rires, il évoque la nécessité pour l’homme de « revenir à sa source », de se méfier de la « troisième patte du poulet », cette fausse existence qui le détourne de sa vérité. Par sa double expérience religieuse, il fait le lien entre Occident et Orient, entre christianisme et bouddhisme. La sereine campagne japonaise où se trouve son ermitage, Tokyo où on le voit à plusieurs reprises, la guerre, Hiroshima, qui rappellent son expérience de jeune soldat, illustrent son propos et complètent le portrait de ce contemplatif plein de joie et de malice, de cet ermite qui ne craint pas de se mêler à la folie du monde.