A découvrir... sur Internet

Thaïlande
Bienvenue en Enfer !!

Thailande_Wat-Puet-Udom-1.jpgLe bouddhisme thaïlandais a souvent de quoi surprendre... A côté des scandales à répétition autour de bhikkhu peu regardants sur la discipline et la vertu du contentement, on peut aussi évoquer un goût étonnant pour les "Parcs à thèmes" bouddhiques et, tout particulièrement, ceux consacrés à la représentation des Enfers (skt. Naraka, pāli Niraya) ! Un sujet idéal à évoquer en ces temps de célébration, en Occident, de la "fête des morts"...
Le thème est traditionnel, il est évoqué dans plusieurs textes, classiques ou plus modernes, souvent très populaires, et fut représenté dans les fresques de certains temples, mais la réalisation de véritables parcs "d'attraction" est un phénomène relativement récent. L'initiative en revient généralement à un responsable de temple qui, soucieux de l'avenir de ses fidèles, souhaite leur rapeller ainsi les dangers du non respect des principaux préceptes bouddhiques et les châtiments auxquels ils s'exposent... Ces représentations, réalistes ou délirantes, voisinent d'ailleurs souvent avec des représentations plus "classiques" du Buddha, jouant ainsi sur le contraste !

Thaïlande
Thailande_Wat-Phra-Dhammakaya.jpgLes folies des moines "multimillionnaires"...

A Bangkok, les délires de grandeur de certains moines bouddhistes, devenus de véritables idoles multimillionnaires, sèment le trouble. Malgré les scandales financiers, les partisans d'une réforme se heurtent au conservatisme d'un clergé thaï jaloux de ses privilèges.
Situé dans la banlieue nord de Bangkok, la capitale, le temple bouddhiste de Dhammakaya est l'un des plus grands de Thaïlande, fondé par Phra Dhammachayo, l'un des moines les plus connus du pays... et l'un des plus controversés, aussi. Dans les premiers mois de 2015, son temple a été impliqué dans un vaste scandale financier. Ce n'est malheureusement pas le seul exemple...

Allemagne
Allemagne_Dresde_cimetiere-bouddhiste.jpgUn cimetière bouddhiste à Dresde

Après quatre ans de démarches, la communauté vietnamienne de Dresde a enfin obtenu la création du premier cimetière bouddhiste d'Allemagne, ouvert le 27 septembre dernier. Une statue de granit de 10 tonnes représentant le Bouddha s'élève au centre du site qui adopte la forme d'une roue du Dharma - un des symboles les plus anciens du bouddhisme. En revanche, on note l'absence significative d'un autre signe "auspicieux", très fréquemment utilisé dans le bouddhisme extrême-oriental : la svastika !
"Lorsque vous visitez des cimetières bouddhistes en Extrême-Orient, vous voyez des svastika partout", rappelle Ding Linger, porte-parole du Centre bouddhiste vietnamien de Dresde. "C'est un ancien symbole de renaissance dans le monde asiatique, mais le bouddhisme nous enseigne à éviter les extrêmes et à rechercher l'harmonie. Pour cette raison, nous avons décidé de ne pas avoir de svastika dans notre cimetière. Nous voulions éviter les malentendus... En Europe, il y a une ignorance généralisée quant à la signification de ce symbole en Orient".

Japon
Japon_Konno-ji_temple-shu_Ota-Shimane.jpg12.000 temples n'ont plus de bonzes résidents...

Une enquête menée récemment par le journal Asahi Shimbun a montré que 12.065 temples bouddhistes, au Japon, ne disposent plus de "bonzes" résidents, ce qui représente 16% des temples affiliés aux 10 principales écoles bouddhistes les plus populaires dans le pays.
Dans les zones rurales du Japon, où la population vieillit et se raréfie, les temples se battent pour maintenir la fréquentation et trouver des successeurs aux bonzes. L'enquête suggère que ce manque de bonzes pourrait aggraver la disparition de la vie locale traditionnelle, car il est de plus en plus difficile pour les membres de telles petites communautés d'entretenir les tombes des membres de leur famille et d'accomplir les rituels commémoratifs.

Allemagne

"Buddha"
une exposition exceptionnelle de 232 chefs-d'oeuvre de l'art bouddhique

Buddha - expo Völklinger - affiche.jpgjusqu'au 19 février 2017
à l'Industriekultur Hütte de Völklingen (Sarrebruck)

Située à vingt minutes de la frontière française, dans la banlieue de Sarrebruck, en Allemagne (une heure en voiture de Metz...), l'ancienne usine sidérurgique de Völklingen, reconvertie en lieu d'exposition et classée au patrimoine mondial de l'Unesco, propose une exposition exceptionnelle rassemblant 232 chefs-d'œuvre de l'art bouddhique, pour l'essentiel issus de collections privées et encore jamais montrés au public.
Présentées dans un site pour le moins inattendu dont la scénographie offre un cadre tout à fait extraordinaire, les œuvres réunies  proviennent de toutes les aires d'implantation du bouddhisme en Asie : l'Inde, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, l'Indonésie, la Chine, le Japon, le Népal, le Tibet... et offrent ainsi un aperçu complet de l’art bouddhique au fil des siècles et des différentes cultures asiatiques.

Japon
Faut-il retirer les svastika des cartes touristiques ?

svastika-pagode-symbole.jpgL’Institut d'études géographiques du Japon (GSI), l’équivalent nippon de l’Institut Géographique National (IGN) français, vient de suggérer l’abandon du symbole de la svastika, sur les cartes touristiques à l’usage des étrangers, pour représenter l’emplacement d’un temple bouddhique…
En pleine préparation des Jeux olympiques de 2020, cet Institut a interrogé plus de 1.000 personnes issues de 90 pays différents pour s’assurer de la lisibilité des principaux pictogrammes utilisés au Japon – pour signaler une poste, un hôpital, un hôtel, un bâtiment religieux… Mais l’association très répandue en Occident entre la svastika et la croix gammée nazie a inquiété le GSI qui propose d’utiliser, dorénavant, un symbole en forme de pagode à trois étages pour signaler un temple bouddhique.

Thaïlande

Controverse politique autour de l'élection du patriarche bouddhiste

Thailande_Somdet-Chuang.jpg La nomination du nouveau chef du Saṅgha thaïlandais est l’objet d’une profonde controverse, laquelle a trait à la fois aux divisions politiques du royaume, à l’archaïsme de l’organisation administrative du Saṅgha et, d’une manière générale, à la dérive du bouddhisme thaïlandais dans son ensemble. Somdet Chuang, âgé de 90 ans, remplit tous les critères mais il est critiqué par certains pour sa proximité avec le temple Dhammakaya, un temple controversé qui fait l’objet de plusieurs actions en justice pour détournement de fonds et escroquerie...

Inde

Nalanda-vue_generale-2.JPGL’université de Nālandā inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le 15 juillet dernier, l’UNESCO a décidé l’inscription des vestiges archéologiques de la célèbre université bouddhique de Nālandā sur la liste du patrimoine mondial.

Le site du Mahāvihāra (le « grand monastère ») de Nālandā est situé dans l’état du Bihar, au nord-est de l’Inde. Il s'agit des vestiges archéologiques d’une institution monastique et scolastique en activité du IIIe siècle av. J.-C. au XIIIe siècle de notre ère. Il comprend des stūpa, des sanctuaires, des vihāra (bâtiments résidentiels et éducatifs) et d’importantes œuvres d’art en stuc, en pierre et en métal. Nālandā se distingue comme la plus ancienne université du sous-continent indien, une institution qui a transmis le savoir de façon organisée sur une période ininterrompue de 800 ans. Le développement historique du site témoigne de l’évolution du bouddhisme et de l’épanouissement des traditions monastiques et éducatives.
A son apogée, l'Université de Nālandā comptait plus de 1.500 enseignants et 10.000 étudiants de très haut niveau, qui venaient de tout le monde bouddhiste : d’Inde, de Ceylan, du Bengale, du Tibet, d’Indonésie, d’Asie centrale, de Chine et du Japon... Les vestiges archéologiques ont été découverts au début du XXe siècle. L'Université avait été détruite par un incendie, par les envahisseurs moghols, en 1193.

Pour en savoir plus : voir, sur notre site, le Dossier consacré à l'université de Nālandā

Népal

Les sanctuaires bouddhistes en pleine restauration

Nepal_Restauration.jpgAu Népal, après le terrible tremblement de terre survenu en 2015, la bataille pour restaurer les peintures murales et pour préserver la culture bouddhiste tibétaine gagne du terrain. Si ce patrimoine a bien échappé aux ravages de la révolution culturelle en Chine en 1960, il n'a pas pu éviter les conséquences du puissant tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 survenu au Népal en 2015.

Chine

Serthar-Larung-Gar.jpg

Un célèbre site du bouddhisme tibétain démoli

Les autorités chinoises ont entamé la démolition forcée d'habitations autour d'un des plus célèbres institut d'études du bouddhisme tibétain, Larung Gar, suscitant les protestations d'associations qui ont dénoncé une grave restriction à la liberté religieuse. La démolition des logements destinés aux étudiants et apprentis moines et nonnes de l'institut, situé dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, a commencé à la mi-juillet.

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