A découvrir... sur Internet

Allemagne

"Buddha"
une exposition exceptionnelle de 232 chefs-d'oeuvre de l'art bouddhique

Buddha - expo Völklinger - affiche.jpgjusqu'au 19 février 2017
à l'Industriekultur Hütte de Völklingen (Sarrebruck)

Située à vingt minutes de la frontière française, dans la banlieue de Sarrebruck, en Allemagne (une heure en voiture de Metz...), l'ancienne usine sidérurgique de Völklingen, reconvertie en lieu d'exposition et classée au patrimoine mondial de l'Unesco, propose une exposition exceptionnelle rassemblant 232 chefs-d'œuvre de l'art bouddhique, pour l'essentiel issus de collections privées et encore jamais montrés au public.
Présentées dans un site pour le moins inattendu dont la scénographie offre un cadre tout à fait extraordinaire, les œuvres réunies  proviennent de toutes les aires d'implantation du bouddhisme en Asie : l'Inde, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, l'Indonésie, la Chine, le Japon, le Népal, le Tibet... et offrent ainsi un aperçu complet de l’art bouddhique au fil des siècles et des différentes cultures asiatiques.

Japon
Faut-il retirer les svastika des cartes touristiques ?

svastika-pagode-symbole.jpgL’Institut d'études géographiques du Japon (GSI), l’équivalent nippon de l’Institut Géographique National (IGN) français, vient de suggérer l’abandon du symbole de la svastika, sur les cartes touristiques à l’usage des étrangers, pour représenter l’emplacement d’un temple bouddhique…
En pleine préparation des Jeux olympiques de 2020, cet Institut a interrogé plus de 1.000 personnes issues de 90 pays différents pour s’assurer de la lisibilité des principaux pictogrammes utilisés au Japon – pour signaler une poste, un hôpital, un hôtel, un bâtiment religieux… Mais l’association très répandue en Occident entre la svastika et la croix gammée nazie a inquiété le GSI qui propose d’utiliser, dorénavant, un symbole en forme de pagode à trois étages pour signaler un temple bouddhique.

Thaïlande

Controverse politique autour de l'élection du patriarche bouddhiste

Thailande_Somdet-Chuang.jpg La nomination du nouveau chef du Saṅgha thaïlandais est l’objet d’une profonde controverse, laquelle a trait à la fois aux divisions politiques du royaume, à l’archaïsme de l’organisation administrative du Saṅgha et, d’une manière générale, à la dérive du bouddhisme thaïlandais dans son ensemble. Somdet Chuang, âgé de 90 ans, remplit tous les critères mais il est critiqué par certains pour sa proximité avec le temple Dhammakaya, un temple controversé qui fait l’objet de plusieurs actions en justice pour détournement de fonds et escroquerie...

Inde

Nalanda-vue_generale-2.JPGL’université de Nālandā inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le 15 juillet dernier, l’UNESCO a décidé l’inscription des vestiges archéologiques de la célèbre université bouddhique de Nālandā sur la liste du patrimoine mondial.

Le site du Mahāvihāra (le « grand monastère ») de Nālandā est situé dans l’état du Bihar, au nord-est de l’Inde. Il s'agit des vestiges archéologiques d’une institution monastique et scolastique en activité du IIIe siècle av. J.-C. au XIIIe siècle de notre ère. Il comprend des stūpa, des sanctuaires, des vihāra (bâtiments résidentiels et éducatifs) et d’importantes œuvres d’art en stuc, en pierre et en métal. Nālandā se distingue comme la plus ancienne université du sous-continent indien, une institution qui a transmis le savoir de façon organisée sur une période ininterrompue de 800 ans. Le développement historique du site témoigne de l’évolution du bouddhisme et de l’épanouissement des traditions monastiques et éducatives.
A son apogée, l'Université de Nālandā comptait plus de 1.500 enseignants et 10.000 étudiants de très haut niveau, qui venaient de tout le monde bouddhiste : d’Inde, de Ceylan, du Bengale, du Tibet, d’Indonésie, d’Asie centrale, de Chine et du Japon... Les vestiges archéologiques ont été découverts au début du XXe siècle. L'Université avait été détruite par un incendie, par les envahisseurs moghols, en 1193.

Pour en savoir plus : voir, sur notre site, le Dossier consacré à l'université de Nālandā

Népal

Les sanctuaires bouddhistes en pleine restauration

Nepal_Restauration.jpgAu Népal, après le terrible tremblement de terre survenu en 2015, la bataille pour restaurer les peintures murales et pour préserver la culture bouddhiste tibétaine gagne du terrain. Si ce patrimoine a bien échappé aux ravages de la révolution culturelle en Chine en 1960, il n'a pas pu éviter les conséquences du puissant tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 survenu au Népal en 2015.

Chine

Serthar-Larung-Gar.jpg

Un célèbre site du bouddhisme tibétain démoli

Les autorités chinoises ont entamé la démolition forcée d'habitations autour d'un des plus célèbres institut d'études du bouddhisme tibétain, Larung Gar, suscitant les protestations d'associations qui ont dénoncé une grave restriction à la liberté religieuse. La démolition des logements destinés aux étudiants et apprentis moines et nonnes de l'institut, situé dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, a commencé à la mi-juillet.

Birmanie

185 monuments de Pagan détruits par un tremblement de terre

Bagan_Tremblement-de-terre_2016.jpgQuelques jours après le séisme qui a frappé la Birmanie, le 24 août au soir, et qui a fait trois morts, on en sait un peu plus sur les dommages patrimoniaux qu’il a causés dans le site archéologique et sacré de Bagan - anciennement dénommée Pagan.
Ce sont 185 pagodes et temples qui ont été touchés sur l’ensemble du site. La police birmane a annoncé la fermeture temporaire de nombreux édifices au public pour des raisons de sécurité mais aussi afin d’évaluer les dégâts, de nettoyer les débris et de collecter ceux qui pourraient être réutilisés pour les restaurations à venir. Militaires et policiers sont réquisitionnés pour ce faire.