Actualités de l'édition

réédition

Despeux-Catherine_Le-Chemin-de-l-Eveil.jpgLe chemin de l’éveil – Catherine Despeux – éd. L’Asiathèque – 18,00 €

« La terre du Cœur s’exprime selon les circonstances, L’Eveil n’est qu’apaisement.
Les phénomènes et l’Absolu sont sans obstruction, Il y a simultanément production et non-production. »

Le thème du dressage d’un animal a servi à illustrer comment une per­sonne en quête spirituelle doit s’y prendre pour dompter sa nature et parvenir à l’Eveil. Il existe plusieurs versions du dressage du buffle, avec un nombre variable d’étapes (quatre, six, huit, dix ou douze), certaines versions mettant l’accent sur l’aspect progressif du cheminement, d’autres mettant en relief l’identité des phénomènes et de l’Absolu.
Le dressage de l'éléphant n’illustre qu’une partie du chemin vers l’Eveil, celle qui mène à l’équanimité, et ses rapports avec le dressage chan du buffle ne sont pas connus. La version du dressage du cheval est due à un adepte du Quanzhen, école taoïste très imprégnée de bouddhisme chan, mais exprimant aussi des notions communes au taoïsme philosophique et au chan, telle que la notion de simplicité et de spontanéité illustrée par ces deux vers :
« La grande Voie ne nécessite ni ingéniosité ni habileté,
Il suffit de boire quand on a soif, de manger quand on a faim, de se reposer quand on est fatigué. »

Moines éminents du Mahāyāna

Cochini-Christian_50-maitres-bouddhisme-chinois.jpeg50 grands maîtres du bouddhisme chinoisChristian Cochini – éd. Bayard – 26,90 €

Qui sont ces maîtres de vie et de sagesse, moines et moniales, qui ont écrit la formidable aventure culturelle et spirituelle de l'introduction et de la diffusion du bouddhisme en Chine ? Voici cinquante biographies des principaux artisans de ce succès et de cette saga, choisis dans l'ensemble de l'histoire bimillénaire du bouddhisme en Chine depuis la dynastie des Han orientaux (25 - 220) jusqu'à l'époque moderne. On croise des maîtres illustres, certains à la réputation universelle, comme Xuanzang, Bodhidharma, Huineng, Taixu, parmi d'autres qui nous sont déjà connus. Certains moines étrangers, au risque de leur vie, ont réalisé des efforts considérables pour que cette religion venue de l'Inde s'intègre à l'univers culturel chinois, et rende l'enseignement du Bouddha réellement accessible aux Chinois et à leur sensibilité. Toutes ces vies exemplaires nous font participer à cet étonnant processus de transformation dont l'influence politique, culturelle et spirituelle aura été considérable, jusque dans la Chine moderne et contemporaine.

Une communauté d'expériences

Denys-lama-&-Chenique-François_Meditation-bouddhiste-chretienne.jpegMéditation chrétienne, méditation bouddhiste - Collectif, sous la direction de Lama Denys et François Chénique - éd. Le Bois d'Orion - 22,00 €

Depuis sa création, l'institut bouddhiste Karma Ling a, dans un esprit d'ouverture, organisé des rencontres inter-traditions pour dégager une communauté d'expériences profondes, au-delà des divergences conceptuelles. Dans ce lieu du massif de Belledonne en Savoie, qui fut autrefois une chartreuse, les organisateurs de ces rencontres rassemblant chrétiens et bouddhistes ont souhaité que des représentants de ces deux grandes traditions puissent dialoguer sur ce qui fait le cœur de leur expérience contemplative, gage d'une compréhension profonde. Ainsi, parmi les douze thèmes traités, figurent notamment la lectio divina, la prière dans le monachisme cistercien, la lumière divine dans le christianisme et le bouddhisme tibétain, la voie de la méditation bouddhiste, l'humilité comme voie vers la prière, ou encore une approche comparative de l'hésychasme et de la méditation bouddhiste. Autant d'occasions d'approfondir ces traditions et d'approcher les pratiques méditatives qui les fondent.

La foi : un moyen universel de salut

Girard-Frederic_Doctrine-du-germe-de-la-foi.jpegLa Doctrine du germe de la foi selon l'Ornementation fleurie, de Myoe (1173-1232) – Frédéric Girard – éd. Collège de France, Bibliothèque de l'Institut des Hautes études japonaises – 15,00 €

Myōe (1173-1232) est l’une des grandes figures des courants de réforme du bouddhisme de Kamakura (1185-1333), qui a vécu au moment où émergeaient sous de nouvelles formes les sectes de la Terre Pure et du Zen, au milieu des conflits opposant la cour impériale et le shôgounat des Minamoto. Esprit à la fois critique et ouvert aux besoins de son époque, il a épousé et défendu les positions des laïcs, hommes comme femmes, pris dans la tourmente des guerres civiles successives couronnées par celles de l'ère Jōkyū, et rappelé au clergé bouddhique sa vocation de protéger les victimes civiles, de quelque bord qu'elles soient.
Dans le présent ouvrage, Myōe met en avant la notion de « foi » comme moyen universel de salut, analysée dans la lignée du courant Kegon laïc de Li Tongxuan (vers 635-730). Il l’inscrit dans la philosophie bouddhique se réclamant de ses origines en Inde comme un éclaircissement mental menant naturellement à l'intelligence plénière (Prajñā). Ses positions méritent d’être prises en considération afin de mieux apprécier à leur valeur celles qu'il partageait avec ses contemporains et esquisser un panorama complet de la religiosité de son temps.

Judaïsme et bouddhisme, une rencontre inattendue

Obadia-Lionel_Shalom-Bouddha.jpegShalom Bouddha ! – Lionel Obadia – éd. Berg International–16,00 €

Des héritiers du plus ancien monothéisme de l'histoire de l'Occident, le judaïsme, comptent désormais parmi les plus fervents pratiquants d'un polythéisme importé d'Orient, le bouddhisme, au point d'en être les plus actifs adeptes et promoteurs sous nos latitudes. Depuis un demi-siècle, les Jubus - "mi-juifs-mi-bouddhistes" - s'efforcent ainsi d'inventer une forme hybride de spiritualité, qui mêlerait des "racines juives et des pétales bouddhistes" comme le veut l'expression consacrée Outre-Atlantique. Mais jusqu'à quel point et avec quels effets ? A partir d'une enquête menée sur plusieurs continents, ce livre dresse un portrait des Jubus et analyse les conditions historiques comme les limites culturelles de ce métissage original. C'est tout l'arrière-plan des rendez-vous manqués ou des rencontres plus manifestes entre deux religions orientales (l'une, Proche-orientale et l'autre, Extrême-orientale) qui se révèle pour rendre compte d'antiques et complexes relations que le judaïsme a pu entretenir avec les religions de l'Asie.

Un ouvrage bienvenu !

Kenneth-KS-Chen_Histoire-du-bouddhisme-en-Chine.jpegHistoire du bouddhisme en Chine – Kenneth K.S. Ch'en – éd. Les Belles Lettres – 35,00 €

Le livre de Kenneth Ch'en propose une histoire du bouddhisme en Chine des premiers siècles de notre ère aux premières années de la République populaire de Chine. Après avoir résumé les traits essentiels du bouddhisme indien et les principaux aspects de la pensée chinoise sous les Han, l’auteur retrace l’implantation et les débuts hésitants du bouddhisme en Chine aux premiers siècles de notre ère. Il en raconte ensuite l’évolution, d’une phase d’acclimatation et de croissance entre le IIIe et le VIe siècle jusqu’à l’éclosion d’une véritable maturité aux VIIe et VIIIe siècles, suivie d’un lent déclin à partir du Xe.
Cet ouvrage, écrit dans une langue simple et accessible, vient combler un manque, car bien que le bouddhisme ait été une composante majeure des religions chinoises et que son influence ait rayonné dans toute l’Asie orientale, il n’existe à ce jour aucun ouvrage général sur le bouddhisme chinois.

Une galerie de personnages du Japon médiéval

Kamo-No-Chomei_Recits-de-l-Eveil-du-coeur.jpgRécits de l'éveil du cœur – Kamo no Chômei – trad. du japonais et commenté par Jacqueline Pigeot – éd. Le bruit du temps – 19,00 €

En ce XIIIe siècle qui vit une large diffusion du bouddhisme, les écoles dites de la Terre Pure touchèrent toutes les couches de la population et, autant que le zen, modelèrent durablement la sensibilité japonaise.
Dans les "Récits de l’éveil du cœur", dont c’est ici la première traduction en Occident, Kamo no Chômei, l’auteur des "Notes de ma cabane de moine", propose une galerie de personnages souvent pittoresques, de condition très diverse : ascètes, mais aussi moines ambitieux ou retors, dévots aux pratiques fantasques, mendiants, saltimbanques, femmes énergiques ou blessées par la vie. Des anecdotes comiques alternent avec de belles histoires d’amitié ou d’amour malheureux, des récits de conversion avec la peinture de personnages sombrant dans leurs passions. Au-delà du propos didactique, Chômei se révèle un maître dans l’art de la nouvelle brève.

Un moine bouddhiste dans un monastère catholique

Hyangjok-Sunim_L-Eveil-n-a-pas-de-frontieres.jpgL'éveil n'a pas de frontières. De Haeinsa à la Pierre-qui-Vire - Hyangjŏk Sŭnim - éd. GSJ Global Biz - 26,00 €

Né de l'aventure interculturelle du vénérable Hyangjok venu vivre en France pendant un an dans un monastère catholique, ce livre contient à la fois des réflexions sur le bouddhisme, sur la société et la politique coréennes, et invite au dialogue entre le bouddhisme et le christianisme.
Cet ouvrage est le témoignage de cette année passée en France dans le monastère, d'articles de presse, de chroniques sur des sujets variés et d'enseignement aux fidèles. Il présente un jeu de regards croisés entre la France et la Corée du Sud, à différents moments de la vie de Hyangjòk Sùnim.
"Tout à la fois ouvrage de réflexions sur les relations entre religions, politique et société, récit de voyage et recueil d'enseignements bouddhiques, écrit dans un style simple et clair à destination du grand public, non dénué d'humour, ce livre hors normes est le fruit d'une aventure interculturelle commencée en France à la fin des années 1980. Il relate le parcours original d'un moine bouddhiste sud-coréen de l'ordre de Jogye, Hyangjǒk Sŭnim, issu du grand centre bouddhique de Haeinsa. Ce regard rétrospectif sur la France et la Corée du Sud nous fait entrer dans l'intelligence du bouddhisme coréen contemporain ainsi que des relations entre nos deux cultures".

Paroles d'un maître contemporain

Suzuki-Shunryu_Le-Zen-est-ici.jpegLe Zen est juste ici – Shunryu Suzuki – éd. Almora – 9,90 €

Voici un recueil d′anecdotes savoureuses et d′enseignements pleins de sagesse que Shunryu Suzuki a donnés à ses disciples les plus proches. Le lecteur retrouvera ici le même talent pédagogique et le même humour typiquement zen que Shunryu Suzuki a développé dans "Esprit zen, esprit neuf".
Comme le Bouddha lui-même, Suzuki Roshi donnait de profonds enseignements adaptés à chaque moment, à chaque personne, à chaque situation qu′il rencontrait. Il soulignait d′ailleurs fréquemment que l′esprit insaisissable du bouddhisme perdure tandis que la forme sous laquelle il s′exprime ne cesse d′évoluer. Chacune de ces histoires témoigne que le potentiel pour atteindre l′éveil existe ici et maintenant, en chacun de nous.

Témoignage d'un sage bouddhiste vietnamien

Langlet-Philippe_Les-Propos-de-l-eveille-Tue-Trung.jpegLes Propos de l’éveillé Tuệ Trung - Philippe Langlet - éd. Les Indes savantes - 32,00 €

Les sagesses taoïste et bouddhiste se sont rencontrées et mutuellement enrichies dès le deuxième siècle, notamment dans la plaine du fleuve Rouge, alors extrémité méridionale, plus ou moins autonome, de l'empire chinois. Pendant un millénaire, et non sans défendre leur particularisme, les moines lettrés du Gia Chi – An Nam ont participé activement à l'approfondissement de la civilisation, offrant finalement la perspective d'une haute spiritualité naturelle par la religion bouddhiste ou par une difficile intuition immédiate. Ce fut l'École de l'Esprit, pour laquelle on reprit au Xe  siècle le terme indien dhyana, transcrit chan [ou channa], vietnamien thiền, japonais zen. Méfiants envers les enseignements théoriques, ils y ont privilégié l'éveil personnel, aidé par des maîtres plutôt guides spirituels, auteurs de dialogues et de stances décourageant les spéculations intellectuelles, et menant aux évidences naturelles. La dynastie Tran s'est imposée au XIIIe siècle dans et hors de l'An Nam – Ðai Việt, alors avec le Japon bastions extrêmes de la résistance contre les invasions mongoles. Ses rois ont consolidé le rôle du bouddhisme comme l'âme nationale. Ils ont élaboré une littérature, dans l'esprit et la langue de la sagesse chinoise, mais en libre choix, qui en fait pour le Việt Nam un héritage culturel aussi important que les livres classiques confucéens. Les "Propos" du prince Tran Tung (1230-1291) mis en forme, Tuệ Trung thượng sĩ ngữ lục, sont parmi les œuvres les plus importantes qui nous sont parvenues.

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