Approches thématiques

Présentation

Ce cycle de cours permet de développer et d'approfondir l'étude de notions essentielles et de pratiques propres aux différents courants du bouddhisme, évoquées dans les cours d'Introduction générale. L'approche est thématique et les thèmes abordés changent chaque année. Il est préférable (mais non obligatoire...), pour pouvoir y participer, d'avoir déjà suivi le cycle de cours "Introduction générale" ou d'avoir une bonne connaissance préalable du bouddhisme.

Cette année universitaire 2014-2015, l'IEB propose quatre cycles de 5 séances de trois heures.

Le 1er cycle est consacré à l'étude de la notion de "nature" et de ses diverses significations et interprétations dans le bouddhisme du point de vue philosophique (en comparaison avec la philosophie occidentale) et par diverses approches : culturelle, littéraire et  rituelle.
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Le 2e cycle propose une approche doctrinale de la notion de skandha ou "ensemble", d'abord à travers les trois grands ensembles du Canon pâli, du Mahâyâna de l'école Yocara et du tantrisme tibétain ; ensuite par une confrontation avec l'approche chrétienne de la notion de "personne".
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Le 3e cycle est consacré à l'étude de textes représentatifs des divers courants du bouddhisme : bouddhisme du canon pāli (Dvayatānupassanā-sutta et Paritta), du Grand Véhicule (Nāgārjuna) ou littérature du bouddhisme tibétain (biographies sacrées) et japonais (« Lettres spirituelles » de Nichiren).
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Le 4e cycle propose une introduction à l'art bouddhique, à travers la présentation de thèmes communs à l'ensemble des diverses écoles bouddhiques (représentation du Buddha), mais aussi la découverte de grands sites et de styles iconographiques régionaux (Sāñcī, Asie du sud-est ancienne et Japon) ou d'objets de pratique (reliques et reliquaires).
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Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions seront enregistrées dans l'ordre d'arrivée du règlement. Les inscriptions au cycle complet seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les cours ont lieu :

  • 1er et 2e cycles : au Forum 104 (104 rue de Vaugirard 75006 Paris)
  • 3e et 4e cycles : au CIDEB (29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris) - inscription préalable obligatoire

 

Bouddhisme & nature

Approches thématiques - cycle 1

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30
au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Nature »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 25 octobre 2013 – Françoise Bonardel
    Nature et substance, en bouddhisme et en Occident
    La notion de « nature » suppose l'existence d'une prédétermination innée contenant les potentialités propres à une espèce qu'il appartient pour partie à la culture de développer. Aussi la dialectique nature/culture traverse-t-elle toute la réflexion occidentale, en dépit des diverses « déconstructions » dont l'idée même de nature a pu être l'objet d'un point de vue anthropologique. Dans une perspective théologique, par contre, seule la grâce divine est susceptible de racheter ce que la nature humaine, faillible, comporte de corrompu. De quelque manière qu'on l'aborde, l'idée de nature est, en Occident, le support de toute pensée de type « substantialiste » dont l'enseignement du Bouddha démontre, pour sa part, qu'elle n'est qu'une construction de l'esprit et un obstacle à l'Eveil. Ce qui ne signifie pas que le bouddhisme a totalement évacué cette notion, quitte à devoir en reformuler la définition et la fonction.
     

  • samedi 22 novembre – Stéphane Arguillère
    Nature des choses et culture de la Voie bouddhique
    La pensée moderne occidentale oppose la culture - sphère des normes et valeurs supposées purement conventionnelles - à celle de la nature - phénomènes gouvernés par des lois objectivement données, étrangères au bien et au mal. Mais cette pensée ne domine chez nous que depuis qu'elle a, en quelque sorte, écrasé la strate culturelle précédente : celle qui posait qu'il y aurait une "morale naturelle", c'est-à-dire une loi à la fois conforme à notre nature, et visant à élever cette nature à sa perfection propre, qu'elle ne possède d'abord qu'en puissance. Le bouddhisme, dans ses diverses formes, ne relève ni du premier, ni du second modèle. D'un côté, sa morale (ou sa méthode) n'est pas présentée comme le fruit d'un libre choix des individus et elle n'apparaît pas comme la simple expression des valeurs d'une société, mais comme induite de la "nature des choses". De l'autre, l'idée d'être en puissance et en acte est étrangère au bouddhisme, qui ne peut donc penser la culture de la voie comme un dispositif visant à amener notre nature à sa perfection. On essaiera donc de mieux caractériser l'esprit de la culture bouddhique — c'est-à-dire de la voie spirituelle — en rapport avec la notion de nature — à la fois de la nature personnelle du pratiquant et de son devenir, et de la nature comme ordre naturel des phénomènes gouvernés par des lois.
     

  • samedi 13 décembre 2014 – Yoko Orimo
    La nature dans l’art, la culture et les religions du Japon
    « Dans ce beau pays heureux (le Japon), la nature et le surnaturel ne font qu’un », dit Paul Claudel. En effet, depuis la nuit des temps, la nature est conçue chez les Japonais, non comme objet de conquête ou de domination, mais de contemplation. Dans le polythéisme Shintô – littéralement « la Voie des dieux » –, chaque élément de la nature est attribué à une divinité appelé kami. L’art et la culture japonais se caractérisent, dès l’origine, par les singulières épousailles de ce qui est de l’ordre du naturel et de ce qui ne l’est pas : la « nature », travaillée et façonnée par la main de l’homme, se montre à l’antipode même du naturalisme. Le syncrétisme shintô-bouddhique, qui se développe dès l’introduction du bouddhisme au VIe siècle, finit par prôner la théorie de « l’hypostase » [honji-suijaku] selon laquelle les kamis du Shintô ne sont autres que les manifestations locales d’éveillés et de bodhisattva. Parallèlement s’élabore dans l’école Tendai la doctrine de « l’Eveil foncier » [hongaku] affirmant que l’inanimé prêche la Loi et que les herbes et les arbres réalisent l’état de l’Eveillé. L’Eveil pour l’homme consiste alors à retrouver le « visage originel sans souillure » [honrai-no-menmoku], identique à la Nature dans sa pureté immaculée. Enfin, chez maître Dôgen (1200-1253), la « nature » de l’Eveillé [busshô] se voit identifiée à la Nature en ce sens que la nature consiste à s’éveiller à la nature de l’Eveillé.
     

  • samedi 17 janvier 2015 – Philippe Cornu
    Rituels tibétains et nature environnante
    La manière de concevoir la nature comme opposée à la culture est une vision purement occidentale. Dans le bouddhisme, il existe d’autres manières d’envisager les interactions entre l’homme et son milieu naturel de vie, notamment à travers la notion d’interdépendance étroite entre l’esprit et ce qu’il perçoit dans le monde. En outre, le monde naturel est « habité » par toutes sortes de déités comme les divinités du terroir. Dans le cadre bouddhique, les rencontres entre ces êtres et l’homme sont considérées comme normales et inévitables. On les envisage non pas comme des relations de domination mais plutôt comme des échanges respectueux et de bon voisinage permettant d’éviter de s’infliger des souffrances mutuelles.
     

  • samedi 7 février – Danièle Masset
    Montagne et forêt : images de la nature dans la poésie bouddhique indo-tibétaine
    Espaces à la fois géographiques et symboliques, la montagne et la forêt occupent une place de choix dans la poésie bouddhique indo-tibétaine, ne serait-ce qu’en tant que lieux de séjour favoris des ascètes et des renonçants, qui peuvent s’y consacrer en paix à la poursuite de leur idéal spirituel. À partir de descriptions figurant dans un corpus représentatif de trois époques, trois langues et trois styles bien distincts (stances du Canon pāli, poèmes sanskrits d’Aśvaghoṣa, extraits de chants attribués au grand yogi tibétain Milarépa), on mettra en évidence le jeu des ressemblances et des différences existant entre les visions indienne et tibétaine : si elles se caractérisent l’une et l’autre par la présence de stéréotypes définis dès les modèles indiens, il n’en demeure pas moins que les chants tibétains gardent une part d’originalité irréductible.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Les cinq skandha ou "ensembles"

Approches thématiques - cycle 2

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30
au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Skandha »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 28 février 2015 –  Dominique Trotignon 
    Les cinq khandha dans le canon pāli et le Theravāda
    Généralement traduits par « agrégats », les khandha (skt. skandha) sont les cinq « ensembles » regroupant les divers phénomènes entrant dans la construction de « l'idée d'une personnalité individuelle » (sakkāya-diṭṭhi)  ou idée d'un « Moi » (atta / ātman). Ce processus de construction, cependant, ne se produit que s'il est conditionné par l'attachement (upādāna). Il est donc nécessaire de distinguer les « ensembles [objets] d'attachement » (upādāna-khandha), des « ensembles ["simples"] » (khandha), tels que les expérimentent les arahant et les buddha. D'autre part, les cinq khandha sont toujours cités dans le même ordre et on peut se demander si cet ordre a une signification particulière et s'il est possible de le relier à l'ordre dans lequel ils apparaissent - mais de manière différente... - dans la liste des 12 éléments constituant la chaîne de coproduction conditionnelle (paṭicca-samuppāda).

  • samedi 28 mars – Philippe Cornu
    Les cinq skandha dans le Yogācāra 
    Dans le cadre idéaliste du Yogācāra, où « Tout est esprit », que deviennent les cinq agrégats qui constituent les êtres individuels ? En d’autres termes que devient la notion de corps et d'altérité, le statut des objets des sens, des sensations, etc., quand « tout n'est que perception sans plus »... Il s’agit de revisiter les agrégats dans un contexte où rien n'existe en dehors de l'esprit et de ses projections. Nous terminerons sur quelques remarques concernant le Dzogchen qui pousse les conséquences de cette vision au point où les cinq agrégats, à la fin du chemin, retrouvent leur nature vide et lumineuse dans le Corps d'arc-en-ciel.

  • samedi 25 avril – Eric Vinson
    Les cinq skandha dans le tantrisme tibétain
    Selon l'optique « alchimique » qui caractérise le Tantra, les cinq agrégats « impurs » (ordinaires) qui constituent tous les phénomènes physiques et mentaux du saṃsāra sont envisagés selon leur aspect primordialement « pur », en tant qu'expressions des qualités de l'Esprit éveillé. Une « transmutation » modélisée en particulier à travers le maṇḍala des cinq familles de buddha, respectivement centrées sur l'un des cinq Jina (« Vainqueurs » improprement nommés souvent « dhyāni buddha »). Autant de figures archétypales, « transcendantes », de la bouddhéïté, qui constituent ensemble un système symbolique cohérent à même d'embrasser la totalité du réel et de manifester pratiquement la non séparabilité du saṃsāra et du nirvāṇa. Fondée sur des correspondances subtiles entre les éléments, les couleurs, les types de sagesses et d'émotions perturbatrices principales, les agrégats, etc., cette étonnante matrice révèle une vision du monde, ésotérique, aussi puissante qu'énigmatique, qui demande exploration et interprétation.

  • samedi 30 mai – Paul Magnin
    La personne dans le bouddhisme et le christianisme : unité et/ou multiplicité
    Il est de bon ton d'opposer bouddhisme et christianisme quant à la notion de personne, l'un affirmant le non-Soi, l'autre défendant le Soi, si l'on en croit une lecture approximative des textes. Une étude de la terminologie (agrégats, individu, sujet, personne, ego, Soi ou non-Soi) permettra de clarifier la question, avant d'en aborder les fondements et les enjeux dans l'une et l'autre de ces deux voies de libération. Cette approche devrait aider à déterminer comment bouddhisme et christianisme s'interpellent l'un l'autre, à juste titre, et provoquent questionnement et déplacement.

  • samedi 20 juin
    Thème et intervenant encore à déterminer
     

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 15 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Le bouddhisme et ses textes

Approches thématiques - cycle 3

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h (nouveaux horaires !)
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Textes »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en direct et en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 20 décembre 2014
    Vacuité et causalité chez Nāgārjuna – Stéphane Arguillère
    L'un des points-clefs difficiles du Madhyamaka, c'est la détermination exacte de sa conception de la production causale. Ceux qui connaissent superficiellement la pensée de Nāgārjuna ont bien saisi qu'il y a un rapport entre vacuité et coproduction conditionnée ; mais ils croient volontiers que la vacuité, c'est tout simplement le fait que les choses n'existent pas dans l'absolu, c'est-à-dire dépendent de causes et conditions. Or, s'il en était ainsi, d'abord les textes où Nāgārjuna critique implacablement la causalité ne se comprendraient pas, et ensuite la vacuité des Mādhyamika ne serait rien de plus que le simple non-soi admis par toutes les écoles du bouddhisme, dont aucune, au fond, ne soutient sérieusement qu'il y aurait des phénomènes existant en soi et par soi, absolument. Pour éclaircir ce point, il sera donc utile de relire attentivement le chp. XX des Stances du milieu par excellence afin de déterminer précisément jusqu'où va la critique nāgārjunienne de la causalité, pour pointer ce qui peut bien en rester après cette réduction et ce qui sera donc la coproduction conditionnée, dont l'auteur dit par ailleurs qu'elle est équivalente à la vacuité.

  • samedi 10 janvier 2015
    La biographie sacrée dans le bouddhisme tibétain– Elijah Ary
    Les tibétains semblent être fascinés par la vie de leurs maîtres. En effet, la biographie (rnam thar) constitue un genre littéraire important et volumineux dans le bouddhisme tibétain. Plus que de simples textes contenant des informations historiques sur la vie de leurs héros, ces œuvres sont souvent sources d’inspiration et des guides pratiques pour leurs lecteurs. Mais elles peuvent avoir d’autres fonctions. Dans ce cours de trois heures seront présentés les différents types de biographie sacrée tibétaine ainsi que quelques théories sur le rôle que celles-ci peuvent jouer dans l’histoire et la formulation du bouddhisme tibétain.

  • samedi 21 mars 2015
    Deux « Lettres spirituelles » de Nichiren – Bertrand Rossignol
    Si Nichiren est connu pour ses traités doctrinaux aux accents souvent polémiques, il l’est moins pour les nombreuses lettres adressées à ses disciples laïcs, hommes et femmes, dans lesquelles affleure une profonde bienveillance. La Réponse à Nichinyo (Nichinyo gozen gohenji ; 1277) et celle envoyée aux parents de Kyō-ō (Kyō-ō dono gohenji ; 1273) sont significatives à cet égard. L’étude de ces lettres nous permettra de situer Nichiren à deux moments clés de sa vie – son exil sur l’île de Sado (1271-1274) et sa retraite au mont Minobu (1274-1282) –, et sera propice à la compréhension de ce bouddhisme de la foi qu’est l’enseignement du religieux japonais. La Réponse à Nichinyo, aussi appelée La composition du Gohonzon, détaille le « vénéré originel » (Gohonzon), objet de vénération de l’école – représentation calligraphique de la « Cérémonie dans les airs » décrite dans le Sūtra du Lotus. La courte réponse à Kyō-ō est, quant à elle, une invitation à renforcer sa foi dans ce Gohonzon et donc à mettre en pratique les principes théoriques abordés largement dans la Réponse à Nichinyo.

  • samedi 18 avril 2015
    Le Dvayatānupassanā-sutta – Dominique Trotignon
    « En vue de quoi est-il nécessaire d’écouter les enseignements efficaces, nobles, qui mènent au-delà, à l’Eveil ?... Pour connaître les doublets tels qu’ils sont réellement ! ». C'est par cette phrase que le Buddha présente son enseignement sur la « Contemplation des doublets » (dvayatānupassanā). Ce texte composite, mêlant strophes versifiées et paragraphes en prose, est considéré comme la présentation la plus archaïque de la coproduction conditionnelle. Il expose onze « conditions d'apparition » de dukkha (en partie différentes des douze « chaînons » classiques), tels qu'ils sont vus par un être ignorant et tels qu'ils doivent être perçus par ceux qui veulent atteindre la Libération.

  • samedi 13 juin 2015
    Les Paritta : textes et usages des « chants de protection » en pāli – Nalini Balbir
    Les chants de protection, ou paritta, sont l'un des genres littéraires les plus importants du bouddhisme, mais ils sont encore peu étudiés. On les trouve, dès l'époque la plus ancienne, dans toutes les langues du bouddhisme, et notamment en pāli. Ils sont aussi les plus actuels. En effet, qu'ils appartiennent au Tipiṭaka proprement dit ou qu'ils soient plus récents, ils sont aujourd'hui chantés, dans leur langue originale, par tous les fidèles bouddhistes du monde Theravāda. Exprimant les valeurs au cœur de l'enseignement, ils ont également des utilisations pratiques, au plan individuel, mais aussi dans le contexte étatique : chanter les paritta est supposé aider à lutter contre les ennemis ou les envahisseurs, comme le montre l'histoire. Notre intervention informera sur ce corpus et montrera les formes de son actualité.
     

Séance exceptionnelle - hors cycle

Proposée aux étudiants adhérents en 2013-2014, inscrits à la séance prévue le 14 juin 2014, annulée pour cause de grève à la SNCF...

samedi 9 mai 2015
Le Gaṇḍavyūha de l’Avataṃsaka-sūtra – Patrick Carré
Le Gaṇḍavyūha est considéré par les bouddhistes chinois comme le dernier quart du Sūtra de l’Avataṃsaka (ou « Sūtra d’Ornementation Fleurie »). Les trois premiers quarts du Sūtra décrivent la théorie dont le Gaṇḍavyūha, appelé « Entrée dans la dimension absolue » en chinois, est la pratique. L'oeuvre se compose de trois parties : un prologue de trois chapitres, un « pèlerinage » en cinquante chapitres, où Sudhana, le bodhisattva héros du récit, rencontre cinquante amis de bien ou maîtres spirituels qui lui « transmettent la dimension absolue » sous l’aspect d’une « libération des bodhisattva ». Enfin, le livre se conclut sur un épilogue en trois chapitres : 1. Maitreya ; 2. Mañjuśrī ; et 3. Samantabhadra. C’est le chapitre « Maitreya » qui est le plus souvent cité par les auteurs aussi bien chinois que tibétains, car on y trouve de superbes enseignements sur l’esprit d’Éveil, ainsi que l’image la plus parlante de la dimension absolue : le « pavillon des Ornements Essentiels de Vairocana ». Le chapitre « Mañjuśrī » est des plus brefs mais des plus significatifs dans la mesure où il fait comprendre au lecteur que la première production de l’esprit d’Éveil est à elle-seule l’émergence de l’insurpassable Éveil authentique et parfait. Enfin, le chapitre « Samantabhadra » décrit l’apothéose et l’accès à la pleine bouddhéité du « jeune Sudhana ».

 

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Introduction à l'art bouddhique

Approches thématiques - cycle 4

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h (nouveaux horaires !)
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Art »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en direct et en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 18 octobre 2014
    Reliques et reliquaires bouddhiques – Helen Loveday
    Le culte voué aux reliques dans le bouddhisme est à la fois extrêmement ancien et très largement répandu. De son vivant déjà, le Bouddha avait expressément autorisé la construction de structures destinées à renfermer des reliques, les stûpas. Le partage post-crématoire des reliques du Bouddha est un épisode bien connu qui sert de fondement à un développement plus large de la croyance en leur efficacité et leur pouvoir quasi magique, qui sera étendue aux reliques de personnages saints à toutes les époques et dans toutes les régions où le bouddhisme est diffusé. La vénération des reliques va conduire à la réalisation d'œuvres artistiques extraordinaires, qu’il s’agisse des précieux reliquaires dans lesquels ces objets sacrés sont  placés, ou des stûpas et des pagodes qui les abritent. Mais quelle est la fonction de la relique dans le bouddhisme? Comment concilier la vénération de reliques physiques avec une doctrine qui prône le rejet de l'enveloppe physique, le détachement du monde matériel ? S'agit-il d'un simple rappel du Bouddha, d'un symbole commémoratif ou les reliques ont-elles une signification plus profonde ?

  • samedi 15 novembre 2014
    L’art bouddhique japonais (2) – Véronique Crombé
    Cinquante années environ furent nécessaires, après sa « transmission » officielle de la Corée au Japon en 552, pour que le bouddhisme puisse véritablement s’implanter dans l’archipel. Le cours de l’année 2013-2014 a évoqué les débuts de l’art bouddhique japonais : comment, dès la fin du VIème siècle, ont été édifiés les premiers temples et réalisées les premières statues, sous une double inspiration chinoise et coréenne indéniable. A la fin du IXème siècle, les relations avec le grand voisin chinois se distendent et le Japon commence à se libérer de sa source continentale. Les écoles bouddhiques se multiplient et l’iconographie se diversifie. Peintures et sculptures prennent une saveur plus spécifiquement japonaise. La période Kamakura, grande époque de réforme du bouddhisme avec l’implantation du Zen, le plein épanouissement des écoles de la Terre Pure et la prédication de Nichiren, correspond également à une phase de renouvellement spectaculaire de l’art bouddhique, marquée par un souci de réalisme sans précédent. Outre  les arts plastiques, tous les domaines de la culture japonaise — poésie, art des jardins, art du thé… — reçoivent bientôt, à des degrés divers, la marque du bouddhisme.

  • samedi 6 décembre 2014
    L’art bouddhique ancien en Asie du Sud-Est (2) – Emmanuel Guillon
    Ce cours reprendra certaines données du cours de l'année 2013-14, mais en analysant :
    1. Le sens et la portée des textes des inscriptions bouddhiques gravées sur pierre, à partir de quelques textes retrouvés à Pagan et Pégou (nouveau nom Bago) pour la Birmanie ancienne, de Nakhorn Pathom pour la Thaïlande ancienne, et de Dong Duong pour le Champa ancien du Viet Nam ;
    2. L'iconographie et son sens dans la sculpture bouddhique ancienne, à partir d'œuvres de "Dvaravati" en Thaïlande et de sculptures retrouvées au Viet Nam. ;
    3. L'insertion de l'architecture dans des paysages et un espace mythifiés, en prenant comme exemples la tradition Môn du Pégou "médiéval" et la place des temples (des "kalan") des plaines côtières du centre Vietnam, et en évoquant  plus particulièrement les adaptations bouddhiques de certains édifices de cette dernière région.

  • samedi 31 janvier 2015
    L’art de représenter le Buddha – Guy Bellocq 
    L’art de représenter le Buddha historique a évolué sur plusieurs siècles dans l’espace de l’Asie bouddhique. Nous détaillerons cette évolution sous l’influence originelle de la statuaire gréco-romaine ou des divinités locales indiennes ; nous étudierons l’importance des normes iconométriques communes au bouddhisme, à l’hindouisme et au jaïnisme appliquées par les ateliers d’artiste ; nous assisterons à la naissance des codifications iconographiques de la vie du Buddha historique ; enfin un regard sur les évolutions issues des différents pays d’Asie nous permettra de parachever cette mise en perspective de l’iconographie de Śakyāmuni qui a permis aux artisans de représenter l’irreprésentable : la sagesse, la sérénité.

  • samedi 21 février 2015
    Sāñcī, la "colline aux sanctuaires" – Dominique Trotignon
    Près du village de Sāñcī s'élève la "colline aux sanctuaires" (cetiya-giri) qui conserve les stūpa les plus anciens de l'Inde. Le site aurait été fondé par le roi Aśoka (IIIe s. av. J.-C.) et resta occupé durant quinze siècles, jusqu'à l'invasion des Moghols qui l'épargnèrent de la destruction. La végétation recouvrit le site déserté et, oubliés, les monuments demeurèrent presque intacts, dont les « portails monumentaux » (torana) des stūpa 1 et 3, célèbres pour leurs sculptures remarquables. Ils constituent un témoignage irremplaçable de l'art bouddhique ancien et un véritable "livre de pierre" mêlant représentations d'épisodes de la dernière vie du Buddha et de ses vies antérieures (jātaka), scènes de vie et épisodes historiques, motifs floraux et représentations d'animaux...

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.