Approches thématiques

Présentation

Ce cycle de cours permet de développer et d'approfondir l'étude de notions essentielles et de pratiques propres aux différents courants du bouddhisme, évoquées dans les cours d'Introduction générale. L'approche est thématique et les thèmes abordés changent chaque année. Il est préférable (mais non obligatoire...), pour pouvoir y participer, d'avoir déjà suivi le cycle de cours "Introduction générale" ou d'avoir une bonne connaissance préalable du bouddhisme.

Cette année universitaire 2015-2016, l'IEB propose quatre cycles de 5 séances de trois heures.

Le 1er cycle est consacré à l'étude de la notion de "monde" et de ses diverses significations et interprétations dans le bouddhisme : en comparaison avec la notion telle qu'elle est comprise en Occident, selon le bouddhisme ancien (canon pāli), dans le bouddhisme indo-tibétain (selon le Mahāyāna et le Dzogchen), dans les pays de bouddhisme Theravāda et dans sa compréhension "moderniste", au XXe siècle.
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Le 2e cycle propose d'aborder la question de l'effort ou de la spontanéité à mettre en oeuvre sur la Voie bouddhique : selon la doctrine du Theravāda, qui fait primer l'effort, puis dans le Mahâyâna, où l'opposition entre gradualisme et subitisme a fait l'objet de nombreux débats, tant dans le bouddhisme japonais que tibétain ; mais aussi par une confrontation avec l'approche chrétienne et la question de "la grâce et les oeuvres".
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Le 3e cycle est consacré à l'étude de textes représentatifs des divers courants du bouddhisme : bouddhisme du canon pāli (le Maṅgalasutta), du Grand Véhicule indo-tibétain (le « Sūtra du Cœur » et le Mahāyānottaratantra-śāstra) ou littérature du bouddhisme extrême-oriental (biographies des moines chinois et récits de pèlerins).
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Le 4e cycle propose une introduction à l'art bouddhique, à travers la présentation de grands sites - en Inde (les grottes d'Ajanta), en Asie du Sud-Est (Birmanie, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et en Chine (les sanctuaires rupestres de Dazu et les chapelles tibétaines de la Cite interdite à Pékin) - mais aussi d'objets de pratique (thangka).
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Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions seront enregistrées dans l'ordre d'arrivée du règlement. Les inscriptions au cycle complet seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Ces cours ont lieu au CIDEB (29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris) - inscription préalable obligatoire

 

Le bouddhisme et le "monde"

Approches thématiques - cycle 1

calendrier des cours
année universitaire 2015-2016

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Appr. 1 »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 17 octobre 2015 – Françoise Bonardel
    Le "monde" en bouddhisme et en Occident
    La question du "monde", aussi vieille en Occident que la philosophie, a pris une tournure nouvelle du fait de la mondialisation renforçant  l'interdépendance des phénomènes et donc aussi le rapport de chaque être humain à cette globalité. N'est-ce pas là, au regard du bouddhisme, la source de graves malentendus ? Contrairement aux Grecs, voyant dans le monde (cosmos) ordre et beauté, le Bouddha afficha en effet d'emblée sa défiance pour tout ce qui se rapporte à la "mondanité", frivole et éphémère. En quoi le bouddhisme se distingue-t-il sur ce point du christianisme ? S'il existe d'autre part une cosmologie bouddhique, les différentes écoles ne lui accordèrent pas la même importance ni n'en firent le même usage.

  • samedi 14 novembre 2015 – Dominique Trotignon
    Le "monde" dans le canon pāli
    Selon le canon pāli, le "monde" qu'évoque le Buddha n'est ni un univers extérieur, ni même un environnement matériel mais une construction mentale (kamma) liée à l'expérience sensorielle et fondatrice de l'illusion du "Moi" : « Le moyen par lequel on est arrivé à l’idée "je suis" est appelé "le monde" dans la discipline des êtres nobles ». Loin d'évoquer une cosmologie inspirée du brahmanisme védique, c'est bien à l'expérience subjective de l'insatisfaction (dukkha) que le Buddha fait référence quand il évoque le "monde" : « Il n’y a pas de libération possible sans avoir atteint le bout du monde. Cependant, ce n’est pas par un voyage qu’on peut arriver au bout du monde. Moi, j’enseigne ces quatre choses : le monde, l’apparition du monde, l’arrêt du monde et le chemin qui mène à l’arrêt du monde et je dis que ces quatre choses sont contenues dans ce corps lui-même long d’une aune ».

  • samedi 5 décembre 2015 – Philippe Cornu
    Le "monde" selon le Mahāyāna et le Dzogchen
    Dans le Mahāyāna, deux présentations cosmologiques coexistent : celle des Abhidharma, à peu de choses près semblable à celle des écoles anciennes, et celle de l'Avataṃsaka-sūtra qui, dans une approche plus "cosmique", décrit un univers sans limites de temps et d'espace. Selon les choix philosophiques, on peut considérer le monde soit comme une réalité externe dénuée d'existence propre, soit comme une projection de l'esprit. Dans le Dzogchen, il existe une intéressante présentation du déploiement de la manifestation du monde à partir de la Base primordiale, la source spirituelle présente en chaque être.

  • samedi 16 janvier 2016 – Alain Forest
    La représentation des "mondes" dans les pays de bouddhisme Theravāda
    Lorsque le bouddhisme theravāda s’est imposé comme religion majoritaire dans les sociétés d’Asie du Sud-Est (actuels Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos), cela s’est accompagné d’une reformulation locale de la cosmogonie précédemment héritée de l’Inde via le brahmanisme. Un texte célèbre du XIVe siècle, « Les Trois Mondes »,  s’est alors répandu dans l’espace considéré et allait devenir un texte quasi canonique, présent dans la plupart des bibliothèques de monastère et servant de base à l’enseignement. Si les représentations en ont été très influencées, il reste que d’autres croyances persistent, notamment en un séjour des morts, qui ne s’accordent pas tout à fait avec l’orthodoxie bouddhique. Comment ces représentations, savante et commune, des « mondes » coexistent-elles ?

  • samedi 6 février 2016 – Eric Rommeluère
    Le "monde" dans lequel on s'engage, dans le bouddhisme contemporain
    En bouddhisme, le monde est d'abord compris comme l'espace dans lequel se déploie notre expérience subjective. S'il existe des "terres pures", exemptes de souffrance, il y a aussi notre univers, "le monde d'endurance", où chacun endure la peine et la souffrance. Chacun de ces mondes a sa place, son ordre, ses possibles, jusqu'à sa géographie - qui peut faire l'objet de descriptions détaillées. Dans la rencontre du bouddhisme et de l'Occident, une autre compréhension s'est fait jour. Le monde n'est plus simplement un milieu, mais un monde d'action partagé, que nous pouvons transformer. "Faire de ce pays une terre pure" fut ainsi le grand slogan des bouddhistes chinois tout au long du XXe siècle. Dans ce cours, nous étudierons les évolutions qui conduisent nombre de bouddhistes contemporains, qu'ils soient d'Orient ou d'Occident, à penser le monde non comme une expérience de l'esprit, mais comme un champ d'expérimentation sociale.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

 

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 9 septembre et le 10 octobre 2015
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du mercredi 9 septembre 2015) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Sur la Voie : effort ou spontanéité ?

Approches thématiques - cycle 2

calendrier des cours
année universitaire 2015-2016

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Appr. 2 »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 20 février 2016 –  Dominique Trotignon 
    L'effort de celui qui s'entraîne, dans le Theravāda
    La Voie bouddhique, telle qu'elle est présentée dans le Canon pāli et les traités du Theravāda, se présente indubitablement comme une voie de l'effort et de la détermination. L'accent y est mis sur l'entraînement, afin que le disciple lutte contre la spontanéité de ses flux mentaux ordinaires, qui l'entraînent dans le courant du saṃsāra. Par étapes et selon un cheminement bien balisé, il pourra finalement "entrer dans le courant" qui mène à la Libération, ce moment où il pourra s'exclamer : "Tout ce qu'il y avait à faire a été fait, il n'y a désormais plus rien à faire".

  • samedi 19 mars 2016 – Jérôme Ducor
    Gradualisme et subitisme dans le bouddhisme japonais
    Dans les sources indiennes du Grand Véhicule apparaît déjà la possibilité pour les bodhisattva de sauter certaines des étapes de leur cursus vers l’éveil, leur permettant de l’achever plus rapidement que par le parcours classique « en trois périodes cosmiques incalculables et cent périodes cosmiques supplémentaires ». Le bouddhisme tantrique offrira aussi une voie subitiste où l’éveil peut être réalisé en une seule vie. Ces notions seront accentuées en Chine et au Japon, notamment avec l’idée que « les passions équivalent à l’éveil », ou que « le saṃsāra équivaut au nirvāṇa ». Les écoles japonaises insisteront tout particulièrement sur le principe de la réalisation spontanée, que l’on retrouve sous différentes formes, non seulement dans le tantrisme, mais aussi dans le bouddhisme de la période Kamakura : Terre pure, Zen et Nichiren, notamment.

  • samedi 16 avril 2016 – Dennis Gira & Dominique Trotignon
    "La grâce et les œuvres" - dialogue bouddhisme / christianisme
    Très tôt, dans le christianisme, certains ont insisté pour dire que l’homme devait se sauver par ses œuvres, ce qui laissait peu ou pas de place à la grâce. Cette position a été condamnée mais a continué à exercer une réelle influence. En réaction, mais beaucoup plus tard, on a commencé à mettre l’accent sur la grâce, parfois à l’exclusion du rôle de l’homme et de ses œuvres... De manière analogue, dans le bouddhisme, certaines écoles issues du Mahāyāna semblent remettre en cause la capacité individuelle à se libérer par soi-même et invoquent un "pouvoir autre", remettant en cause tout calcul concernant ce qu’il faudrait faire pour parvenir à l’Eveil. Ces tensions internes entre pouvoir "personnel" et "autre" et entre "œuvres" et "grâce" sont-elles de même nature et peuvent-elles constituer une base de dialogue entre bouddhisme et christianisme ?

  • samedi 21 mai – Philippe Cornu
    Voie graduelle et voie subite au Tibet
    De même qu'en Chine, le débat entre la Voie graduelle et la Voie directe a fait rage au Tibet, non seulement au cours du célèbre débat de Samyé (VIIIe s.), entre le maître indien Kamalaśīla et le maître chan Hoshang Mahāyāna, mais aussi au cours des siècles suivants, entre les partisans des Lamrim ("voie graduée") et ceux du Mahāmudrā et du Dzogchen. De fait, ces deux voies, plutôt que de s'opposer, peuvent se compléter harmonieusement.

  • samedi 11 juin – Christian Charrier
    La voie du Mahāmudrā dans le bouddhisme tibétain
    Entre sūtra et tantra, le Mahāmudrā propose aux pratiquants du grand véhicule un accès direct à la "nature de buddha". Fondées sur les pratiques préliminaires du calme continu (śamatha) et de la vision supérieure (vipaśyanā) et sur l’alliance de la méditation analytique et de la méditation contemplative, qui, dans les premières étapes de la voie, nécessitent effort et application mentale, les quatre yoga qui composent la méthode progressive du Mahāmudrā permettent de relâcher cet effort et la conceptualité qui l’accompagne, seule manière de percevoir directement le réel. À un certain niveau, l’absence d’engagement mental (amanasikāra), ou « non-agir », est nécessaire pour appréhender le véritable mode d’existence de l’esprit et de tous les autres phénomènes, quelles que soient les pensées et les perceptions qui s’élèvent.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (4 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 9 septembre et le 10 octobre 2015
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du mercredi 9 septembre 2015) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Le bouddhisme et ses textes

Approches thématiques - cycle 3

calendrier des cours
année universitaire 2015-2016

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Textes »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 30 janvier 2016
    Récits des moines pèlerins – Ch. Kontler
    En chemin, qui vers l’Inde, qui vers la Chine, les moines pèlerins d’Asie orientale ont laissé des témoignages qui éclairent de l’intérieur les processus complexes de la transmission du Bouddhisme en Extrême-Orient. Nous étudierons les textes et les  parcours des principaux d’entre eux : les maîtres chinois, Faxian (337-422 env.), Xuanzang (602-664) et Yijing (634-713), qui tous les trois ont passé près de vingt années de leur existence dans les monastères de l’Inde, de la Sérinde ou de l’Insulinde, mais aussi le Coréen Hye Cho (VIIIe s.), associé à l’introduction des courants ésotériques en Chine et enfin, le moine japonais Ennin (IXe s.), disciple du fondateur  du Tendai  au Japon, qui parcourt près de dix ans durant les provinces orientales de la Chine au temps de la grande proscription du bouddhisme dans l’empire. En un ressourcement constant des pratiques et des doctrines, l’ensemble de ces vécus singuliers successifs consignés dans des relations de voyage qui sont aussi souvent de pieuses biographies, n’en révèle que mieux l’unicité en esprit de pérégrinations qui façonnent la vocation universelle  du bouddhisme : une délivrance promise à tous à travers l’expérience partagée de chacun.

  • samedi 12 mars 2016
    Le Traité de la continuité sublime du grand véhicule – Marc Agate
    Le Mahāyānottaratantra-śāstra ou Traité de la continuité sublime du grand véhicule (tib. Gyü lama) - que la tradition attribue, à tort ou à raison, à Maitreya - fut composé en Inde au début du Ve siècle, et compte parmi les textes majeurs du Mahāyāna. Il réorganise, au sein d’un même ensemble, tous les thèmes abordés dans les sūtra évoquant la "nature de buddha" (tathāgatagarbha) et révèle toute la profondeur de leurs interactions. Il s’agit d’une œuvre singulière, tant par sa forme, son thème ou son histoire, que par son caractère éminemment ouvert, qui rend très difficile tout rattachement à une école particulière. Très inspirant, résolument œcuménique et dépourvu de tout intellectualisme, il offre avec une force rare et sous forme versifiée, une description unique de la dynamique de l’Éveil et des trois joyaux, qui est le cœur de tout l’édifice bouddhiste.

  • samedi 23 avril 2016
    Les biographies dans le bouddhisme chinois – Sylvie Hureau
    La rédaction de biographies de moines et nonnes bouddhistes, en Chine, a une longue histoire derrière elle, puisque les biographies constituent les premières sources sur l’histoire du bouddhisme et que la tradition en est encore active. Dans la première partie de ce cours, nous explorerons le genre biographique et sa place dans l’historiographie chinoise, sa « fabrique », sa structure, ses variations de style, les valeurs qu’il véhicule et ses stratégies de communication avec son lectorat. Dans la seconde partie du cours, nous aborderons quelques exemples concrets qui illustreront les points abordés dans la première partie.

  • samedi 28 mai 2016
    Le Maṅgalasutta, une voie vers le nibbāna pour les maîtres de maison – Julien Mazeau
    Ce discours porte sur les maṅgala, les signes de bon augure, qu’il redéfinit pour proposer aux maîtres de maison un cheminement complet jusqu’au nibbāna. Texte de protection (paritta) parmi les plus récités au Sri Lanka et en Asie du Sud-Est, il est considéré comme l’un des textes les plus populaires et influents dans le bouddhisme Theravāda.

  • samedi 18 juin 2015
    Le « Sūtra du Cœur » – Philippe Cornu
    C'est sans doute le sūtra mahayaniste le plus célèbre, mais aussi l'un des plus courts. Répandu aussi bien en Chine et au Japon, dans la version courte de Kumārajīva, qu'au Tibet, dans une version plus longue, il est rituellement répété chaque matin dans la plupart des monastères sino-japonais et tibétains. Mais au-delà de cet usage rituel, ce texte remarquable est un abrégé qui reprend tous les enseignements du Buddha sous l'angle de la vacuité et un rappel de la Vue ultime du Mahāyāna.

 

Séance exceptionnelle - hors cycle

Proposée aux étudiants adhérents en 2014-2015, inscrits à la séance du 13 juin 2015, qui avait dû être annulée... De nouvelles inscriptions seront acceptées, "à la séance", dans la limite des places disponibles (14 places disponibles)

samedi 5 décembre 2015 (de 10 h à 13 h)
Les Paritta : textes et usages des « chants de protection » en pāli – Nalini Balbir
Les chants de protection, ou paritta, sont l'un des genres littéraires les plus importants du bouddhisme, mais ils sont encore peu étudiés. On les trouve, dès l'époque la plus ancienne, dans toutes les langues du bouddhisme, et notamment en pāli. Ils sont aussi les plus actuels. En effet, qu'ils appartiennent au Tipiṭaka proprement dit ou qu'ils soient plus récents, ils sont aujourd'hui chantés, dans leur langue originale, par tous les fidèles bouddhistes du monde Theravāda. Exprimant les valeurs au cœur de l'enseignement, ils ont également des utilisations pratiques, au plan individuel, mais aussi dans le contexte étatique : chanter les paritta est supposé aider à lutter contre les ennemis ou les envahisseurs, comme le montre l'histoire. Notre intervention informera sur ce corpus et montrera les formes de son actualité.

 

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (4 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 9 septembre et le 10 octobre 2015
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du mercredi 9 septembre 2015) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

 

Introduction à l'art bouddhique

Approches thématiques - cycle 4

calendrier des cours
année universitaire 2015-2016

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Art »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 24 octobre 2015
    Les sanctuaires rupestres de Dazu (Chine) – Christine Kontler
    Vaste province située au sud-ouest de la Chine, le Sichuan recèle des trésors d’art bouddhiques souvent méconnus. Au district de Dazu, les grottes aménagées au Xe siècle dans la Colline du Nord (Beishan) renferment une statuaire très inspirée, dédiée au bodhisattva de la compassion Guanyin. Remarquable par sa puissance monumentale et son expressivité, le second sanctuaire de Dazu dit du Grand Sommet Précieux (Baodingshan) a été aménagé entre 1177 et 1249. Véritable ‘mise en scène’ de la Loi, en une trentaine de tableaux, il exprime sa dévotion à l’endroit du Bouddha de l’histoire, mais illustre aussi les principales thèses des écoles d’un bouddhisme devenu chinois : Visions des Terres Pures et des Enfers, Grands Saints de l’Ornementation fleurie, parabole du dressage du buffle émanant du Chan, rois de science et roue de la Loi des courants ésotériques.  Aux thèmes bouddhiques s’allient des visions taoïstes de la nature, comme des représentations des vertus confucéennes de la piété filiale et de l’amour parental, révélant l’éclectisme foncier de l’univers religieux de la Chine.

  • samedi 21 novembre 2015
    L'art bouddhique ancien en Asie du Sud-Est (3) – Emmanuel Guillon
    Nous partirons de l'étude des grands sites bouddhiques anciens de l'Asie du Sud-Est péninsulaire : Pagan (Birmanie) ; Lamp'un (Thaïlande) ; le Bayon d'Angkor (Cambodge) et Dong Duong  (centre Vietnam), pour en dégager les fortes originalités. Puis nous soulignerons les filiations avec l'Inde, afin de mettre en lumière la variété des écoles et des styles.

  • samedi 12 décembre 2015
    Les grottes d'Ajanta – Véronique Crombé
    Redécouvertes par un groupe d’officiers britanniques en 1819, dans un cadre naturel majestueux au cœur du Mahārāṣṭra, les grottes d’Ajanta occupent une place unique dans l’art bouddhique. De par leur architecture, la richesse de leur iconographie – sculptures et peintures – les problèmes que pose leur chronologie – qui s’étend sur une durée d’occupation de presque un millénaire –, elles constituent un champ d’étude sans cesse revisité. 

  • samedi 9 janvier 2016
    Les chapelles tibétaines de la Cite interdite à Pékin – Françoise Wang-Toutain
    La Cité interdite comporte deux grandes parties : la partie publique ou officielle, au sud, et la partie privée,  au nord, où résidaient l'empereur, ses épouses et sa mère. Parmi la cinquantaine de lieux de culte aménagés dans cette partie privée, plus de quarante relèvent du bouddhisme tibétain. On connaît mieux, depuis une vingtaine d'années, l'aménagement intérieur et la fonction de ces chapelles tibétaines, dont la plupart furent aménagées durant le règne des empereurs mandchous de la dynastie Qing, notamment le célèbre Qianlong (r.1736~1796). Le mausolée de cet empereur suit lui-même les modèles architecturaux traditionnels chinois,  mais le programme ornemental des murs et des voûtes des chambres funéraires, par contre, est tout à fait remarquable puisqu’il est constitué de buddha, de bodhisattva et autres motifs bouddhiques, accompagnés d'inscriptions en tibétain et en lantsa.

  • samedi 13 février 2016
    Les thangka – Guy Bellocq
    Les peintures portatives bouddhistes ou thangka sont surtout connues par les réalisations issues de la sphère himalayenne. En réalité, ces peintures « que l’on déroule » dépassent le cadre religieux du simple bouddhisme Vajrayāna. C’est ce que nous verrons en examinant leurs fonctions, leur histoire, les thèmes et sujets abordés, leur réalisation, les styles et influences subies, leur consécration rituelle et la manière de lire ce type de peintures.

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (4 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 9 septembre et le 10 octobre 2015
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du mercredi 9 septembre 2015) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.