Approches thématiques

Présentation

Ce cycle de cours permet de développer et d'approfondir l'étude de notions essentielles et de pratiques propres aux différents courants du bouddhisme, évoquées dans les cours d'Introduction générale. L'approche est thématique et les thèmes abordés changent chaque année. Il est préférable (mais non obligatoire...), pour pouvoir y participer, d'avoir déjà suivi le cycle de cours "Introduction générale" ou d'avoir une bonne connaissance préalable du bouddhisme.

Pour l'année universitaire 2016-2017, l'IEB propose :

Le 1er cycle est consacré à l'étude des notions de "sagesse et connaissance" et de ses diverses significations et interprétations dans le bouddhisme : en comparaison avec la notion telle qu'elle est comprise en Occident, selon le bouddhisme ancien (canon pāli), dans le bouddhisme indo-tibétain (selon l'école Mahāyāna du Yogacara et le Dzogchen) et selon l'école indienne de des "logiciens".
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Le 2e cycle propose d'aborder la question de la violence : d'abord par une approche historique de deux types de justification de la violence, dans le bouddhisme indien et le bouddhisme chinois ; puis, à l'époque contemporaine, une réflexion générale sur la violence du monde "global" dans lequel s'inscrit le bouddhisme "occidentalisé" et les situations socio-politiques spécifiques au Tibet et au Sri-Lanka.
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Le 3e cycle est consacré à l'étude de textes représentatifs des divers courants du bouddhisme : avec deux textes classiques consacrés au thème du karma, issus du Mahāyāna indien (Vasubandhu) et de la tradition du Theravāda cinghalais (Buddhaghosa), une oeuvre représentative de l'acculturation du bouddhisme en Chine (Taluan) et un texte contemporain expliquant notamment les applications pratiques de la doctrine de la "vacuité", selon la tradition tibétaine.
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Le 4e cycle propose une introduction à l'art bouddhique, à travers la présentation de grands sites - en Inde (Sārnāth, Bodh-Gāya, Kuśināgar) et en Chine (les sanctuaires rupestres de Yungang à Longmen) - les caractéristiques de l'art bouddhique de Thaïlande, la représentation traditionnelle des domaines de renaissance (enfers et cieux) et la représentation iconographique des maîtres de lignées (en Chine et au Tibet).
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Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions seront enregistrées dans l'ordre d'arrivée du règlement. Les inscriptions au cycle complet seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Ces cours ont lieu au CIDEB (29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris) - inscription préalable obligatoire

 

Sagesse et connaissance

Approches thématiques - cycle 1

calendrier des cours
année universitaire 2016-2017

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Appr. 1 »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seules les inscriptions "à la séance" sont accessibles aux non-adhérents)

 

  • samedi 22 octobre 2016 – Françoise Bonardel
    Sagesse et connaissance, en bouddhisme et en Occident
    À quoi bon connaître davantage si le savoir acquis ne rend pas plus sage ? La modernité occidentale s'est détournée de cette question à laquelle voies spirituelles et philosophies se sont efforcées de répondre, non sans mettre en cause le savoir s'il favorise l'inflation de l'ego. De manière plus radicale encore le bouddhisme enseigne depuis ses origines à ne pas se laisser prendre au jeu d'une connaissance qui n'aurait d'autre fin que d'accroître la puissance. Qu'est-ce donc que l'ignorance à quoi met fin la connaissance, et pourquoi celle-ci peut-elle se transformer en sagesse libératrice (prajñā) ?

  • samedi 19 novembre 2016 – Dominique Trotignon
    Le lexique de la connaissance dans le canon pāli
    Loin d'être représenté par un terme unique, l'acte de "connaissance" est évoqué, dans les textes bouddhiques, par un lexique d'une extrême variété. La racine "jñā" (grec : gnôsis ; latin : gnoscere) y occupe une place de choix, mais tout en présentant de nombreuses nuances distinctives (ñāna, añña, saññā, viññāṇa, paññā, abhiññā...). Très souvent liée au sens de la "vue" (vijjā, dassana, diṭṭhi, cakkhu...), la connaissance est aussi présentée comme un acte d'expérimentation individuelle qui relève du "toucher" (sacchi-karoti). À travers l'étude de ce vaste lexique, on tentera de mieux cerner cette notion complexe et de déterminer quel est son (ou ses) objet(s). On s'interrogera aussi sur l'absence de toute mention de la connaissance dans le célèbre Sermon de Bénarès sur dukkha...

  • samedi 10 décembre 2016 – Philippe Cornu
    La « Sagesse primordiale » (jñāna) dans le Yogacara et le Dzogchen
    Dans le courant yogācāra du Mahāyāna apparaît la notion de sagesse primordiale (skt. jñāna ; tib. ye shes), distincte de celle de prajñā, la connaissance éminente. Il s'agit d'abord d'une transformation radicale des huit consciences envisagée lors de la "révolution du support" (āśraya-parāvrtti). Dans le Vajrayāna, la notion de jñāna s'affine en cinq modalités et se systématise pour trouver son exposé final au sein du Dzogchen où elle exprime les cinq modalités de connaissance primordiale, la quintuple luminosité porteuse de connaissance propre à la nature de l'esprit, rig pa.

  • samedi 21 janvier 2017 – Paul Magnin
    Sagesse et connaissance dans le bouddhisme chinois
    "Éveil", "sagesse" et "connaissance" sont autant de termes et d’expériences qui ont fait l’objet de débats animés en Chine. Ils ont été au cœur de controverses touchant à la problématique de l’expérience intérieure ouvrant sur l’Éveil, indissociable de l’équanimité (upekśa), quand l’esprit est dans une parfaite quiétude, au-delà de toutes idées et notions, sans émotivité ou impressions affectives. À ce stade, l'esprit est dans le "non-mouvement", expression essentielle dans le bouddhisme chinois qui a néanmoins développé de nombreux concepts pour montrer comment on passe de la connaissance à la sagesse puis à l’Éveil. Il convient donc d’éclairer l’ensemble de la problématique à la lumière de la pensée chinoise et de tracer le processus qui a conduit à un "dépassement de l’expérience noétique" (titre donné à un opuscule chinois, essentiel pour comprendre tous les enjeux de la question).

  • samedi 4 février 2017 – Vincent Eltschinger
    Les logiciens bouddhistes en Inde
    Le bouddhisme des « théoriciens de la connaissance » (6e-13e siècle) naît du croisement de deux ordres de faits : d’un côté, des développements internes à la « science de la logique » (hetuvidyā), l’une des cinq disciplines prévues au curriculum des bhikṣu et des bodhisattva ; de l’autre, d’une situation sociale et historique qui voit le bouddhisme avoir à se défendre contre l’hostilité et les objections de l’orthodoxie brahmanique, et à faire concurrence au śivaïsme sur les terrains rituel et politique. De cette circonstance naîtra un courant mettant la logique et la théorie de la connaissance au service de la défense du bouddhisme comme voie de salut. Si les représentants de ce courant ne développent aucune tradition doctrinale nouvelle, ils dotent le bouddhisme d’instruments intellectuels sophistiqués. Ils s’efforcent ce faisant d’édifier un véritable système de la connaissance humaine articulé sur la raison humaine comprise comme le jeu de la perception et de la déduction logique. Cette conférence présentera les enjeux historiques, doctrinaux et épistémologiques de cet important courant du bouddhisme indien tardif.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 102 €
    tarif réduit : 81 €

Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité.
Il peut être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources (montant mensuel égal ou inférieur au SMIC).

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 34 € ; tarif réduit : 3 x 27 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

 

  • à la séance :
    adhérents : 23 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

L'inscription à ce cursus est possible pour l'ensemble du cycle ou à la séance.
Ces cours sont accessibles aux non-adhérents uniquement à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 7 septembre et le 8 octobre 2016
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du 7 septembre 2016)
ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 40 €
cotisation de soutien : 60  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Bouddhisme et violence

Approches thématiques - cycle 2

calendrier des cours
année universitaire 2016-2017

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Appr. 2 »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seules les inscriptions "à la séance" sont accessibles aux non-adhérents)
 

  • samedi 28 janvier 2017 –  Dominique Trotignon 
    Non-violence et violence légitimée...
    Si le Canon bouddhique contient de nombreux enseignements du Buddha prônant la non-violence (ahiṃsa), celle-ci n'occupe pourtant pas la place centrale qui est la sienne dans d'autres traditions indiennes comme le jaïnisme. Au fil des siècles, les bouddhistes ont même développé un rapport assez ambigü à cette valeur, allant jusqu'à en légitimer un usage circonstancié... Ce fut particulièrement le cas en ce qui concerne la violence institutionnelle (justice et guerre), apanage des souverains bouddhistes se réclamant du modèle du roi Aśoka, dont la réalité historique a largement été modifiée par ses hagiographes bouddhistes.

  • samedi 4 mars 2017 – Sylvie Hureau
    Renoncement à soi-même et sacrifice rituel dans le bouddhisme chinois.
    Si les actes de sacrifice rituel sont attestés de longue date dans le bouddhisme chinois, aussi bien chez les moines que les moniales, les motivations et les circonstances varient d’un cas à l’autre : alors que certains sont effectués en offrande au Buddha, d’autres le sont pour sauver des êtres vivants, et d’autres encore pour protester contre la politique à l’égard du clergé. Nous étudierons les textes et les modèles qui les ont suscités, dans les Mahāyānasūtra et les sūtra de la tradition ancienne, et lirons quelques récits concrets dans les sources historiographiques chinoises.

  • samedi 22 avril 2017 – Raphaël Liogier
    Le bouddhisme occidentalisé au coeur des violences du monde globalisé
    Circulation massive et planétaire d'images, de symboles et de narrations, la globalisation est donc aussi un champ de bataille où s'affrontent imaginaires, désirs et frustrations. Une simple mode, une esthétique, un jeu ou un sport, des pratiques diverses ou des hobbies peuvent tracer plus ou moins durablement les frontières d’espaces de vie collectifs sans territoire géographiquement stables. Ces nouvelles identités peuvent se télescoper et provoquer des effets violents d'acculturation. Certains espaces de désir ont à peine le temps de se former et de se formuler ; d’autres réussissent, comme le bouddhisme occidentalisé, avec ses leaders déterritorialisés comme le dalaï lama, à occuper une part conséquente du champ symbolique mondial. Ce sont de véritables pays imaginaires sans frontières fixes, sans espaces stables, dans lesquels des hommes se ressemblent, se distinguent, luttent, et donc aussi s'agressent virtuellement. Le bouddhisme n'échappe pas à ces jeux dangereux. 

  • samedi 20 mai 2017 – Intervenant encore à déterminer
    Bouddhisme et violence au Tibet
     

  • samedi 17 juin 2017 – Eric Meyer
    La politisation du Saṅgha singhalais et la légitimation de la violence
    Dès avant la période de la guerre civile qui a opposé les séparatistes tamouls au gouvernement sri lankais (1983-2009), et jusqu’à la défaite électorale du président Rajapakse (2015), de larges sections du Saṅgha singhalais se sont politisées ; quelques bhikkhu se sont fait élire au Parlement, une minorité (notamment les membres du Bodu Bala Sena, l’Armée de la Force Bouddhique), a appelé à la lutte violente contre les minorités non-bouddhistes (hindouistes, musulmans et adeptes de sectes protestantes) accusées de menacer l’identité nationale. On présentera la construction de ce bouddhisme politique à partir des textes qui lui ont servi de matériau, des bhikkhu qui en ont été les architectes, et des politiciens qui en ont été les entrepreneurs.

=> présentation des intervenants

 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 102 €
    tarif réduit : 81 €

Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité.
Il peut être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources (montant mensuel égal ou inférieur au SMIC).

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 34 € ; tarif réduit : 3 x 27 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

 

  • à la séance :
    adhérents : 23 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

L'inscription à ce cursus est possible pour l'ensemble du cycle ou à la séance.
Ces cours sont accessibles aux non-adhérents uniquement à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 7 septembre et le 8 octobre 2016
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du 7 septembre 2016)
ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 40 €
cotisation de soutien : 60  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Le bouddhisme et ses textes

Approches thématiques - cycle 3

calendrier des cours
année universitaire 2016-2017

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Textes »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 18 mars 2017
    « La discussion sur les preuves du karma » de Vasubandhu – Philippe Cornu
    Dans ce texte, Vasubandhu reprend toutes les grandes théories anciennes sur le karma et, par un dialogue fictif avec des adversaires et contradicteurs, amène la question jusqu'à l'explication propre au système philosophique du Yogācāra. On assiste ainsi à l'émergence de la notion de conscience base universelle, notion-clé d'une explication de l'esprit et du monde conditionné où tout est production de l'esprit pour l'esprit.

  • samedi 8 avril 2017
    « La pureté dans l'élimination des doutes » de Buddhaghosa – Dominique Trotignon
    "La pureté dans l'élimination des doutes désigne la connaissance qui s'instaure progressivement quand la compréhension des conditions [d'apparition] du nāma-rūpa élimine les doutes relatifs aux trois temps". Ainsi débute le chapitre XIX du Visuddhimagga, un texte relativement court (8 pages) dans lequel Buddhaghosa synthétise les différentes voies d'accès à la "vision juste" ou "vision des choses telles qu'elles sont" qui permet de mettre fin à la croyance erronée en l'existence d'un "soi individuel" persistant à travers les trois temps : passé, présent et avenir. C'est aussi pour lui l'occasion de revenir sur les principes fondamentaux du kamma exposés sous douze aspects - connaissance que seul un Buddha maîtrise de façon complète mais que tout pratiquant doit néanmoins garder à l'esprit.

  • samedi 13 mai 2017
    Le « Commentaire du Traité de la Terre pure de Vasubandhu » par Tanluan – Jérôme Ducor
    Situé dans la période entre les traductions des grands sūtra par Kumārajīva (344-413) et la fondation des écoles caractéristiques du bouddhisme chinois, ce texte à la fois fidèle à la tradition et débordant d’originalité est un excellent témoignage des efforts d’adaptation des grands thèmes bouddhiques indiens - notamment du Mādhyamika - à la mentalité chinoise. Mais il a joué un rôle encore plus important au Japon, où encore aujourd’hui lui sont consacrés des dizaines et des dizaines d’études.
    Tanluan (476-542) est un exemple particulièrement représentatif d’une certaine élite de son époque, alliant la vocation d’un ermite des montagnes, d’un lettré versé dans les Classiques chinois, d’un médecin au fait de la tradition taoïste et, enfin, d’un moine bouddhiste se consacrant à faire connaître l’enseignement de la Terre pure dans lequel il avait crû trouver la clef de la délivrance.

  • samedi 10 juin 2017
    « Au coeur du ciel » : L'enseignement du Mādhyamika dans la tradition kagyü – Christian Charrier
    "Au Coeur du ciel" s'adresse aux occidentaux désireux de comprendre la philosophie de la Voie médiane (Mādhyamika ) telle qu'elle est étudiée et mise en pratique au sein de la tradition tibétaine des Kagyüpas. Cette étude repose sur l'explication d'un commentaire tibétain du VIIIe Karmapa, qui explique les points subtils du raisonnement analytique qui permet l'expérience directe de la vacuité : un état non référentiel où l'esprit perçoit sa vraie nature et celle de tous les phénomènes. Nous verrons comment le système madhyamaka, qui permet d'aboutir à une certitude de la vue juste, s'inscrit dans la pratique du Mahāmudrā, qui constitue le cœur de la lignée kagyüpa.

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (4 séances) :
    tarif plein : 81 €
    tarif réduit : 66 €

Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité.
Il peut être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources (montant mensuel égal ou inférieur au SMIC).

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 27 € ; tarif réduit : 3 x 22 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

  • à la séance :
    adhérents : 23 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

L'inscription à ce cursus est possible pour l'ensemble du cycle ou à la séance.
Ces cours sont accessibles aux non-adhérents uniquement à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 7 septembre et le 8 octobre 2016
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du 7 septembre 2016)
ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 40 €
cotisation de soutien : 60  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.

 

Introduction à l'art bouddhique

Approches thématiques - cycle 4

calendrier des cours
année universitaire 2016-2017

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Art »]

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 15 octobre 2016
    L’art bouddhique en Thaïlande – Véronique Crombé
    L’éclosion d’un premier art bouddhique sur le territoire de l’actuelle Thaïlande fut le fait des Môns, bien avant que les peuples Thaïs ne s’y implantent à partir du XIIIe siècle, après une lente infiltration. Le bouddhisme de tradition ancienne, prédominant dans les royaumes thaïs qui se succèdent dès lors, marque d’une empreinte indélébile un art qui est presque exclusivement religieux. Les monastères se mettent en place, selon un schéma classique, et une très belle — mais hélas fort fragile — architecture de bois aux décors finement travaillés se développe. Le stûpa prend une silhouette caractéristique et intègre certains éléments empruntés aux tours sanctuaires de l’art khmer. Incontestablement tributaire des modèles indiens, l’image du Buddha, qui domine l’iconographie, n’en acquiert pas moins en Thaïlande des caractères très distincts, dus en partie à une habile synthèse des multiples influences artistiques en présence, môns et khmères notamment. Elle trouve également sa place dans la peinture, dont le répertoire accorde une grande importance aux récits des vies antérieures du Buddha mais s’ouvre également aux épopées de l’hindouisme.

  • samedi 3 décembre 2016
    Sur les pas du Buddha : Sārnāth, Bodh-Gāya, Kuśināgar – Dominique Trotignon
    Bodhgāya, Sārnāth et Kuśināgar constituent trois des sites les plus sacrés de l'Inde bouddhique. Lieux de l'Eveil, du premier enseignement et de l'Extinction définitive, ils font l'objet de pèlerinages depuis les tout débuts de l'histoire du bouddhisme et, à ce titre, offrent aux fidèles une occasion de marcher "dans les pas" du Buddha... au sens strict : chaque site propose en effet une géographie monumentale qui permet aux pèlerins de générer les pensées adéquates aux lieux qu'ils visitent. Nous présenterons ces trois sites, leur "géographie sacrée", les récits qui leur sont associés et leurs principales œuvres, essentiellement architecturales.

  • samedi 7 janvier 2017
    L'Art bouddhique en Chine au temps des Wei du Nord (386-535), de Yungang à Longmen – Christine Kontler
    Issus des steppes situées aux marches septentrionales de la Chine, les Tuoba (ou Tabgatch) transforment, entre les IVe et VIe siècles, leur ancienne confédération nomade en un Etat royal, puis impérial. Après leur conquête des territoires chinois du nord et de l’ouest, ils adoptent le prestigieux nom dynastique de Wei. Souverains et aristocrates soutiennent le bouddhisme qui devient bientôt la religion de leur Etat ;  ses institutions, temples et monastères se multiplient comme s’élaborent les termes de la rencontre entre l’art chinois classique et les mondes indiens et sérindiens. Non loin de leurs deux capitales successives, Datong (Shanxi)  et Luoyang (Henan), les empereurs Wei patronnent la réalisation de sanctuaires rupestres qui magnifient leur souveraineté et rehaussent leur prestige. Après Yungang, proche de Datong, nous « visiterons » Longmen et Gongxian près de Luoyang, hauts lieux de la présence bouddhique en Chine et témoins de la première grande floraison d’un art bouddhique qui devient chinois.

  • samedi 25 février 2017
    Iconographie des cieux et des enfers bouddhiques  – Guy Bellocq
    La cosmologie bouddhique ancienne est un système syncrétique des univers indiens et iraniens (védiques) sur lequel les docteurs du bouddhisme ont greffé la loi de rétribution des actes conduisant aux renaissances dans les différents mondes samsariques. Dès lors il fallait expliquer aux populations la complexité du système et les mécanismes conduisant vers ces différents mondes de renaissance. Des mondes comme ceux des humains et des animaux ne nécessitaient pas de descriptifs élaborés, ce qui n’était pas le cas des mondes divins et infernaux : il fallait les représenter dans toute leur réalité ou leur cruauté pour inciter les êtres à adopter la bonne conduite. Nous étudierons ce qu’en disent les textes canoniques et regarderons les réalisations des peintres et sculpteurs qui, depuis deux millénaires, mettent leur talent et leur imagination au service de ces représentations.

  • samedi 25 mars 2017
    Les portraits des maîtres – Helen Loveday
    En complément aux représentations iconiques de buddha et de bodhisattva, la pratique de réaliser des portraits des maîtres bouddhiques s’est développée dans plusieurs traditions, notamment dans les écoles du Mahāyāna et du Vajrayāna. Ces portraits, peints ou sculptés, attestent de l’importance accordée au maître dans la transmission de la Loi et de son rôle essentiel de guide pour le pratiquant. Ce cours présentera d’une part les portraits de la tradition sino-japonaise et d’autre part les portraits tibétains. 

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 102 €
    tarif réduit : 81 €

Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité.
Il peut être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources (montant mensuel égal ou inférieur au SMIC).

Il est possible de régler en trois versements trimestriels (tarif plein : 3 x 34 € ; tarif réduit : 3 x 27 €)
En cas de paiement par chèque, les trois chèques doivent être remis à l'inscription.
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessous
:
=> 1er encaissement : à l'inscription, fin octobre
=> 2e encaissement : dans un délai de 3 mois, fin janvier
=> 3e encaissement : dans un délai de 6 mois, fin avril

 

  • à la séance :
    adhérents : 23 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

L'inscription à ce cursus est possible pour l'ensemble du cycle ou à la séance.
Ces cours sont accessibles aux non-adhérents uniquement à la séance.

Les inscriptions aux cycles entiers devront être effectuées entre le 7 septembre et le 8 octobre 2016
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du 7 septembre 2016)
ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 40 €
cotisation de soutien : 60  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.