Introduction à l'art bouddhique

Approches thématiques - cycle 4

calendrier des cours
année universitaire 2014-2015

5 séances, le samedi après-midi, de 15 h à 18 h (nouveaux horaires !)
au CIDEB, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris
[code de référence sur notre calendrier récapitulatif : « Art »]
 

Ce cycle de cours est aussi accessible en visio-conférence (en direct et en différé)

Les inscriptions peuvent s'effectuer pour le cycle entier ou à la séance
(seule une inscription "à la séance" est accessible aux non-adhérents)

 

  • samedi 18 octobre 2014
    Reliques et reliquaires bouddhiques – Helen Loveday
    Le culte voué aux reliques dans le bouddhisme est à la fois extrêmement ancien et très largement répandu. De son vivant déjà, le Bouddha avait expressément autorisé la construction de structures destinées à renfermer des reliques, les stûpas. Le partage post-crématoire des reliques du Bouddha est un épisode bien connu qui sert de fondement à un développement plus large de la croyance en leur efficacité et leur pouvoir quasi magique, qui sera étendue aux reliques de personnages saints à toutes les époques et dans toutes les régions où le bouddhisme est diffusé. La vénération des reliques va conduire à la réalisation d'œuvres artistiques extraordinaires, qu’il s’agisse des précieux reliquaires dans lesquels ces objets sacrés sont  placés, ou des stûpas et des pagodes qui les abritent. Mais quelle est la fonction de la relique dans le bouddhisme? Comment concilier la vénération de reliques physiques avec une doctrine qui prône le rejet de l'enveloppe physique, le détachement du monde matériel ? S'agit-il d'un simple rappel du Bouddha, d'un symbole commémoratif ou les reliques ont-elles une signification plus profonde ?

  • samedi 15 novembre 2014
    L’art bouddhique japonais (2) – Véronique Crombé
    Cinquante années environ furent nécessaires, après sa « transmission » officielle de la Corée au Japon en 552, pour que le bouddhisme puisse véritablement s’implanter dans l’archipel. Le cours de l’année 2013-2014 a évoqué les débuts de l’art bouddhique japonais : comment, dès la fin du VIème siècle, ont été édifiés les premiers temples et réalisées les premières statues, sous une double inspiration chinoise et coréenne indéniable. A la fin du IXème siècle, les relations avec le grand voisin chinois se distendent et le Japon commence à se libérer de sa source continentale. Les écoles bouddhiques se multiplient et l’iconographie se diversifie. Peintures et sculptures prennent une saveur plus spécifiquement japonaise. La période Kamakura, grande époque de réforme du bouddhisme avec l’implantation du Zen, le plein épanouissement des écoles de la Terre Pure et la prédication de Nichiren, correspond également à une phase de renouvellement spectaculaire de l’art bouddhique, marquée par un souci de réalisme sans précédent. Outre  les arts plastiques, tous les domaines de la culture japonaise — poésie, art des jardins, art du thé… — reçoivent bientôt, à des degrés divers, la marque du bouddhisme.

  • samedi 6 décembre 2014
    L’art bouddhique ancien en Asie du Sud-Est (2) – Emmanuel Guillon
    Ce cours reprendra certaines données du cours de l'année 2013-14, mais en analysant :
    1. Le sens et la portée des textes des inscriptions bouddhiques gravées sur pierre, à partir de quelques textes retrouvés à Pagan et Pégou (nouveau nom Bago) pour la Birmanie ancienne, de Nakhorn Pathom pour la Thaïlande ancienne, et de Dong Duong pour le Champa ancien du Viet Nam ;
    2. L'iconographie et son sens dans la sculpture bouddhique ancienne, à partir d'œuvres de "Dvaravati" en Thaïlande et de sculptures retrouvées au Viet Nam. ;
    3. L'insertion de l'architecture dans des paysages et un espace mythifiés, en prenant comme exemples la tradition Môn du Pégou "médiéval" et la place des temples (des "kalan") des plaines côtières du centre Vietnam, et en évoquant  plus particulièrement les adaptations bouddhiques de certains édifices de cette dernière région.

  • samedi 31 janvier 2015
    L’art de représenter le Buddha – Guy Bellocq 
    L’art de représenter le Buddha historique a évolué sur plusieurs siècles dans l’espace de l’Asie bouddhique. Nous détaillerons cette évolution sous l’influence originelle de la statuaire gréco-romaine ou des divinités locales indiennes ; nous étudierons l’importance des normes iconométriques communes au bouddhisme, à l’hindouisme et au jaïnisme appliquées par les ateliers d’artiste ; nous assisterons à la naissance des codifications iconographiques de la vie du Buddha historique ; enfin un regard sur les évolutions issues des différents pays d’Asie nous permettra de parachever cette mise en perspective de l’iconographie de Śakyāmuni qui a permis aux artisans de représenter l’irreprésentable : la sagesse, la sérénité.

  • samedi 21 février 2015
    Sāñcī, la "colline aux sanctuaires" – Dominique Trotignon
    Près du village de Sāñcī s'élève la "colline aux sanctuaires" (cetiya-giri) qui conserve les stūpa les plus anciens de l'Inde. Le site aurait été fondé par le roi Aśoka (IIIe s. av. J.-C.) et resta occupé durant quinze siècles, jusqu'à l'invasion des Moghols qui l'épargnèrent de la destruction. La végétation recouvrit le site déserté et, oubliés, les monuments demeurèrent presque intacts, dont les « portails monumentaux » (torana) des stūpa 1 et 3, célèbres pour leurs sculptures remarquables. Ils constituent un témoignage irremplaçable de l'art bouddhique ancien et un véritable "livre de pierre" mêlant représentations d'épisodes de la dernière vie du Buddha et de ses vies antérieures (jātaka), scènes de vie et épisodes historiques, motifs floraux et représentations d'animaux...

=> présentation des intervenants
 

Tarifs et inscriptions

Tarifs
  • le cycle entier (5 séances) :
    tarif plein : 99 €
    tarif réduit : 78 €
    Le tarif réduit est attribué aux étudiants et aux demandeurs d'emploi sur présentation (ou envoi d'une photocopie) d'un justificatif en cours de validité. Il peut aussi être accordé à toute personne pouvant justifier de faibles ressources.

Il est possible de régler en trois versements trimestriels
(tarif plein : 3 x 33 € ; tarif réduit : 3 x 26 €)

=> 1er versement : à l'inscription, avant le 12 octobre
=> 2e versement : dans un délai de 3 mois, avant le 15 janvier
=> 3e versement : dans un délai de 6 mois, avant le 15 avril
En cas de paiement par chèque, les trois chèques peuvent être remis à l'inscription
Ils seront encaissés à la fin des mois indiqués ci-dessus

  • à la séance :
    adhérents : 22 €
    non adhérents : 25 €
     
Inscriptions

Ces cours sont accessibles à toute personne adhérente de l'IEB, avec inscription pour le cycle entier ou à la séance. Ils sont aussi accessibles aux non-adhérents, à la séance.
Les inscriptions au cycle entier seront toujours privilégiées ; les inscriptions à la séance ne seront acceptées qu'en fonction des places disponibles.

Les inscriptions aux cycles entiers doivent être effectuées avant le 11 octobre 2014
Vous pourrez vous inscrire en remplissant le bulletin d'inscription en ligne (disponible à partir du lundi 8 septembre 2014) ou en vous présentant dans nos locaux, au CIDEB (29 boulebard Edgar-Quinet 75014 Paris) aux jours et heures d'ouverture.
Chaque inscription est effective à réception du règlement (chèque libellé à l'ordre de "Institut d'Etudes Bouddhiques" ou "IEB").

L'adhésion à l'association est obligatoire pour s'inscrire aux cycles entiers.
Elle couvre l'année universitaire, du 1er octobre au 30 septembre.
Elle comprend l'accès réservé à l'"Espace adhérents" du site de l'IEB.
L'adhésion n'est pas nécessaire pour assister aux cours accessibles à la séance (dans la limite des places disponibles).

Adhésion annuelle

cotisation simple : 36 €
cotisation de soutien : 55  ou plus

Les sommes versées au titre des cotisations de soutien contribuent à l'achat d'ouvrages pour la bibliothèque de l'Institut.