Diffusion du bouddhisme

On dit que le Bouddha, d'abord, a hésité à enseigner, mais qu'il s'est résolu à le faire par compassion pour tous les êtres qui souffrent. Dès que ses premiers disciples ont été capables de transmettre son enseignement, il les a envoyés pour répandre la "bonne nouvelle". Son enseignement s'est ainsi répandu rapidement.

 

Le bouddhisme de l'Inde à l'Asie entière...

Au IIIe siècle avant Jésus-Christ, le roi indien Asoka s'est converti au bouddhisme. Il a envoyé des missionaires sur tout le territoire de son empire et, au-delà, en Asie du Sud-Est (notamment à Ceylan) et au Moyen-Orient, jusqu'en Egypte et en Syrie.
De nombreux missionaires (moines ou laïcs) ont aussi suivis les voies de commerce de l'époque : par terre, la Routes de la Soie jusqu'en Chine, dès le début de l'ère chrétienne ; par mer, en suivant les côtes de l'Indochine, jusqu'en Indonésie et au Vietnam, au IIe et IIIe siècle après Jésus-Christ.

Au fur et à mesure que les nouvelles écoles se développaient, elles répandaient elles aussi leur enseignement. Il y eut ainsi plusieurs "vagues" de diffusion. Par exemple, c'est à partir du Ve siècle que les écoles nées en Chine (Tientaï, Amidisme, Zen...) ont été diffusées en Corée, au Japon et au Vietnam ; c'est à partir du VIIe siècle que l'école Vajrayâna, née en Inde, s'est diffusée au Tibet, mais aussi en Indonésie, en Chine et jusqu'au Japon.
Aux environs du Xe siècle, les Musulmans s'installent en Inde du Nord et le bouddhisme disparaît de sa terre d'origine au XIIIe siècle (il a été en grande partie "intégré" par l'hindouisme). Les royaumes musulmans vont ainsi "couper" les routes de diffusion anciennes et mettre fin aux échanges qui avaient lieu jusque là entre les différents pays d'Asie et l'Inde.

Cela favorisera l'émergence de grands centres régionaux : Ceylan au Sud, Tibet au Nord, Chine à l'Est. Cette situation explique en grande partie les différences qui apparaissent aujourd'hui entre les trois grands courants du bouddhisme, qui correspondent plus ou moins à ces aires géographiques d'influence. Selon les cas une école a pu devenir majoritaire et s'imposer ou, au contraire, plusieurs écoles existent les unes à côté des autres. Parfois aussi, surtout en Indochine, des "mélanges" ont eu lieu entre plusieurs écoles.
 

... et jusqu'en Occident

A partir du XXe siècle, enfin, l'Occident a accueilli des représentants de presque toutes les écoles existantes en Asie, soit à la demande d'Occidentaux, soit par l'émigration de réfugiés. En Europe et en Amérique du Nord, aujourd'hui, on peut rencontrer ainsi des maîtres de très nombreuses écoles, surtout du bouddhisme tibétain ou du zen japonais.