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Au Théâtre de la Place des Martyrs de
Bruxelles (Belgique) du 18 avril au 31 mai 2008
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Sur les traces de Siddharta " La vie de Bouddha
d’après le roman de Thich Nhat Hanh Adaptation de Christine Delmotte et Paul Emond Mise en scène : Christine Delmotte
Une création de la compagnie Biloxi 48 en coproduction avec
Théâtre en Liberté les mardis à 19h, du mercredi au samedi à 20h15 ; les
dimanches 27 avril et 4 mai 2008 à 16h00 Avec Olivier Coyette, Jaoued Deggouj, Emmanuel Dekoninck,
Christophe Destexhe, Janine Godinas, Bach-Lan Le-Ba-Thi, Myriam Szabo,
Alexandre Trocki. Télécharger
dossier
de presse et renseignements pratiques (format PDF)
Présentation
du spectacle
Le récit envoûtant de Thich Nhat Hanh nous raconte la vie et les
enseignements de Bouddha. Avec cette fable fondatrice qui réunit spiritualité,
danse et musique, nous souhaitons partager avec vous ce magnifique art de vivre
et ces images de l’Inde d’hier et d’aujourd’hui. Dans une adaptation théâtrale
pour 9 acteurs, nous voulons avec simplicité vous restituer la beauté de cette
sagesse ancestrale : « La tranquillité absolue est l’instant présent. Bien qu’il
soit maintenant, il n’a pas de limite, et en cela est la joie éternelle ». Utilisant des sources palies,
sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître
spirituel, nous raconte la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur
humanité. Mêlant les principaux soutras au récit des évènements, il nous livre
une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. L’adaptation que nous avons coécrite, Paul Emond et moi-même,
donne la plupart des pistes pour la réalisation : envie de théâtre frontal avec
micros, de choralité, d’une installation scénographique propice à différentes
théâtralités qui se confrontent ici et maintenant… Vous rencontrerez ainsi la plupart des personnes qui ont joué un
rôle déterminant dans la vie du Bouddha : le roi Suddhodana, la reine Gotami,
Yasodhara, Maître Alara Kalama, Sariputta, Ananda, Devadatta, Angulimala, le
roi Bimbisara…et beaucoup d’autres. Pendant le spectacle, nous projetterons certaines images : pour
retrouver la pauvreté terrible de certains quartiers d’intouchables, ce qui a
tant fait souffrir Yasodhara ; pour retrouver ce grand arbre de la Bodhi sous lequel Siddharta
a connu l’Illumination de l’Eveil ; pour retrouver la Forêt de Bambous que le roi
Bimbisara a offerte à la Sangha
; pour retrouver une foule de bhikkhus et bhikkhunis en méditation avec leurs
tissus orange, sobres et magnifiques ; pour retrouver ces personnes des petits
villages du nord de l’Inde qui font l’aumône aux bhikkhus ; pour retrouver le
Gange à Bénarès ; pour retrouver le Pic de Vautour où le Bouddha a si souvent
médité…
Christine Delmotte
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Bouddhisme
et économie...
Nombreux
sont ceux qui s'interrogent sur le message que le bouddhisme peut
apporter dans notre monde occidental moderne sur des problèmes
qui n'étaient guère d'actualité dans l'Inde
du Ve siècle avant Jésus-Christ : l'économie,
la politique, les Droits de l'Homme, l'éthique scientifique,
l'écologie... Si les textes canoniques ne peuvent guère
apporter de réponses précises (hormis quelques principes
de base toujours utilisables, cela va de soi !), certains auteurs
contemporains ont tenté, sinon de répondre, au moins
de réfléchir "en bouddhistes" à de
telles questions.
Nous
vous proposons de prendre connaissance d'un texte déjà
relativement "ancien" (il date des années 60...)
qui propose une application pratique des principes bouddhiques dans
le monde du travail. Ce texte a été rédigé
par un prince de la famille royale Thaïlandaise, Subha Svasti,
responsable d'une vaste exploitation agricole. Il offre un témoignage
fort intéressant de la lecture "traditionnelle"
des enseignements bouddhiques appliqués au monde économique
moderne !
[Nous
ne présentons ici que quelques extraits significatifs de
ce texte, qui peut être lu dans son intégralité
(ainsi que d'autres textes tirés du même ouvrage) sur
le "site
des Adhérents"
de l'UBE, rubrique "Bibliothèque virtuelle".]
D'autres
se sont essayé à cet exercice difficile... Dans
le numéro 5 des "Cahiers
bouddhiques", rappelons que Stéphane Arguillère
et Raphaël Liogier propose leurs réflexions sur le thème
de la politique. Quant au domaine de l'économie, on lira
avec intérêt, sans nul doute, plusieurs articles de
David Loy, bouddhiste américain qui publie régulièrement
des articles sur ces thèmes. On pourra notamment consulter,
sur le site de "Un
Zen Occidental", plusieurs textes consacrés à
l'économie, au sens très général du
terme : Bouddhisme et
pauvreté
(traduction française de Georges Toullat), La religion du marché (traduction française de Jean Delpech et d'Éric Rommeluère),
Le bouddhisme
et l'argent : Le refoulement actuel du vide
(traduction française de Michel Proulx). Autre exemple, différent
: l’auteur du site
« Darshan », propose
de son côté une approche du thème "Bouddhisme
et économie" en s'appuyant sur l’exemple du japonais Sazo Idemitsu (1885-1981)
fondateur en 1911 de Idemitsu Shôkai, plus tard nommé Idemitsu Kôsan (1940),
une compagnie pétrolière spécialisée dans les huiles industrielles.
Il s'agit d'une réflexion personnelle qui pourra contribuer
à alimenter la vôtre... On pourra aussi consulter,
sur le "site
des Adhérents" de l'UBE, un article de Serge-Christophe
Kolm, "La philosophie bouddhiste et les hommes économiques",
une confrontation - étonnante, mais
éclairante... - entre la vision bouddhiste
de l'homme et celle qui prévaut généralement
dans l'Occident "moderne", celle d'homo
oeconomicus, largement utilisé, notamment,
en sociologie. En librairie ou en bibliothèque,
sur les aspects historiques du bouddhisme et de ses rapports à
l'économie, l'ouvrage de Jacques Gernet, " Les aspects économiques du bouddhisme dans la société
chinoise du Ve au Xe siècle" (éd. PEFEO, volume 39, Paris,
1956) est un incontournable... Pour de plus modernes points de
vue... signalons deux livres récents : de Lama Jigmé
: "Etre
serein et efficace au travail" et de Frans Goetghebeur, président de l'Union Boudhdiste Belge,
"Tout
change" qui évoque la question du bouddhisme en
entreprise.
Ce
ne sont que quelques exemples parmi d'autres...
Philosophie
d'un Fermier : comment
appliquer le douddhisme au monde du travail actuel
d’après le texte du Prince Subha Svasti :
"Philosophy
of a Farmer - Seing
Buddhism Applied to Modern Working Life" (Bangkok, Prachandra Press, 1962).
Texte
traduit par Jean Herbert (titre original : "Une exploitation agricole")
publié dans "Bouddhas et bouddhisme - Panorama du
bouddhisme en Asie au XXe siècle" (éd. Rombaldi
- Pierre de Tartas, Paris-Bièvres, 1973).
En étudiant et en analysant les enseignements du
Bouddha et les vies des grands hommes, je suis arrivé à la conclusion que la
première condition essentielle pour réussir dans ce que l’on entreprend, c’est
de rester impersonnel et de ne pas être égoïste. Ensuite puisqu’aucun être
humain ne peut décider quelles seront les conséquences de son action, il faut
accepter sans condition et sans y opposer de résistance les circonstances
déterminées par la force karmique. Pour ces raisons, il ne faut pas faire de
projets trop rigides, mais prévoir des réserves matérielles et spirituelles
suffisantes pour faire face aux nouvelles circonstances que pourra faire naître
la force karmique. Or, le Bouddha a énuméré dix conditions qu’il est
essentiel d’observer pour se débarrasser de tout égoïsme et pour réussir dans
le monde. Nous allons les examiner en détail.
Première
condition - cultiver la croyance en anatta
(absence d’identité) Pour commencer, il faut réfléchir cinq minutes chaque
jour sur le fait que, depuis notre conception, notre croissance et notre
bien-être ont toujours dépendu de notre entourage, de la bonne volonté et de l’amour
de notre prochain, et même, indirectement, de tous les êtres qui vivent dans l’univers.
Vu dans cette perspective, l’ego devient insignifiant. Si nous analysons notre
« moi », nous constatons qu’il fait partie des autres « moi » et qu’il est
formé par eux ; il n’existe pas de « moi » séparé des autres « moi ». Or
on a soutenu que, pour progresser dans un travail quelconque, nous devons
fournir un stimulant à notre ego. Qu’arrive-t-il donc si notre ego n’existe pas
? La réponse, c’est qu’il faut travailler pour notre vrai Moi et faire ce que
nous a attribué la loi du karma, pour le bien de tous, en d’autres
termes pour le Moi universel. Dans ces conditions notre travail devient le
centre de notre existence. Lorsque nous n’avons consciemment aucun désir de
gain personnel, notre mental est invariablement aidé par la Sagesse universelle, paññâ [skt.
prajñâ], qui fait des miracles. Nous
acquérons aussi la faculté de voir nos problèmes dans leur véritable
perspective, et nous avons la force de tous les résoudre, ce que nous ne
pourrions jamais faire - de façon durable tout au moins - si nous nous laissions
arrêter par les trois feux de l’avidité, de la passion et de l’ignorance. Et
nous travaillons dans la joie, à la fois détendus et concentrés sur notre
travail. Rappelons-nous que du bon travail apporte de gros profits, et que le
désir de gros profits n’améliore pas le travail.
Deuxième
condition - se rappeler que nous ne pouvons pas créer des résultats mais
seulement des causes Il faut d’abord développer en nous la capacité
mentale qui pousse l’esprit et le corps à rechercher la perfection dans notre
travail et ensuite parvenir à cette perfection. Un bon résultat suivra
automatiquement. Tandis que si nous nous concentrons sur les résultats, notre
capacité mentale faiblira et les résultats ne seront pas bons. C’est une des
raisons pour lesquelles la plupart des imitateurs, généralement poussés par un
esprit de lucre, ne réussissent guère.
[Cette
deuxième condition fait l'objet d'un très long développement
argumenté - plus de 50% du texte complet ! -que nous ne pouvons
reproduire ici. L'intégralité du texte est consultable
sur le "Site
adhérents" de l'UBE, rubrique "Bibliothèque
virtuelle"]
Troisième
condition - prendre refuge en notre propre moi Pour pouvoir profiter de toutes nos potentialités, il
nous faut cultiver la confiance en nous-même et cesser d’imiter autrui. En face
de difficultés, nous devons chercher à les résoudre nous-même sans nous faire
aider ; c’est ainsi que notre caractère se renforcera. Le Bouddha nous enseigne
qu’il ne faut pas solliciter d’aide extérieure, car nul ne peut véritablement
aider son prochain à parvenir au succès.
Quatrième
condition - accepter les lois de la nature et coopérer avec elle Dans tous les domaines, nous sommes soumis aux
diverses lois de la Nature,
mais la loi suprême, dont dépendent toutes les autres, est la loi de causalité,
le karma. Si nous acceptons les autres lois et travaillons avec elles, ce doit
être le cas bien plus encore pour le karma. Le Bouddha nous enjoint d’appliquer
sans restriction aucune les Cinq Préceptes [note], parce qu’il ne veut pas que nous
enfreignions la Loi
suprême de la Nature
et que nous subissions les conséquences de nos transgressions. Dans nos
entreprises, la coopération avec cette loi réduit nos frais de construction et
de production, et aussi les efforts que nous avons à déployer. Quand notre
vanité nous fait croire que nous pouvons lutter contre la Nature, nous courons à un
échec certain.
Cinquième
condition - triompher de la colère et de la mauvaise volonté Colère et mauvaise volonté sont deux forces néfastes
qui nous retardent sur le chemin du salut et entravent nos progrès dans nos
activités quotidiennes. En général elles ont pour cause notre égoïsme, notre
impatience, notre intolérance et la croyance que ce qui nous irrite a été
intentionnellement provoqué par autrui - alors que c’est une conséquence de
notre propre karma. Pour en triompher, il faut cultiver : a) Les quatre Brahma-vihâras, c’est-à-dire l’amour, la
compassion, la joie de voir les succès d’autrui et l’équanimité. Nous verrons
alors que ce que nous appelons notre « moi » n’est que la somme de conséquences
karmiques chez nous-même et chez les autres, ces « autres » grâce à qui nous
existons et à qui nous devons donc être reconnaissants. S’irriter contre quelqu’un,
c’est en réalité s’irriter contre soi-même. b) La patience et la force d’âme (kshânti). Nous devons
nous comporter dans la vie comme à un banquet : attendre que l’on nous serve à
notre tour et ne rien demander. Entraînons-nous à savoir que n’arrive que ce
qui doit arriver. Nous devons cultiver la patience pour ne pas nous apitoyer
sur nous-même, car nous réduirions notre pouvoir de concentration et tout notre
travail en souffrirait.
Sixième
condition - ne jamais essayer d’être ce que nous ne sommes pas Si nous essayons d’être autre chose que ce que veut
la force karmique, nous allons tout droit au désastre, car nous ne sommes pas
de taille à lutter contre la Loi suprême du karma. Nous n’avons pas à envier
ceux qui sont mieux placés que nous, puisque c’est le résultat de leur propre
karma ; nous devons plutôt leur offrir notre coopération. Une telle
coopération devrait régner en permanence au sein de chaque métier ou
profession. Et, accessoirement, nous ne devrions pas nous mêler des affaires d’autrui.
Septième
condition - Ne jamais nous vanter de ce que nous avons fait ; ne jamais
nous donner pour but de rechercher les louanges ou d’éviter les critiques Travaillons uniquement par amour pour notre travail.
Si nous aspirons à des louanges ou craignons des critiques, cela signifie que
nous sommes encore très attachés aux résultats, que nous tenons à la façade
plus qu’à l’essentiel, que nous hésitons à courir des risques, que notre ego
prend le dessus. Travaillons tranquillement, humblement, sans nous
vanter, car celui qui se vante est la risée de tous, et son succès ne peut être
qu’éphémère. A celui qui évite ce piège viendront honneurs et richesses.
Huitième condition
- triompher des soucis ; ne pas rendre autrui responsable de nos
insuffisances ; assumer nos responsabilités, etc. Ne cherchons pas à nous justifier pour nos erreurs, à
les dissimuler, à en rejeter la faute sur autrui - d’autant plus qu’en général
on ne nous croira pas, que des accusations injustifiées provoquent de violentes
oppositions et que de toute façon ces erreurs sont le résultat de notre karma.
Ne passons pas notre temps à nous lamenter sur les difficultés que nous
rencontrons, mais faisons immédiatement ce qu’il faut faire. Ne soyons pas
jaloux des succès de nos subordonnés et n’en revendiquons pas le mérite, mais
récompensons-les. Ne mendions pas la faveur de nos supérieurs. N’encourageons
pas les gens à chanter nos louanges. Si quelqu’un nous fait du mal, ne laissons
pas voir que nous en avons souffert, mais pardonnons et donnons en retour de l’amour,
sachant que tout ce que nous subissons n’est pas provoqué par autrui, mais est
l’effet de notre karma.
Neuvième
condition - triompher de l’orgueil et du pharisaïsme Essayons de comprendre la vertu d’humilité. L’eau,
qui peut éroder les roches les plus dures, creuser des vallées, porter les plus
grands bateaux sans se soucier des frontières, fait preuve d’une parfaite
humilité en cherchant toujours les lieux les plus bas. L’homme doit en faire
autant, et, au lieu de se mettre en avant, respecter les autres et leurs
opinions, s’avouer vaincu lorsqu’il l’est, être généreux et modeste lorsqu’il
est vainqueur, car ainsi il se laisse porter par le courant du karma, et il
apporte à tous sans discrimination la paix, la fraîcheur, la pureté, comme le
fait la rivière.
Dixième
condition - triompher de la peur et en particulier de la peur de la mort N’ayons jamais peur de rien, excepté du mal. Dans
notre travail et dans l’accomplissement de notre devoir, soyons prêt à prendre
les risques nécessaires. Dégageons-nous de l’illusion que les cinq fourreaux
[agrégats] (skandhas) qui constituent notre corps
forment un « moi », une entité distincte des autres « moi » . En fait notre
corps n’est qu’un outil dont se sert la
Loi du karma pour assurer l’équilibre de la Vie dans son ensemble, et sa
tâche est précise et limitée. Nous devrions donc nous réjouir de notre mort,
car elle est un sacrifice suprême dont a besoin la Loi du karma et qui profitera
à toute l’humanité dans sa lutte contre les forces du mal. Sans la Mort la race humaine se multiplierait
à l’infini et nul progrès ne serait possible. Si j’étais moi-même immortel, à
la tête de mon exploitation, je ne laisserais jamais personne me remplacer et
faire mieux que moi. Lorsque l’heure arrivera, la Nature m’ordonnera de
mourir pour sauver la situation et poursuivre l’évolution. Aussi n’ai-je qu’à m’incliner
sans le moindre regret. Et il se peut fort bien que l’accueil qui nous attend
après la mort soit plus agréable que celui que nous avons eu en naissant. Tout
comme la naissance, la mort est donc une aventure excitante et anodine.
Pour le
Sage, l’action plonge ses racines dans l’inaction, c’est-à-dire qu’il agit sans
aucun attachement à son ego. Il se
met à l’arrière-plan, mais il est toujours à l’avant-garde. Et il atteint
toujours à ce qu’il veut parce qu’il ne cherche jamais rien pour lui-même. Dans la pratique, c’est à peu près la même méthode
que nous suivons si nous remplissons les dix conditions énumérées ci-dessus.
Prenons donc l’habitude bouddhique de la méditation, car elle nous permettra de
nous concentrer sur toutes ces qualités et de les assimiler dans notre
subconscient, d’où elles s’enracineront solidement dans notre caractère. Dans
un sens, c’est un genre d’autosuggestion, mais, nous a dit le Bouddha, nous
sommes ce que nous pensons que nous sommes, notre « moi » d’aujourd’hui n’est
qu’un composé de toutes les idées qui se sont installées dans notre esprit
depuis notre naissance. Et si nous voulons créer dans notre subconscient ces
Dix Conditions essentielles pour parvenir au succès, il n’y a pas d’autre moyen
scientifique que celui indiqué par le Bouddha : concentration et méditation -
dont la forme élémentaire est l’autosuggestion. Essayons de méditer chaque jour sur l’une de ces
Conditions essentielles et un jour ou l’autre nous verrons soudain qu’elles se
sont remplies en nous et qu’elles nous aident à résoudre tous les problèmes
dans la force, la paix et la joie. Si nous remplissons ces Dix Conditions, nous
serons comme le boucher dont le couteau en vingt ans ne s’était pas émoussé
parce qu’au lieu de couper des os il glissait le couteau dans l’espace vide qui
toujours les sépare : nous trouverons l’espace que prévoit toujours secrètement la Nature et nous y passerons
sans difficulté. C’est ce qu’enseigne le Bouddha.
Prince Subha Svasti
note
: Les cinq préceptes sont : "Je
m'engage à m'exercer [spirituellement] en m'abstenant de 1)
toute violence à l'égard des êtres sensibles 2)
prendre ce qui n'a pas été donné 3) tout
excès dans la satisfaction des désirs sensuels 4)
toute parole inappropriée : mensongère, blessante,
inutile ou frivole 5) tout intoxicant qui fait perdre la maîtrise
de soi" retour
au texte
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