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La Lettre de l'UBE juin 2009 |
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Actualité
de l'UBE Les prochains cours à Paris
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Actualité
de l'édition Quelques livres nouvellement parus et à paraître prochainement Tout apparaît, tout disparaît :
enseignement sur l'impermanence et la fin de la souffrance La mort est-elle une fin ? Nietzsche et le bouddhisme Stances de la voie médiane La voie du milieu : comprendre le rôle primordial du
Dalaï-lama L'art du pouvoir Les fondations du bouddhisme Shôbôgenzô : la vraie loi, trésor de l'oeil, traduction
intégrale – volume 4 Réflexions d'une nonne bouddhiste |
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Actualités
du bouddhisme en France
20 juin 2009 : La réconciliation et la non-violence Dans le Sûtra de Vimalakîrti, l’un des textes les plus généreux du bouddhisme du Grand Véhicule, Vimalakîrti, son héros, invite à oeuvrer avec intelligence et amour dans le monde. Il témoigne que la voie du Bouddha est une pratique de la responsabilité engagée : le bodhisattva soigne les corps et protège les esprits ; il oeuvre à la réconciliation des êtres et dissipe leurs peurs ; il libère les victimes de l’injustice ; il répand la non-violence et protège la Terre. Inspirés par l'enseignement de Vimalakîrti, Jean-Paul
Ribes et Eric Rommeluère proposent deux journées d'introduction et de réflexion à l'engagement bouddhiste,
le samedi 18 avril et le samedi 20 juin 2009, de 9 h 30 à 17 h 30,
au 80 rue Philippe de Girard
75018 Paris (M° Max Dormoy) plus de détails : http://www.zen-occidental.net/journeejuin-vimalakirti.html
émission de l'Union
Bouddhiste de France
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Actualités du bouddhisme sur Internet Le site "Buddhachannel"
propose, depuis trois ans, de nombreux articles Les
"Dossiers" thématiques hebdomadaires à venir...
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Bouddhisme
et sexualité Alors
que le sujet passionne - généralement... -, peu de
textes ou de livres, pourtant, ont été consacrés
à ce que serait un discours propre au bouddhisme concernant
la sexualité... En 1994, Bernard Faure a publié un
"Sexualités bouddhiques - entre désirs et réalités"
qui reste l'ouvrage de référence sur la question (édition
Le Mail ; réédité en 2005, en poche, dans la
collection "Champs" chez Flammarion). On trouve sur Internet
quelques mentions des prises de position du Dalaï-lama sur
l'homosexualité - qui ont varié avec le temps - et,
d'ailleurs, beaucoup plus de choses sur "bouddhisme et homosexualité"
que sur "bouddhisme et sexualité" en général... un entretien avec Bhante Henepola Gunaratana réalisé
par Simon Alev pour le magazine américain
What is Enlightenment ?.
Introduction
Dans un monde parfait, la toute première ligne de cette introduction
aurait été : Le thème abordé aujourd'hui
par "What
is Enlightenment ?" n'aurait pas été complet sans l'entretien
suivant avec le Bouddha...
Interview Simon Alev : Un fait connu de tous ceux qui s'intéressent au Bouddhisme est que le Bouddha était un moine et qu'il a fondé une tradition monastique ; c'est à cette même tradition que vous avez dévolu tant de temps et d'énergie pour l'amener en Occident. Pourquoi le Bouddha a-t-il autant insisté sur la chasteté ? Pourquoi pensait-il que c'était si important ? Bhante Gunaratana : Parce que ceux qui veulent atteindre la libération de dukkha, de la souffrance, doivent observer certains principes. En fait, pour ceux qui veulent vivre une vie monastique, la chasteté est obligatoire. Parce que, s'ils sont engagés dans toutes sortes d'activités sexuelles, alors ils ne sont pas différents des laïcs qui sont accaparés par toutes sortes de problèmes liés au sexe. Les aspirants à une vie monastique veulent vivre une vie très simple - ce qui est la raison pour laquelle les traditions monastiques existent - parce qu'en dernière analyse, c'est seulement lorsque nous nous débarrassons de notre avidité, de notre convoitise, de notre désir insatiable que nous pouvons nous libérer de la souffrance. Si notre intention est de surmonter la souffrance, alors nous devons nous débarrasser de la cause de la souffrance, et le désir sexuel est sans aucun doute une des causes de souffrance. Ceux qui veulent vivre la vie monastique doivent la vaincre pour vivre une vie qui n'alimente pas les racines du désir sexuel. Simon Alev : Est ce qu'il est correct de dire que si quelqu'un ne mène pas une vie monastique, si c'est un laïc, il lui serait beaucoup plus difficile, voire impossible, de le faire ? Bhante Gunaratana : Même les laïcs doivent mener une vie disciplinée ; ils doivent exercer une certaine retenue. Et c'est pourquoi il y a des préceptes à observer pour les laïcs. Mais les gens ordinaires ne sont pas supposés être chastes. Les laïcs peuvent atteindre certains degrés d'Eveil - ceux que nous appelons "entrée dans le courant" et "ceux qui reviendront une fois" - avant de réaliser par eux-mêmes qu'il y a des problèmes et des difficultés inhérentes aux activités sexuelles. Des laïcs peuvent atteindre le troisième stade de la sainteté, qui est appelé "l'état de non retour". Mais peu de temps après avoir atteint ce stade ils décideront eux-mêmes, à partir de leur propre expérience, de leur propre compréhension, que l'implication dans la sexualité bloque le progrès de leur pratique spirituelle, et quand ils le réalisent, ils abandonnent volontairement leurs activités sexuelles. La chasteté n'est pas quelque chose que l'on peut imposer par force. Simon Alev : Pourriez-vous entrer un peu plus dans le détail des raisons pour lesquelles la sexualité doit être transcendée pour que l'on puisse progresser sur le chemin spirituel ? Bhante Gunaratana : Parce qu'aussi longtemps que vous êtes dedans, votre esprit est encombré, assombri et confus. Vous êtes plongé dans la jalousie, la peur, la haine, la tension et ainsi de suite - tous les soucis qui résultent du désir sexuel. Alors, si vous voulez être libéré de tout cela, vous devez d'abord vous débarrasser du désir sexuel. A vrai dire, certaines personnes n'aiment pas la phrase "se débarrasser de" ; certaines personnes préfèrent des mots comme "transcender" ou "transformer". Sûrement, disent-elles, nous pouvons transformer le désir sexuel en non-désir sexuel ! Simon Alev : Quelles est la différence entre "transcender" et "se débarrasser de" ? Bhante Gunaratana : Certains termes sont plus proches du sens réel, et d'autres sont ce que l'on peut appeler des euphémismes, plutôt que des termes fortement négatifs. Ces gens aiment dire "transcender" ou "transformer" plutôt que "se débarrasser de" parce qu'ils aiment les mots enrobés de sucre. Ils se sentent mieux ainsi. Simon Alev : Mais ce dont vous parlez en fait, c'est de se débarrasser du désir sexuel ? Bhante Gunaratana : Exact. Mais quand vous dites "se débarrasser de" c'est si fort, si négatif, que les gens se demandent : "Comment puis-je me débarrasser de quelque chose ?". Alors que si vous dites "Transformons-le en quelque chose d'autre", eh bien il peuvent plus facilement l'accepter. Simon Alev : Dans les enseignements du Bouddha sur la sexualité, la sexualité était-elle considérée comme intrinsèquement négative ? Bhante
Gunaratana :
Le Bouddha a enseigné qu'aussi longtemps que l'on est engagé
dans une activité sexuelle, on ne s'intéresse pas à
la pratique de la vie spirituelle; les deux ne vont tout simplement pas
ensemble. Simon Alev : Particulièrement de nos jours, cela pourrait être considéré comme une vision très radicale. Bhante Gunaratana : Certainement. Mais vous savez, ce n'est que quand les gens se sont écartés de ces choses, ce n'est que quand ils sont restés éloignés de ce type d'enseignements et qu'ils sont partis à un million de kilomètres dans le temps et l'espace, que cela leur apparaît radical - quand ils se retournent et regardent la racine de leur problème. Ils ont tourné le dos si longtemps, sont allés si loin dans le temps et l'espace, que, quand ils regardent en arrière, ils pensent : "Oh, bon sang ! Comment puis-je m'en débarrasser maintenant ? Je suis allé si loin, je m'y suis plongé si profondément." Alors cela leur apparaît radical. Bien sûr que c'est radical! Simon Alev : J'étais en train de penser, pendant que vous parliez, que parce que vous avez passé si peu de temps sur le plaisir sexuel et tellement plus sur tous les inconvénients, beaucoup de gens... Bhante Gunaratana : Oui ! Pour si peu de plaisir, tant de souffrance, n'est-ce pas ? Simon Alev : Précisément Bhante Gunaratana : Vous avez raison. Les gens ne veulent pas y penser. Les gens veulent toujours entendre ce qu'ils aiment entendre. Mais nous ne voulons pas dire cela ! Que les gens l'aiment ou pas, nous voulons dire la vérité. Nous ne devrions pas avoir peur de dire la vérité. Que le monde l'accepte ou pas... Bien, c'est un autre sujet. Que pouvons-nous faire ? Simon Alev : Lorsque nous cherchions une citation du Bouddha concernant ses sentiments vis-à-vis de la sexualité, nous sommes tombés sur ce passage, de La Vie du Bouddha :
Je pense que l'on a là une impression très claire de ce que le Bouddha ressentait vis à vis du sexe. Mais comme vous le savez, en Occident aujourd'hui il y a de nombreuses variations du Bouddhisme qui sont enseignées et pratiquées, et beaucoup de pratiquants bouddhistes occidentaux semblent être en désaccord avec l'affirmation du Bouddha que le désir sexuel - qui, comme vous l'avez dit plus tôt, est vu comme une manifestation de l'avidité - doit par définition être transcendé pour atteindre l'Eveil. De plus, le climat libéral de la société occidentale contemporaine tout entière tend à considérer la sexualité comme une très bonne expression, très saine et très naturelle, de notre humanité - et pas seulement de notre humanité, mais de notre spiritualité. Que pensez-vous que le Bouddha aurait dit de cela ? Bhante
Gunaratana :
Avant que je ne dise autre chose, je veux ajouter un petit commentaire
sur cette traduction. Vous savez que quand le Bouddha parlait de la chasteté,
il ne parlait pas seulement de la chasteté des hommes, mais aussi
de la chasteté des femmes. Alors quand il dit, par exemple, qu'il
vaut mieux avaler une boule de fer chauffée au rouge plutôt
que de s'engager dans une activité sexuelle, cela vaut pour les
femmes, aussi. Nous devons éclaircir ce point, sinon les femmes
vont être fâchées. Elles peuvent penser que le Bouddha
haïssait les femmes et que c'est pour cela qu'il voulait garder les
hommes éloignés des femmes et leur demandait d'observer
la chasteté. Mais si une femme veut observer la chasteté,
de la même façon elle devrait rester éloignée
des hommes. C'est le premier point que je voulais clarifier. Simon Alev : Cette "perception déformée" comme vous l'appelez, semble particulièrement répandue de nos jours, aussi éternelle qu'elle puisse être. Je me réfère à la notion de plus en plus populaire que la sexualité en elle-même, si elle est poussée jusqu'au bout, serait l'expression même de l'Eveil - et cela parce que la sexualité est la route vers la libération. Si vous l'évitez de quelque façon que ce soit, alors vous n'avez vraiment aucun espoir d'atteindre le but final. Si possible, j'aimerais avoir une indication très claire de la façon dont le Bouddha aurait répondu à ce point de vue. Bhante
Gunaratana :
Je suis assez familier avec cela. Il a dit - et je traduis du Pali : "
Peu
importe ce que vous pouvez faire ou atteindre - vous pouvez vivre dans
une grotte, dans un endroit solitaire, et vous pouvez avoir appris des
sutta entiers; vous pouvez être un orateur très érudit;
vous pouvez même pratiquer la moralité et tout cela, et ainsi
de suite... - peu importe ce que vous faites d'autre ; tant que vous n'êtes
pas débarrassé de votre désir sensuel, de votre haine,
de votre ignorance, vous n'atteindrez jamais l'Eveil". Voilà
l'enseignement du Bouddha. [...] Simon Alev : Nous avons remarqué au cours de notre recherche que non seulement la notion de sexualité sacrée a crû en popularité, mais aussi que la chasteté est souvent vue avec beaucoup de peur et de suspicion par les gens dans la culture occidentale. A quoi pensez vous que cela puisse être dû ? Bhante Gunaratana : Si la chasteté est strictement observée, ce n'est bon que pour la personne qui l'observe. Vous ne pouvez ouvrir un institut de la chasteté. La chasteté n'est pas quelque chose qui puisse être institutionnalisé. Elle ne peut pas être organisée. On ne peut pas avoir une société chaste. C'est une pratique totalement personnelle, individuelle. Et donc si les gens désapprouvent la chasteté, ils désapprouvent peut-être l'organisation de la chasteté. Simon Alev : Il semble, cependant, que toute discipline monastique doive être organisée dans une certaine mesure. En fait, nous étions fascinés et même choqués de découvrir, alors que nous lisions les règles d'entraînement du Patimokkha [les règles de vie des moines bouddhistes], que le Bouddha a apparemment dû instituer toute une série de règles qui interdisaient aux moines de s'engager dans des contacts sexuels avec - juste pour vous donner quelques exemples que je suis sûr que vous connaissez - des crânes, des corps morts, des animaux... cette sorte de chose. Bien sûr, pour autant que nous le sachions, ce type de comportement ne continue pas de nos jours - encore que ce ne soit pas nécessairement vrai, je suppose - alors nous nous demandions : Le Bouddha, en établissant ces règles, répondait-il à des choses que les gens faisaient vraiment ? Même ses propres étudiants et disciples ? Bhante Gunaratana : Oui. Quand le Bouddha introduisait une règle, les moines de l'époque trouvaient rapidement une autre façon de faire la même chose. Ils voulaient avoir des activités sexuelles d'une façon ou d'une autre. Alors, quand le Bouddha introduisait une règle, ils ne brisaient pas cette règle, mais ils trouvaient une autre façon de commettre des actes sexuels. Alors le Bouddha devait introduire une nouvelle règle pour les en empêcher. C'est exactement comme la police et les criminels - quand il y a une loi, les criminels trouveront une façon de la contourner et de commettre le crime, et alors nous devons introduire une nouvelle loi. C'est ce qui arrivait au temps du Bouddha. Quand de plus en plus de gens entraient dans l'Ordre, ils ont commencé à faire toutes sortes de choses, et pour toutes ces choses, il devait faire une règle. C'est pourquoi ces règles sont là. Ce n'est pas en prévision du futur qu'il a introduit ces règles. Simon Alev : Et maintenant nous y sommes, dans le futur, et puisque vous vous êtes détourné de votre chemin pour apporter la tradition monastique du Bouddha en Occident, je suis curieux de savoir quelle expérience vous avez eu avec les Occidentaux qui viennent vers vous pour les enseignements. Comment les occidentaux modernes prennent-ils la vie monastique ? Trouvez vous qu'ils ont plus de mal avec elle que, par exemple, les gens de votre propre culture ? Bhante
Gunaratana :
Vous savez, c'est une bonne question. Nous filtrons vraiment les gens
avant de les accepter dans la vie monastique. Nous les soumettons à
une sorte de probation pendant deux ans pour savoir s'ils sont ou non
vraiment sérieux quant à leur engagement. Parce que parfois
certaines personnes viennent juste pour s'amuser, ou parce que notre endroit
est très calme et paisible et ainsi de suite, ils pensent qu'ils
pourraient aimer y rester et devenir moines. Mais plus tard ils changent
d'avis. Nous ne voulons pas jouer à cette sorte de jeu ; nous voulons savoir
s'ils sont vraiment sérieux. S'ils sont sérieux, nous les
acceptons. Mais ils ne sont pas nombreux. Beaucoup viennent, beaucoup
écrivent des lettres - et ces jours-ci ils nous envoient même
des e-mails ! - nous demandant de les autoriser à devenir moines
et à vivre ici au monastère. Mais nous ne les acceptons
pas tous, car nous savons qu'ensuite ils perdront tout intérêt.
Simon Alev : J'aimerais en savoir un peu plus sur vous et votre vie en tant que moine. Par exemple, en quoi la chasteté a-t-il affecté votre développement spirituel ?
Bhante Gunaratana : Je lui dirais : "Si vous voulez honnêtement, sincèrement, vivre une vie paisible, une vue consciente, une vie libre de troubles, une vie dévouée au service des autres sans discrimination, alors une vie de chasteté est une très bonne vie car quand vous êtes chaste vous pouvez pratiquer la véritable tendresse-aimante, la vraie compassion. Vous pouvez appréciez absolument tout ce qui est en face de vous. Vous pouvez avoir un état d'esprit équanime, non biaisé. Mais quand vous êtes lié à une personne ou à une autre, vous ne pouvez pas avoir cela. Et par conséquent, si vous êtes une personne qui veut honnêtement, sincèrement pratiquer ces choses, alors vous devez sérieusement penser à devenir chaste." Mais il ne devrait jamais l'accepter par simple foi, ou parce que quelqu'un le lui impose. On doit avoir une compréhension sérieuse, et penser très soigneusement à la chasteté avant de s'y engager. Simon Alev : On doit y aller avec les yeux ouverts. Bhante Gunaratana : Exactement. Simon Alev : Et cette personne doit s'attendre à faire face à de nombreux défis ? Bhante Gunaratana : Bien sûr. Quand vous pratiquez la chasteté vous faites toujours face à des défis. Il y a tant de personnes qui voudraient avoir des relations avec vous, tant d'autres qui voudraient être proches de vous et briser votre vœu. Car les autres savent que vous n'êtes pas corrompu. Vous ne faites pas toutes sortes de batifolages, vous n'êtes pas mêlé à de mauvaises choses et en train d'attraper toutes sortes de maladies et autres. Les gens comprennent que vous êtes une personne très décente, quelqu'un de net. Et certaines personnes aiment être avec un individu net, et cela c'est un défi. Vous devez y faire face. Simon Alev : Vous avez pratiqué la chasteté, comme vous dites, depuis soixante cinq ans. En quoi votre expérience de la pratique a-t-elle changé, ou s'est elle approfondie avec le temps ? Bhante Gunaratana : Vous savez, au début c'était très difficile. Spécialement quand j'étais jeune, comme adolescent et jusqu'à la fin de mes vingt ans. C'était un vrai défi. Mais grâce à l'entraînement que j'ai reçu, j'ai développé un sens de la responsabilité pour mes devoirs, mon travail, mon engagement envers le dhamma et, plus que tout, le respect pour mes maîtres et mes parents. Nos enseignants et nos parents, nous les aimons beaucoup, et nous ne voulons pas être déloyaux envers eux, leur manquer de respect. Et cela a duré de longues années avant que je ne mûrisse vraiment complètement. Et alors, j'ai commencé à comprendre par moi-même le vrai sens de la chasteté.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le plus connu, "Méditer au quotidien", est un des meilleurs guides de méditation vipassana disponible à ce jour (éditions Pocket). Il a été publié récemment une traduction d'un autre de ses livres, consacré à l'Octuple Noble Sentier : "Les huit marches vers le bonheur" (éditions Albin Michel).
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