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Actualité
de l'édition
Quelques
livres nouvellement parus et à paraître prochainement
Philosophies
d'ailleurs
Volume 1 : Les pensées indiennes, chinoises et tibétaines
Sous la direction de Roger-Pol Droit
Editions : Hermann - Date de parution : 21/08/2009
N° ISBN : 978-2-7056-6556-2 - Prix de
vente : 35,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Cette anthologie rassemble des
extraits de textes philosophiques essentiels, presque tous traduits pour la
première fois en français et regroupés selon leur langue d’origine, permettant
de découvrir les lignes de force de ces philosophies d’ailleurs tout en
révélant leur tonalité particulière.
Présentés par d’éminents spécialistes internationaux (M. Hulin, M. Ballanfat,
F. Jullien, Q. Chong, etc.) réunis spécialement sous la direction de Roger-Pol
Droit, ces corpus sont éclairés par des études de synthèse et accompagnés de
notes, glossaires et références mettant à disposition du lecteur les moyens
d’approfondir les sujets de son choix.
Niveau de lecture : Tout public
Les terres et les
voies tantriques
Kelsang Gyatso
Editions : Tharpa - Date de parution : 01/09/2009
N° ISBN : 978-2-913717-31-2 - Prix de
vente : 18,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Introduction au tantra bouddhiste.
Niveau de lecture : Tout public
Neuf jours pour neuf
chemins : la voie du Dzogchen
Khenpo Chimed Tséring rinpoché
Editions : Yogi Ling - Date de parution : 01/09/2009
N° ISBN : 978-2-911417-15-3 - Prix de
vente : 25,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Khenpo Rinpoché présente les neuf
véhicules de la voie graduelle qui conduit au Dzogchen dans un cycle
d'enseignements de neuf jours.
Niveau de lecture : Tout public
S'ouvrir à la
compassion
sous la direction de Lytta Basset Editions : Albin Michel, coll. « Espaces libres » n° 212 - Date de
parution : 02/09/2009
N° ISBN : 978-2-226-19126-7 - Prix de
vente : 6,50 €
Présentation du livre par l’éditeur : Réunissant théologiens et penseurs
chrétiens, juifs et bouddhistes, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature
de la compassion, distincte de la charité et de l'amour, et questionne la
compatibilité de la compassion avec la justice sociale.
Niveau de lecture : Tout public
Trois leçons sur la
méditation Vipassana
Shri Narajan Goenka
Editions : Le Seuil, coll. « Points – Sagesses » - Date de
parution : 10/09/2009
N° ISBN : 978-2-7578-1181-8 - Prix de
vente : 7,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : La méditation découverte par
Bouddha présentée en trois leçons concrètes et lumineuses par son plus grand
maître vivant. Vipassana est un terme pali signifiant vision pénétrante. Il
s'agit d'une méthode de méditation pragmatique, applicable par tous, dont le
but est de purifier l'esprit, d'éliminer les tensions et la négativité mentales.
Niveau de lecture : Public motivé
L'esprit du Tibet :
la vie du maître Dilgo Khyentsé Rinpoché
Matthieu Ricard, trad. de l'anglais
et du tibétain par le Comité Padmakara - préf. Dalaï Lama
Editions : La
Martinière - Date de parution : 10/09/2009
N° ISBN : 978-2-7324-3996-9 - Prix de
vente : 35,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : A travers la vie, les
enseignements et les poèmes de Dilgo Khyentsé (1910-1991), et grâce aux
photographies de Matthieu Ricard qui accompagna le maître bouddhiste pendant
les treize dernières années de son existence, c'est le monde sacré du Tibet qui
est expliqué au lecteur.
Niveau de lecture : Tout public
Un bouddhisme social
et persécuté : le Phat Giao Hoa
Hao
Francis Masgnaud, préf. Frédérick Tristan
Editions : L. Souny - Date de parution : 17/09/2009
N° ISBN : 978-2-84886-294-1 - Prix de
vente : 19,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Le Hoa Hao est une forme de
bouddhisme qui privilégie la méditation, la pratique à domicile et expurge les
cérémonies excessives, la fréquentation des pagodes et les superstitions. Cet
ouvrage s'intéresse à la personnalité de son leader Huynh Phu So, assassiné à
l'âge de 30 ans, à la philosophie et aux pratiques de cette religion et à son
rôle politique et militaire de 1945 à 1955.
Niveau de lecture : Tout public
Les merveilles du
gourou
Djigmé Péma Wangchen, 12e Gyalwang Droukchen
Editions : Claire lumière - Date de parution : 20/09/2009
N° ISBN : 978-2-905998-92-7 - Prix de
vente : 27,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Partant du gourou extérieur, S.S.
Gyalwang Droukpa amène jusqu'au gourou secret, l'éveil lui-même, en faisant
découvrir que la vie entière sert également de maître si l'on sait écouter ses
messages. Il n'oublie pas la dimension humaine, qui le limite dans le temps et
dans la forme à une personne humaine.
Niveau de lecture : Public motivé
Le grand livre du zen
: atteindre l'harmonie par la méditation
Association italienne du Zen Sôtô
Editions : De Vecchi - Date de parution (nouv. éd.) : 22/09/2009
N° ISBN : 978-2-7328-9445-4 - Prix de
vente : 21,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : Présentation des fondements de la
pensée zen à travers son histoire, sa pratique et son évolution. Décrit les
positions pour s'asseoir, la position des mains, les chemins permettant
d'entrer en zazen, la vie du dojo et du monastère, la voie du Bouddha, etc.
Niveau de lecture : Tout public
La voie au-delà des nuages : un bouddhisme
pour notre temps
Sogyal rinpoché (textes réunis par Doris Wolter)
Editions : Accarias-L'Originel - Date de parution : 29/09/2009
N° ISBN : 978-2-86316-170-8 - Prix de
vente : 16,50 €
Présentation du livre par l’éditeur : Dans la continuité de la
transmission de son enseignement, l'auteur aborde ici les thèmes de
l'engagement sur une voie d'éveil, du dressage de l'esprit, des qualités du
maître spirituel, des désirs, de la souffrance, de la servitude, de la mort, de
l'éveil, de l'accomplissement ultime.
Niveau de lecture : Tout public
Bouddha
Editions : Komet - Date de parution : 29/09/2009
N° ISBN : 978-3-7716-4330-0 - Prix de
vente : 39,90 €
Présentation du livre par l’éditeur : La vie du prince Siddharta Gautama
et des principaux boddhisattvas à travers des représentations artistiques et
des décors de sanctuaires de toute l'Asie.
Niveau de lecture : Tout public
Le livre des morts
tibétain : Bardo thödöl chenmo
Padma Sambhava, traduction de Philippe
Cornu
Editions : Buchet Chastel - Date de parution : 08/10/2009
N° ISBN : 978-2-283-02314-3 - Prix de
vente : 30,00 €
Présentation du livre par l’éditeur : La question de l'existence d'une
continuité de la conscience après la mort est posée. C'est un aspect essentiel
de la philosophie indienne depuis l'Antiquité. Six bardos sont décrits, celui
de la vie entre la naissance et le début du processus de la mort, qui inclut
lui-même ceux des rêves et des états
méditatifs, celui du moment de la mort, celui de la réalité, celui du devenir.
Niveau de lecture : Public motivé
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Nichiren un
moine japonais controversé
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Dans
l'histoire du bouddhisme japonais, en particulier, mais aussi du
bouddhisme en général, le nom de Nichiren résonne
étrangement. Fondateur, au XIIIe siècle, d'une école
qui porte son nom, l'histoire a surtout retenu de lui une véhémence
qui lui valut bien des désagréments, tant de la part
du pouvoir politique de son époque que des autres écoles
bouddhistes japonaises, qu'il considérait comme pernicieuses
et qu'il souhaitait voir disparaître... Son nom est aujourd'hui
généralement évoqué en relation avec
l'école Sôka-Gakkai - considérée, comme
une secte par un rapport parlementaire publié en 1996 - l'une
des "nouvelles religions" japonaises, apparues au début
du XXe siècle, qui se réclament de son enseignement. Sur
Internet, en dehors des sites consacrés à la Sôka-Gakkai,
on trouve peu d'informations sur Nichiren. Il nous a semblé
intéressant et utile de reproduire ici des extraits de deux
livres déjà anciens (depuis longtemps épuisés
en librairie), parus en 1930 et 1965, bien avant que le Sôka-Gakkai
ne soit connue en Occident. On y trouvera une présentation,
historique et relativement "neutre", de Nichiren, de sa
doctrine et de sa vie.
A
noter : dans ces deux textes, le terme "secte" est
employé dans son sens étymologique, philosophique
et religieux traditionnel - celui d'une école ayant accompli
une "séparation" -, et n'a rien de la connotation
négative qu'on lui donne aujourd'hui... Pour une meilleure
compréhension, nous avons rajouté quelques précisions
aux textes [entre crochets et en vert]
"Les sectes bouddhiques japonaises"
Emile Steinilber-Oberlin Editions G. Crès et Cie – Paris, 1930
Chapitre XI – "La secte de Nichiren" (pp.261-272)
Fondée, comme son nom l’indique, par Nichiren
(1222-1282), qui fut un grand saint en même temps qu’un grand patriote
japonais, cette secte se réclame d’un seul texte : « Le Lotus de la Bonne Loi »
(japonais :
Myôhorenge-Kyo ; sanscrit : Sadharma-pundarika-sûtra).
La secte Nichiren compte 3650 temples ou monastères dont les plus célèbres sont
ceux d’Ikegami et de Minobu, plus de 9.000 prêtres, 1.400.000 souscripteurs
perpétuels et 38.000 souscripteurs occasionnels ou shintoïstes. Elle a crée 73
oeuvres sociales. Après la mort de son fondateur, il se produisit des
différences d’interprétation en matière de doctrine, d’où la création de neuf
branches dont les souscripteurs perpétuels dépassent le chiffre de 500.000.

Temple
d'Ikégami
Dans la nuit du 13 octobre, anniversaire de la mort
de Nichiren, nous fûmes au temple d’Ikégami. Comme chaque année, à pareille époque,
vingt ou trente mille pèlerins se rendaient au sanctuaire pour y célébrer la
mémoire du Saint. De la station d’Omori jusqu’au Hommonji, de nombreux
cortèges se formaient, sous les feux multicolores des lanternes de papier,
psalmodiant et chantant la formule sacrée de la secte : « Namu-Myoho-Renge-Kyo »
(Adoration au Lotus de la
Vérité parfaite) Le son des tambours de bois et des géta
frappant le sol, rythmaient les voix. La nuit mystique se préparait. Nous
avions visité le Daimoku-Do où des fidèles répétaient cette même formule
et le Shaka-Do où d’autres fidèles passaient, selon l’usage, cette nuit
sainte en prière. Dans le Shoshi-Do, le Hall du Fondateur, les délicieux
concerts d’anges peints sur les murs semblaient accompagner les chants et les
invocations. Derrière l’autel, un artiste inconnu a représenté, avec un art
curieux, les principaux incidents de la vie de Nichiren dont mon maître [M.
Nichisho, bonze de l’école Nichiren, qui sert de guide au narrateur] me conta l’histoire
ainsi qu’il suit :
« Nichiren, me dit-il, naquit en 1222 d’une
famille de pêcheurs, dans un petit village de la province d’Awa, sur ce
littoral du Japon que le soleil dore, avant tout autre, de ses rayons. Quand, enfant, il s’éveillait à l’aurore, à l’heure
où son père apprêtait ses filets de pêche et ses rames, c’est à lui et aux
habitants de cette côte privilégiée que le Soleil envoyait en premier sa
lumière d’or. Il nota, plus tard, dans ses mémoires, combien l’avait impressionné
le soleil levant de son pays. Mystère des influences cosmiques ! La vue de l’Océan
incite au mysticisme, apporte à l’âme des visions prodigieuses : Nichiren
fut un mystique et un visionnaire. Le Soleil est lumière universelle : Nichiren
créa une doctrine religieuse, qui, dans sa pensée, devait être lumière
universelle, c’est-à-dire vérité absolue et destinée à tous les hommes. Il est
né sous le signe du Soleil et sur cette terre nipponne qu’il ne quitta jamais
et qu’il chérit d’un amour ardent. Il fut un grand patriote, passionné pour l’indépendance
et la gloire de son pays alors menacé par les Mongols. Japon et Bouddhisme ne
faisaient qu’un dans son coeur... - Il fut un prophète bouddhiste et nationaliste ? - Oui. Et son mysticisme garda toujours la saveur du
terroir. Sa forte personnalité en fit le fond et la forme, autant que son
érudition. Toute sa pensée se résume ainsi : La vérité est dans « Le Lotus de la Bonne Loi ». C’est au Japon qu’il appartient,
pour son salut et celui de l’humanité, de faire rayonner cette vérité sur la
terre entière. Tant qu’il restera au monde un seul homme non converti au Bouddhisme,
c’est-à-dire non croyant à la vertu efficace du « Lotus », une tache
sombre subsistera sur Bouddha même, lumière du monde. A l’âge de douze ans, Nichiren devint disciple de la
secte Shingon [école bouddhiste tantrique (vajrayâna)
japonaise, fondée au VIIIe siècle par le moine
Kûkai (qui reçut le titre posthume de Kobo Daishi) ; le mot
« shingon », qui signifie « parole vraie » est la traduction
japonaise du mot sanscrit mantra]
dont le mysticisme alimenta son exaltation. Peu d’années après, ayant fait dans
l’étude des textes et de la pensée bouddhique des progrès miraculeux, il était
admis à la prêtrise. C’est alors qu’il adopta le nom bouddhique « Nichiren »,
sous lequel il est devenu célèbre, et qui signifie « Lotus du Soleil ». Pour le
choix de ce nom, aux raisons dont j’ai parlé, s’en joint, dit-on, une autre :
la mère de Nichiren aurait conçu son fils après avoir fait un rêve où lui
étaient apparus un soleil et un lotus merveilleux. Elle en avait conclu que l’enfant
était prédestiné à quelque haute mission de pureté, le lotus étant emblème de
pureté et de lumière.

Nichiren
sauvant l'esprit d'un pauvre homme, pratiquant la pêche au
cormoran
Or, au temps de Nichiren, tout était sombre dans l’histoire
du Japon. Du milieu à la fin du XIIIe siècle, les malheurs se succédaient :
invasions mongoles sur cette terre des dieux, jusqu’alors inviolée, menacée
soudain d’un asservissement honteux; tremblements de terre, épidémies, famine,
nos propres fautes enfin, à nous Japonais, qui avions fait de Kamakura, la
capitale d’alors où régnaient les dictateurs militaires, un théâtre de luttes
fratricides. Les uns offraient leurs services à l’empereur, à Kyoto, les
autres aux Shoguns... Aucune direction unique. Qu’allait devenir le Japon ?
Comme un grand oiseau noir, la mort planait sur le pays. Des comètes apparurent
dans le ciel. La population épouvantée vit dans ce fait le présage d’une catastrophe
finale. Les hommes gémissaient : « Qu’avons-nous fait pour mériter de tels
malheurs? Quels dieux, quels diables en courroux préparent contre nous leur
vengeance ? » Cependant Nichiren étudiait, méditait. Le seul
enseignement de la secte Shingon ne lui suffisait plus. En 1252, il alla au
mont Hiéi pour s’instruire dans la doctrine Tendai, sous la direction des
maîtres les plus autorisés [créée en 805 par le moine
Saichô, l'école Tendai est la
forme qu'a prise au Japon l'école Tiantai, fondée par le chinois Zhiyi
(538-597) ; école idéaliste, fondée sur les traités d'Asanga et de Vasubandhu -
fondateurs indiens de l'école Vijñânavâda - elle tenait le "Sûtra du
Lotus" comme l'expression la plus achevée de l'enseignement du Bouddha].
Mais Nichiren était un esprit trop original pour copier. Une conception
personnelle mûrissait en lui. Dans le courant de sa vie, il révéla au monde sa
Loi des Trois Principes Ésotériques. Chaque fois qu’il parvint à formuler l’un
d’eux, on peut dire que ce fut comme par un éclair de génie, une illumination
soudaine de son esprit, après des années de réflexion.
Voici, exposée sommairement, la doctrine de Nichiren
qui tient dans ces quelques mots « Le Lotus et les Trois
Principes Ésotériques » : A la base, le texte qu’il ne faut jamais perdre de
vue : le Myohorenge-Kyo ou Hokke-Kyo (« Le Lotus de la Bonne Loi ») qui est la vérité unique. Vous savez
qu’au point de vue de la capacité de compréhension des hommes à l’égard de la
pensée pure du Bouddha, les bouddhistes ont admis trois périodes décroissantes,
car les hommes sur ce point ne font aucun progrès, mais, au contraire,
régressent. La première période, appelée période du vrai Bouddhisme, est de
mille ans à partir de la mort de Bouddha. La seconde s’étend sur les mille
années suivantes, c’est la période du Bouddhisme « copié ». La troisième,
période de dégénérescence, commence ensuite : C’est la nôtre, dite période de «
La Loi
postérieure » ou des « Hommes des derniers jours ». Nous sommes trop
corrompus maintenant pour comprendre, par nous-mêmes, toute la lumière de Bouddha.
Un acte de foi est nécessaire dans le texte sacré qui convient aux hommes de
notre temps. Ce texte est « Le Lotus de la Bonne Loi », parole dernière et parfaite du
Bouddha. Les Trois Principes Ésotériques, conçus par Nichiren,
sont, à la fois, la forme pratique sous laquelle tous les hommes, tous sans exception,
peuvent utiliser la sagesse et l’efficace vertu du texte, et l’occasion pour
eux de reprendre conscience du fait qu’ils sont tous sauvables étant tous
formés de spiritualité bouddhique. Naturellement, un esprit supérieur, comme Nichiren,
possède de cette conscience une vision claire, que nous n’avons point. Mais par
l’effet de notre foi sincère dans le « Lotus » et la pratique des Trois
Principes Ésotériques, l’ignorant comme l’intelligent peuvent prétendre au
salut définitif, à la paix absolue du coeur, au Néhan (Nirvâna). Ces Trois Principes Ésotériques sont : 1° L’énoncé du Titre sacré : « Namu Myoho-renge-Kyo »
(adoration au Lotus de la
Vérité parfaite) ; 2° la représentation graphique et symbolique de l’Être
Suprême ; 3° le foyer du rayonnement universel du Bouddhisme. On les appelle : Daimoku (Titre), Honzo (Objet du
culte) et Kaïdan (Estrade d’où l’on proclame les principes bouddhiques).

Intérieur
du temple d'Ikégami - autel principal
- Dois-je comprendre, dis-je, qu’il s’agit de simples
formules, répétitions mécaniques d’un titre de sûtra, ou d’une pensée profonde
qui m’échappe ? - Les deux. Qui veut conquérir les âmes doit
concentrer sa pensée en formules, procédé politique. Mais ces formules doivent
être comme autant de morceaux de la vérité, si bien que, réunies, elles ne
représentent pas, elles sont la vérité. L’identité d’essence des choses spirituelles
bouddhiques fait que la vérité a deux faces: l’inexprimable et l’exprimé. L’aspect
de la seconde, qui permet à l’homme le plus ignorant de participer à l’oeuvre de salut bouddhique, n’en
change pas le fond qui est la lumière de Bouddha. C’est pour cela que ces
trois Principes sont trois Mystères et ne sont pas seulement des mots. Ils s’identifient
à la vérité. - Ces Trois Principes Ésotériques ont-ils un
fondement dans un texte ? - Oui, le génie de Nichiren les dégagea du chapitre
du « Lotus », intitulé « Durée de la
Vie du Tathâgata », où toute la doctrine se trouve cachée
comme le diamant dans la terre. On y lit, en effet, la permanence des trois
corps de Bouddha : le corps spirituel (sanscrit : DharmaKâya), le
corps de béatitude (sanscrit : Sambhoga-Kâya) et le corps de
transformation (sanscrit : Nirmana-Kâya) d’où procèdent la vertu
mystique des trois Principes Ésotériques par l’effet du « pouvoir surnaturel
du Tathâgata ». Tout à l’heure, devant la vasque d’eau lustrale, je vous
disais : « L’eau peut être liquide, vapeur, nuage, neige ou glace, elle reste
toujours identique en son essence ». De même la lumière de Bouddha peut être :
sagesse, essence du cosmos, pensée d’un texte, formules de ce texte, elle reste
toujours lumière de Bouddha. - Je
voudrais des précisions sur chacun des Trois Principes Ésotériques ou Mystères
de Nichiren. - Je
viens de parler du premier et nous le voyons en action ce soir. C’est la
formule de valeur mystique : Namu-Myoho-renge-Kyo… »
La foule des pèlerins psalmodiait: «
Namu-Myoho-renge-Kyo ! » On eut dit le bruit de la mer. Je me laissai
gagner par cette vague mystique qui montait, montait, portant en elle un état
de conscience inconnu aux Occidentaux, toujours sceptiques : la conviction
absolue. Fanatisme dira-t-on ? Je
réponds que le terme juste qui qualifierait la conviction absolue n’existe pas
en français. N’en ayant pas la chose, comment aurions-nous le mot ? Cependant l’immense
cortège des pèlerins aux mille lanternes de papier, roses, vertes, jaunes,
pénétrait dans l’enceinte sacrée. Certaines de ces lanternes présentaient des
formes bizarres, représentaient des bateaux, des maisons, des fleurs. Des
milliers d’autres constellaient la nuit d’étoiles. Et le chant des pèlerins s’enflait,
toujours plus fort. Il me sembla
que le monde entier, toutes les étoiles du ciel chantaient : «
Namu-Myoho-renge-Kyo ! » Rien n’est sot comme l’orgueil de ne pas
comprendre. Je ne veux pas être, ce soir, ce sot. Avec humilité, à côté du bon
prêtre qui me donne l’exemple et le ton, je psalmodie : Namu-Myoho-renge-Kyo...
« Le second Principe ou Mystère, continue le
prêtre, est le symbole graphique de l’Être Suprême qui synthétise le tout dont
nous faisons partie et met en lumière ce fait essentiel pour notre salut, à
savoir que tous les êtres vivants sont de même nature que Bouddha. Bouddha est
l’univers même. C’est pourquoi Nichiren imagina un graphique comportant
essentiellement, au centre, les mots : Myoho-renge-Kyo, autour duquel sont
groupés les noms de tout ce qui existe. Le troisième Principe ou Mystère, le
Kaïdan (estrade), est le lieu d’où la doctrine doit illuminer le monde, et,
pour chacun de nous, c’est notre corps dont les paroles et les actes doivent
propager dans notre rayon la foi bouddhique. Ce lieu d’élite devait être un
monastère que Nichiren avait projeté de fonder sur les flancs du Fuji, la
montagne sacrée »...
Nous étions parvenus près du Katsu-Do, la pagode
reliquaire, dont les flancs arrondis reposent sur une immense fleur de lotus en
pierre. Les clameurs des pèlerins reprenaient de plus belle : « Namu-Myohorenge-Kyo !
Namu-Myoho-renge-Kyo ! »
Le
"mandala" de Nichiren En son centre, la
formule Namu-Myoho-renge-Kyo
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Le bonze poursuivit :
« J’ai interrompu tout à l’heure ma biographie
sommaire de Nichiren pour exposer en bloc et élémentairement sa doctrine. Je
reprends mon récit : à l’âge de trente ans, notre saint prophète, après
avoir longuement médité, était parvenu à cette conviction que la cause du mal
dont souffrait le Japon - invasion, famine, etc. - était la méconnaissance de
la vraie doctrine de Bouddha telle qu’elle est exprimée dans le Lotus, vérité unique, complète, et en
particulier la sophistication des purs préceptes bouddhiques, conséquence des
erreurs de l’enseignement de Hônen, [fondateur] des
sectes de la Terre-Pure [qui prônent l’hommage au Bouddha Amida, par la récitation de
son nom, en vue de renaître dans sa Terre Pure de l’ouest, où l’Eveil est
accessible à tous ; on dénomme souvent cette école Amidisme], et de la secte Zen. On a reproché à Nichiren son
fanatisme : n’oublions pas qu’il fut, à une époque critique, un patriote
enflammé, rappelant justement à ses concitoyens que, pour faire face au péril,
il leur fallait recréer leur unité politique nationale et que celle-ci ne
serait viable dans les institutions qu’à la condition d’être aussi dans les coeurs.
La multiplicité des sectes religieuses divisaient la nation. Or, la vérité est
Une : Un seul gouvernement, une seule doctrine religieuse. L’unité politique et
morale seule sauverait le pays. Il consigna ses vues dans une remontrance qu’il
adressa au Gouvernement, intitulée « Le livre de la Loi droite et du salut
national » (Risoho-Ankoku-ron).
Les sectes pratiquant le culte d’Amida et Hônen spécialement, disait-il, ont
dénaturé et trahi le Bouddhisme. Elles ont, sans droit et pernicieusement, habitué
le peuple à substituer au nom de Bouddha [Gautama
Shakyamuni] un autre nom [celui du Bouddha
Amida]. Les enseignements de l’ancien Bouddhisme et de Dengyo-Daishi [autre nom de Saichô, fondateur de l’école Tendai] ont
été volontairement refoulés, piétinés. La secte Zen, à cause de ses extravagances
individuelles, n’est qu’une « invention du diable ». La secte Shingon est «
traître au pays ». Il conjurait le gouvernement d’intervenir, d’interdire les
cultes menteurs, d’installer définitivement la vraie doctrine du « Lotus » et
de rétablir, avec l’unité politique, l’unité spirituelle du Japon. A la même
époque, il formulait le premier Principe ou Mystère.
En 1253, Nichiren
décide de commencer sa campagne pour le triomphe de ses idées. Il se rend au
monastère où il avait passé sa jeunesse, dans le but de convertir ses anciens
maîtres et collègues. Assis devant lui, dans l’attitude de la méditation, les
religieux attendent sa communication. Avec sa franchise et sa véhémence
habituelles, Nichiren expose sa foi et déchire les autres sectes. L’auditoire
s’étonne, puis s’alarme et se révolte. On prend Nichiren pour un fou ou tout au
moins un orgueilleux, un maniaque. Honni, banni de tous, le prophète descend la
montagne qu’il gravissait plein de joie quelques heures auparavant et se rend à
Kamakura : il y sommera le gouvernement d’avoir à remplir son devoir et fera
appel au peuple, directement, dans la rue. A Kamakura, le
gouvernement, indisposé par la violence de son langage, excite en secret la population
contre lui. Le Prophète clamait dans les rues : « Malheur à ceux qui ont
déformé la vraie Doctrine ; ils sont cause des malheurs du pays. D’autres
catastrophes vous attendent, si vous n’acceptez la Lumière » ou encore «
Éveillez-vous ! Éveillez-vous ! les hommes, éveillez-vous... et regardez:
il n’y a qu’une vérité, non plusieurs. Vit-on jamais un homme avoir deux pères
ou deux mères ? Regardez le ciel sur vos têtes : il n’est qu’un seul
Soleil ». Mais la foule lui jette des pierres, des tuiles, et tente de l’assassiner.
Nichiren échappe à la mort à la faveur de la nuit. Il erre, alors, dans
les bois et la campagne environnant Kamakura. Il y retrouve sa chère solitude. Il aimait la solitude : il y puisait une force secrète. Toute
sa vie fut un rythme de méditation solitaire et d’action énergique. Le soir, le
bruit du vent dans les feuilles ou du ruisseau sous la mousse, le chant
délicieux des insectes, sous la
Lune, lui apportaient de mystérieux encouragements. Quelques
mois plus tard, il revient à Kamakura et y reprend ses prédications avec la
même intransigeance. Excédé, le Régent Hojô-Tokiyori l’exile dans la péninsule
d’Izu, où il retrouve sa solitude. Il y
mène une pauvre existence, privé du nécessaire, mais sa pensée poursuit son
rêve, bercée par la grande voix des flots. Devant l’immensité dont la vue l’exalte,
il prend pleinement conscience de sa mission dans le monde et rédige son plan d’action.
N’est-il pas un des saints annoncés pour les derniers temps, une émanation de
Bouddha ?

Nichiren
calmant une tempête en mer
Retour d’exil, après trois ans, il poursuit sa
campagne avec la même intransigeance. Nichiren est un roc, qu’aucune tempête ne
peut abattre. Comme le soldat japonais, il ne se rend jamais, ne se décourage
jamais, ne compose jamais. La vérité est Une, pense-t-il, il faut être avec
elle, de toute son âme, ou contre elle. D’ardents disciples lui font cortège.
De nombreux ennemis le persécutent. Le Prophète dénonce les erreurs, ameute
les passants. La populace veut l’empêcher de parler. Il parle tout de même et
plus violemment encore. On persuade alors le Régent Tokimune que Nichiren n’est
qu’un perturbateur dont les agissements sont contraires aux intérêts de l’État.
Le Régent ordonne l’arrestation du Prophète qui est jeté dans une prison souterraine
avec six de ses plus fidèles disciples. Nichiren est condamné à mort.
L’exécution doit avoir lieu le douzième jour du neuvième mois de l’année 1271. A l’instant où le
bourreau lève son sabre - Miracle ! - un orage éclate et, dans le ciel
fulgurant, un globe de feu passe dans les airs répandant sur les assistants une
lumière aveuglante. L’arme tombe des mains du bourreau tremblant et convaincu
qu’il allait tuer un Saint. Le désarroi s’empare des exécuteurs. Déjà
impressionné par un rêve antérieur, le Régent Tokimune ordonne que le condamné
ait la vie sauve. Le Prophète sera exilé dans le nord, à l’île de Sato.
Espérait-on que la rigueur du climat et les privations auraient raison de cet
homme extraordinaire ? Nichiren passe sur les flots d’une mer orageuse et
débarque dans l’île, l’esprit calme : il songe à ce qu’il a fait, à ce qui
reste à faire. Sous le toit d’une misérable hutte, par l’hiver glacial, sans
feu, sans nourriture, quand la neige tombe : Nichiren médite. Il ne s’appartint
jamais ; il ne se vit pas vivre : il fut l’homme d’une cause. Tout
autre, à sa place serait mort, mais l’esprit lumineux de Bouddha habitait en lui
: il donne tranquillement forme à sa conception du second Mystère : le
Symbole graphique de l’Être suprême. Et ceci aussi est miraculeux.

Nichiren
en exil sur l'île de Sado
En 1274, le Prophète est gracié. Il retourne à Kamakura
où la population lui réserve un accueil triomphal. Le Gouvernement, changeant
sa tactique, cherche à le gagner, lui offre son patronage officiel. Nichiren
refuse. Il se retire à Minobu, sur les pentes ouest du Fuji où, seul dans une
cabane, il médite son troisième Mystère : fonder l’Église bouddhique
universelle. Des disciples enthousiastes viennent le voir et recueillir de ses
lèvres le mot d’ordre. Il charge l’un d’eux de choisir, au pied du mont sacré,
l’emplacement du futur monastère d’où la vérité devra partir et rayonner sur le
monde, et son coeur se délecte à l’idée que le Japon est appelé à remplir cette
mission sublime ! En 1282, alors qu’il atteignait sa soixante et unième année, Nichiren
s’étant rendu ici, à Ikegami, tomba gravement malade. Il comprit que l’heure
était arrivée pour lui de quitter ce monde d’illusions et d’ombres. Le
treizième jour de la dixième lune, et c’est pourquoi nous sommes ici, ce soir,
en compagnie de ces milliers de pèlerins, à minuit, il pria ses disciples de s’approcher
de lui. Voici l’endroit où s’élevait la maison dans laquelle il mourut, marquée
par un reliquaire, le pilier contre lequel il s’appuya durant ses derniers
moments. Nichiren, l’âme sereine, récita ce passage célèbre du « Lotus » : « les vers de l’Éternité » que son
entourage avec lui psalmodia en choeur. Puis, il ferma les yeux pour toujours.
»

temple
de Minobu (photographie du XIXe siècle)
« Namu-Myoho-renge-Kyô », chantaient des
milliers de voix dans la nuit, au son des tambours de bois. Tous ces chants, ce
bruit avaient déclenché en moi je ne sais quelle puissance d’évocation. Je crus
voir le Prophète, lancer ses imprécations, comme Ezéchiel, puis révéler à toute
la terre la sagesse du Lotus. Devant
les milliers de feux de lanternes éclairant la foule en délire, je songeai à
cette légende que me conta un pèlerin : Quand Nichiren parlait, la nuit,
les étoiles descendaient du ciel et se suspendaient aux branches pour l’écouter.
Des sceptiques prétendirent que ce n’étaient pas des étoiles, mais des lucioles.
Mais les sages jugèrent que ces points lumineux n’étaient ni des étoiles, ni
des lucioles, mais des milliers de Bouddhas, venus des dix Directions, pour
entendre la parole du Prophète !...
"Le
bouddhisme japonais" Textes fondamentaux : Hônen, Shiran, Nichiren et Dôgen
Georges
Renondeau éditions Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, Paris, 1965
Extrait de l’introduction
aux oeuvres de Nichiren (pp.179-180)

[…] Nichiren a
laissé une oeuvre écrite qui est considérable : plus de quatre cents documents
ont été recueillis. Toutefois, aucun de ces derniers ne constitue un exposé de
sa doctrine. C’est dans l’ensemble de ses écrits qu’il faut chercher les
principes de cette dernière, mais c’est surtout le Kaimokushô, le Kwanjin honzon
shô, et le Hokke shuyôshô [« Traité sur l’essentiel du Lotus »] qui
les contiennent ; ils y sont noyés, comme dans toute son oeuvre, au milieu
d’incessantes répétitions. Pour Nichiren, une seule écriture compte : le Sûtra du Lotus de la Loi merveilleuse. Il a été
guidé dans son choix par les commentaires de ce sûtra préchés par Tche-yi, le
fondateur de la secte T’ien-t’ai, et repris par Tchan-jan, le sixième
patriarche de la secte, puis, par Dengyô Daishi, qui fonda la secte Tendai au
Japon. Les deux grands dogmes de la doctrine commune à ces moines sont les suivants :
1° Tout être
possède en lui la Nature
de Buddha ; notre incompréhension ou notre mauvaise volonté s’opposent à
son épanouissement ; il appartient
à chacun de comprendre qu’elle
est en lui, puis de la dégager de sa gangue. Cette libération pourra demander
un temps extrêmement long, un nombre de morts et de renaissances incalculable,
mais que l’échéance soit proche ou lointaine elle arrivera infailliblement,
autrement dit tous les êtres, quel qu’ait été leur passé, parviendront à
l’état de buddha.
2° A cette
première proposition s’ajoute celle-ci qui lui est étroitement liée : le
Buddha est éternel, il n’a pas connu de commencement et ne connaîtra pas de
fin. Il apparaît de temps en temps dans le monde sous une forme telle que
Çâkyamuni pour enseigner les êtres et les aider à opérer leur délivrance. En résumé, tous les
êtres de l’univers participent de la
Nature d’un être éternel qui est le Buddha et après une
évolution convenable ils deviennent identiques au Buddha.
Mais à
ces données, Nichiren a ajouté un
apport personnel qu’il a appelé ses « trois Lois ésotériques ».
La première
est une représentation de l’objet de la vénération (honzon) des fidèles. Tandis
que les autres sectes ont généralement pris des buddha pour honzon : Amida, Vairocana ; il n’était pas
facile à Nichiren de proposer aux
fidèles un buddha universel ; il a donc composé un mandala portant en son
centre le titre du sûtra : Myôhôrengekyô
entouré des noms de Çâkyamuni, de divers buddha et bodhisattva ; ce n’est
donc pas l’image d’un personnage, c’est un ensemble symbolique.
La deuxième
est une formule : « Namu
myôhôrengekyô » (Adoration au
Sûtra de la Loi
merveilleuse), qui est une
profession de foi dont la récitation est le témoignage le plus élémentaire de
la croyance.
La troisième
consistait à transformer le
Japon revenu à la Bonne Loi en une plate-forme de rayonnement de la foi
à travers le monde. Il n’eut
pas le temps de lui donner corps, mais elle témoigne du patriotisme ardent qui
l’animait.
La secte de
Nichiren a conservé la combativité de son fondateur. Le troisième article de
son programme a valu à Nichiren
d’être interprété par les ultranationalistes d’avant la dernière guerre mondiale
au point de vue temporel et non pas seulement religieux : le Japon devait devenir réellement le centre
du monde dans l’océan Pacifique. La secte en est arrivée à compter six ou sept millions d’adeptes. Au
nombre des « religions nouvelles » s’inscrivent près d’une dizaine de sociétés religieuses qui s’apparentent
à Nichiren et se basent sur le
Sûtra du Lotus (Hokekyô) [parmi elles, la plus connue
est l'école Sôka Gakkai, « Société pour
la création de valeurs », aujourd’hui baptisée « Association
cultuelle Soka du bouddhisme Nichiren »]. Elles comptent, de leur côté, quatre ou cinq millions d’adeptes.
Telle est la vitalité de la
secte de Nichiren ou de ses dérivés.
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