"micro-hebdo" de l'UBE  -  N°12
    16 novembre
    2002
     

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    Actualité de l'UBE

  • samedi 23 novembre
    Le Kâlâma-sutta, cours de Dominique Trotignon, au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris (Métro : Montparnasse)
    Dans le cadre du cycle de cours Etude de Textes de l'Université Bouddhique Européenne.
    Renseignements : UBE - Tél. 01.46.55.33.19 - email : ube@club-internet.fr.  
    Ce texte est sans doute aujourd'hui l'un des plus célèbres du bouddhisme ancien. Le Bouddha y incite les Kâlâma à ne pas croire les discours religieux seulement en raison d'un principe d'autorité, de la croyance ou à la suite de raisonnements intellectuels, mais en se fondant aussi sur leur expérience personnelle. Il évoque ensuite les principales étapes du cheminement d'un disciple du Bouddha. 
     
  • 5 week-ends de stage en Provence :
    "Introduction générale au bouddhisme"
    L'Université Bouddhique Européenne propose, de janvier à juin 2003, son cours "Introduction au bouddhisme" sous la forme de cinq stages d'un week-end.
    Ces stages se dérouleront au Centre Bouddhique d'Etude et de Méditation "Le Refuge", à Eguilles, près d'Aix-en-Provence.
    Pour plus de renseignements, consulter la page "Actualités"
     


    Actualité du bouddhisme
    (quelques rendez-vous, extraits de l'
    agenda)

    à savoir :
    la page index du site de l'UBE propose désormais
    des informations d'actualité, mises à jour régulièrement.

    lundi 18 novembre
    Conférence sur « L'infini pouvoir de guérison de l'esprit », par Tulku Thondup, salle Adyar, 4 square Rapp, 75007 Paris, à 20 h. Lama tibétain de l'école Nyinmapa, Tulku Thondup, est l'auteur de « L'Infini Pouvoir de Guérison de L'esprit » et de « Une source inépuisable de guérison et de paix », parus aux éditions Courrier du Livre. Renseignement : Rigpa Paris, 6 bis rue Vergniaud 92300 Levallois-Perret. Tél. 01.46.39.01.02.

    vendredi 22 et samedi 23 novembre
    Conférence (le vendredi soir) suivie d'une journée de zazen (le samedi),  avec Jôshin Sensei, à Grenoble. Renseignements : La Demeure sans Limites, Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél. 04.75.30.13.62.

    samedi 23 et dimanche 24 novembre
    Week-end découverte du bouddhisme Reiyukai
    .
    Renseignements : Centre Reiyukai,  41 boulevard Meusnier de Querlon  44000 Nantes  Tél. 02.40.59.18.17. (e-mail : contacts@reiyukai.asso.fr).  

    => voir ci-dessous

    du vendredi 22 au dimanche 24 novembre
    Bouddha et roi : introduction au Bouddhisme Shambhala. Enseignement dispensé par l'Acharya Jeremy Hayward, à Paris. Renseignements : Centre Shambhala de Paris, 23-25 rue Titon 75011 Paris. Tél. 01.43.73.65.77.

    samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre
    Journées d'étude et
    de méditation, dans la tradition des "moines de forêt" du Theravâda (lignée d'Ajahn Chah), à Mâcon. Renseignements : Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma", c/o Michel-Henri Dufour, 278 rue Carnot 71000 Mâcon. Tél. 03.85.39.46.97.

    lundi 2 décembre
    Les religions et le mystère de la vie. Rencontre animée par Jean-Paul Guetny (directeur de "Actualité des religions"), Philippe Cornu (président de l'UBE), Olivier de Dinechin (membre du Comité consultatif d'éthique), Raphaël Draï (président de l'Institut d'études hébraïques), à 18h30, à la BPI du Centre Pompidou, rue Saint-Martin (place Georges-Pompidou), 75004 Paris.

     



    Le bouddhisme Reiyukai

    "Comment réaliser le Dharma du Bouddha et permettre à tous les êtres vivants de progresser aussi vers cette réalisation ?"
    En gardant constamment à l'esprit cette aspiration, les membres du Reiyukai avancent sur ce chemin en se reliant au Bouddha et aux grands bodhisattvas.
    Inspirés par la récitation, en français, du Soutra du Lotus, ils accomplissent les pratiques de bodhisattva, telles quelles sont présentées dans ce Soutra, dans leur vie quotidienne, au sein des relations karmiques de leur existence.

    Guidés par leurs aînés dans la pratique, ils transmettent leur progression sur la Voie du Bouddha au cours de diverses réunions organisées à cet effet, tel le Week-end  Reiyukai des 23 et 24 novembre 2002, au cours duquel les personnes intéressées peuvent venir découvrir cette pratique du bouddhisme Mahayana. 

     



    Les rituels tibétains
    autour du "Manuscrit d'Or" du Ve Dalai-Lama

    Le texte que nous repduisons ci-dessous est extrait du dossier de presse
    de l'exposition proposée par le Musée National des Arts Asiatiques Guimet,
    depuis le 6 novembre 2002 jusqu'au 24 février 2003
     

    Le Manuscrit des « Visions secrètes » ou « Manuscrit d'Or ».

     

    Les oeuvres complètes du Ve Dalaï Lama comportent 25 volumes, quatre d'entre eux étant considérés comme secrets car ils concernent des pratiques ésotériques de l'école nyingmapa. L'un de ses ouvrages les plus remarquables, la « Biographie secrète et scellée » ou Gyachen, n'est pas inclus dans le catalogue officiel de ses écrits. Pièce majeure de la donation Lionel Fournier, le « Manuscrit d'Or », réalisé entre 1674 et 1681, en contient le résumé.
    C'est dans le texte principal du « Manuscrit », intitulé «Visions et leur signification», ainsi que dans un second texte plus court, que sont relatées les nombreuses expériences visionnaires du Ve Dalaï Lama. 
    De par leur nature, ces écrits n'étaient pas destinés au commun des lecteurs mais à un cercle étroit d'initiés et ils ne furent jamais imprimés. En revanche, plusieurs versions manuscrites des « Visions secrètes » sont connues, notamment à l'Institut des Etudes Orientales de Saint-Pétersburg, au monastère de Hémis (Ladakh, Inde) et à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

    Le Ve Dalai-Lama
    miniature extraite
    du "Manuscrit d'Or".
    Illustration tirée du
    catalogue de l'exposition

    L'ouvrage comporte 184 feuillets réunissant 16 textes et 67 illustrations, inspirées par les visions et les instructions que reçut, lors de celles-ci, le Ve Dalaï Lama sur la façon d'accomplir les pratiques rituelles ésotériques liées aux divinités qui lui apparaissaient. Les planches figurent non pas les personnages eux-mêmes mais les dispositifs complexes et variés nécessaires aux cérémonies, le « Manuscrit » contenant la description de 25 rituels.
    Les objets rituels tiennent donc une place essentielle dans ces représentations. Ils sont vus en perspective plongeante et souvent identifiés par des inscriptions. S'y ajoutent les images de :
    - mandala, diagrammes de forme circulaire symbolisant le domaine sacré d'une divinité, utilisés dans les rituels et la méditation ;
    - çakra, qui désignent ici des « charmes » de protection ayant la forme de roues, utilisés contre les esprits hostiles ;
    - linga ou « effigies » au corps humain, symboles des passions, des ennemis intérieurs et extérieurs à subjuguer, maintenues dans des triangles matérialisant l'aire sacrificielle.
    De nombreuses torma, gâteaux de pâte colorée de forme conique, cernées de flammes, symbolisant les divinités, sont placées dans de grandes coupes posées sur des tripodes ; divers types d'offrandes sont aussi présentées dans des coupes crâniennes.
    L'artiste auteur des illustrations était un tantriste, c'est-à-dire un religieux marié, du nom de Guru Tamgrin et le calligraphe du texte à l'or un moine nommé Netsun Jamyang Tenzin.

    Les objets rituels du bouddhisme tibétain

    Planche 43 du "Manuscrit d'Or" présentant les objets rituels utilisés pour repousser
    les esprits maléfiques
    (Illustration tirée du
    Catalogue de l'exposition)

    Les instruments manipulés durant les rituels sont des « outils » qui aident à la concentration du pratiquant. Leur emploi est subordonné à une initiation préalable dispensée par un maître et leur usage s'accompagne de la récitation de syllabes sacrées (mantra) et de gestes symboliques (mudra). Des mantra sont inscrits sur certains objets eux-mêmes. La transmission d'objets rituels de maîtres à disciples s'effectue parfois au sein d'une lignée, à travers un temps très long.
    Ces objets sont d'une grande diversité, liée à celle de rites nombreux et complexes. La lutte contre les forces qui s'opposent à la Libération et à l'Illumination de l'être étant un difficile combat, il s'agit souvent d'armes, munies de lames ou de pointes. D'autres objets ont une fonction sonore, le son occupant une place majeure dans les rituels. Certains participent aux cérémonies en tant que supports physiques des offrandes, tels les tripodes ou les coupes, les récipients à eau, ou comme support mental, telles les cartes d'initiation (tsakali).
    La fabrication, les proportions, l'utilisation rituelle de ces instruments répondent à des règles précises. De même, les matériaux utilisés sont liés au type de rituel pratiqué. La tradition tibétaine prescrit par exemple le fer météoritique pour les vajra (foudres-diamant) et armes destinées aux rites d'expulsion du mal. L'objet rituel dans son ensemble, de même que les différentes parties qui le constituent ainsi que sa matière et ses proportions, sont empreints d'un symbolisme extérieur, intérieur et secret, d'une grande richesse. Sa structure et les nombres sur lesquels celle-ci est basée renvoient à la conception indo-tibétaine de l'univers ou à divers concepts du bouddhisme tantrique ou plus ancien.
    Les armes rituelles sont des instruments symboliques de transformation et de libération. En transperçant l'effigie de sa dague, l'officiant, dans un esprit de compassion, la libère des éléments négatifs qu'elle contient en lui enlevant son enveloppe corporelle démoniaque. Ces instruments sont tenus dans l'iconographie par diverses catégories d'êtres du panthéon qu'ils contribuent à identifier. Bien que la plupart aient une origine indienne, ils ont trouvé au Tibet un lieu privilégié de développement formel et stylistique qui fut porté à son plus haut degré.
    La plupart des objets rituels subsistant actuellement ne semblent pas antérieurs au XII
    e - XIIIe siècle, époque à laquelle le bouddhisme connut au Tibet un développement considérable.
    La plupart des objets présentés dans le cadre de l'exposition figurent sur les illustrations du « Manuscrit d'Or ».

    En savoir plus

  • Pour plus de renseignements sur l'exposition => site Internet du Musée Guimet
     
    à lire :
  • « Visions secrètes du Cinquième Dalaï Lama : Le Manuscrit d'Or », Samten G. Karmay, traduction Lionel Fournier, Eds Findakly, Paris 1999, 192 p., illustrations couleurs.
  • « Un homme et un destin : le cinquième Dalaï-Lama et la réunification du Tibet », in F. Pommaret (éd.), « Lhasa, lieu du divin », Editions Olizane, Genève, 1997.
  • Le catalogue de l'exposition : « Rituels tibétains - Vision secrètes du Ve Dalaï- Lama »
    éditions de la Réunion des Musées Nationaux (diffusion : Le Seuil). Prix : 45 euros
    Outre la présentation de 172 pièces de l'exposition, l'ouvrage comporte sept articles de :
    • Samten Karmay : Le Ve Dalai-Lama et le Tibet au XVIIe siècle ; Le "Manuscrit dOr" de la donation Lionel Fournier ; Les rituels bouddhiques mentionnés dans le "Manuscrit d'Or"
    • Vladimir Uspensky : Le texte des "Visions secrètes" du Ve Dalai-Lma et sa diffusion dans l'espace du bouddhisme tibétain
    • Philippe Cornu : Padmasambhava, les Nyingmapa et leur influence sur le Ve Dalai-Lama
    • Amy Heller : Les nagthang [peintures sur fond noir] et les divinités protectrices
    • Nathalie Bazin : Les objets rituels du bouddhisme tibétain