
"micro-hebdo"
de l'UBE - N°14 16 décembre 2002
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numéros
Actualités de l'UBE
samedi
21 décembre L'école tantrique sino-japonaise Tiantaï /
Tendaï, cours de Jérôme Ducor, au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard
75006 Paris, de 15 h à 18 h, dans le cadre du cycle de cours de Niveau 2 de
l'Université Bouddhique Européenne. Renseignements : UBE - Tél. 01.46.55.33.19
mardi 7 janvier Le bouddhisme en Occident est-il orthodoxe ?
Soirée-débat, avec Philippe Cornu, Eric Rommeluère, Dominique Trotignon de
l'Université Bouddhique Européenne, Michel Fédou et Paul Magnin, du Centre
Sèvres. De 19 h 30 à 21 h 30, au Centre Sèvres (Facultés Jésuites de
Paris), 35 bis rue de Sèvres 75006 Paris. Téléphone : 01.44.39.75.00.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
à
savoir : la
page index
du site de l'UBE propose désormais des informations
d'actualité, mises à jour régulièrement.
du samedi 21 au mardi 24 décembre Retraite
Semdrel - Du pardon au lâcher prise, avec lama Puntso, lama Shédroup et anila Trinlé.
Renseignements : Dhagpo Kagyu Ling, Landrevie, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère. Tél.
05.53.50.70.75.
du jeudi 26 décembre au 1er
janvier 2003 Tchènrézi, la vision de compassion, séminaire de Lama
Denys. Renseignements : Institut Karma Ling, Hameau de St Hugon,
73110 Arvillard. Tel : 04.79.25.78.00.
du vendredi 27 décembre au mercredi
1er janvier 2003 Session zen sôto, à La
Gendronnière, avec Raphaël Triet. Renseignements : Association Zen
Internationale - Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél.
02.54.44.04.86 (voir aussi, pour le calendrier général des sesshins organisées
dans de nombreuses villes de province, la page sesshin du site de
l'AZI). du samedi 28 décembre au jeudi 2 janvier
2003 Retraite sôtô zen.
Renseignements : La
Demeure sans Limites, Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél. 04.75.30.13.62.
du vendredi 3 au dimanche 5 janvier Explication de la
pratique de Vajra Yogini, par Guéshé Lobsang Tengyé. Renseignements :
Monastère
Nalanda, Rouzegas 81500 Labastide-Saint-Georges. Tél. 05.63.58.02.25.
Le
site archéologique de Sâñchî

Situé
à peu près au centre de la péninsule, dans
la région de l'Avanti, le site de Sâñchî se trouve à proximité du fleuve Narbada, à mi-chemin de la vallée
moyenne du Gange (où vécut et enseigna le Bouddha)
et de la côte ouest de l'Inde. Cette région
connut le bouddhisme dès le vivant même du Bouddha, grâce à l'un de ses disciples
nommé Mahâ Kâtyâyana, auquel on attribue plusieurs
ouvrages d'exégèse et des traités grammaticaux. Inclus
dans le grand royaume du Magadha, à l'époque du
roi Asoka (IIIe sièce avant Jésus-Christ), l'Avanti
fut un foyer important de développement et de diffusion
du bouddhisme. Sâñchî est notamment connue, à cette époque,
pour être la ville de naissance de deux
des enfants les plus célèbres du roi Asoka, Mahinda
et Sanghamittâ, qui porteront le bouddhisme dans
l'île de Ceylan (Sri-Lanka). Certains
chercheurs pensent même que le dialecte de cette région
serait à l'origine de la langue pâlie dans laquelle fut consigné
le premier canon écrit du bouddhisme, à Ceylan,
quelques siècles plus tard (et qui reste, encore aujourd'hui,
la langue de référence de l'école Theravâda).
Le
site archéologique compte une
cinquantaine de monuments : stûpa-reliquaires,
monuments commémoratfs (caitiya),
piliers gravés et ornés, temples (caitiyagriha)
et monastères (sanghârâma).
Les plus anciens ont été édifiés
à l'époque du roi Asoka, les plus récents
au XIe siècle après Jésus-Christ. Parmi
les plus célèbres de ces monuments, de l'époque
d'Asoka (vers 250 av. J.-C.) date notamment le grand stûpa
[voir ci-dessous] ; de
l'époque Sunga (vers 100 av. J.-C.) le stûpa
dit "n° 3" [illustration], dans lequel on a découvert
deux coffrets-reliquaires contenant les restes mortuaires de
deux disciples du Bouddha particulièrement vénérés : Sâriputra et Maudgalyâyana. C'est à une époque
plus récente (vers 20 av. J.-C.) que ces deux stûpa
furent complétés par de grands portails sculptés
(torana) qui figurent parmi les
plus beaux exemples de la sculpture dite de "l'école
ancienne" [voir ci-dessous] .
=>
en savoir plus
Le
grand stûpa
de Sâñchî

Haut de 13 mètres et d'un diamètre
de 32 mètres, le grand stûpa de Sâñchî est le plus ancien
monument bouddhique existant actuellement. Il n'était
constitué, au départ, que d'une simple structure
de briques et de terre, construite sur ordre du roi Asoka (vers
250 av. J.-C.) ; il n'a reçu sa taille actuelle qu'à
l'époque Sunga (vers 100 av. J.-C.), par rajout d'une
structure de pierre, et fut complété à
la même époque par la balustrade
(vedikâ) non sculptée qui délimite l'aire de circumambulation
[marque d'un respect profond, la circumambulation consiste à
tourner autour d'une personne ou d'un monument qu'on veut honorer,
généralement trois fois de suite, en le tenant
toujours à sa droite]. Le Grand Stûpa
est tout à fait caractéristique du style indien
de ce monument emblématique du bouddhisme qui, au cours
des siècles, évoluera selon les régions
d'implantation du bouddhisme pour donner naissance aux chorten
tibétain ou aux "pagodes" d'Extrême-Orient. Il
se compose d'un dôme hémisphérique plein
(anda), au sein duquel peuvent
avoir été déposées des reliques,
surmonté d'un (ou plusieurs) parasol (chattra),
symbole de royauté. Cette hampe sera, plus tard, entouré
d'une sorte de kiosque carré (harmikâ). Le
monument repose sur une large terrasse circulaire (medhi),
ici doublée d'une balustrade. Percée, à
l'origine, d'une seule porte d'entrée, on y ménagea
finalement quatre accès en chicane (afin d'en interdire
l'entrée aux esprits "mauvais", dont la caractéristique
est de ne se déplacer qu'en ligne droite !...), décorés
de quatre portails monumentaux (torana),
aux quatre points cardinaux. Ces torana, haut
d'une dizaine de mètres, sont entièrement sculptés,
en rond-de-bosse et en bas-reliefs, notamment sur les trois
linteaux qui les surmontent [illustration].
=>
en savoir plus
L'école
ancienne de sculpture
L'école ancienne de sculpture, qui
fleurit durant deux siècles (de 150 av. J.-C. jusqu'aux
environs de 50 ap. J.-C.), s'est développée en
même temps que les premiers monuments
construits en pierre. Comme dans les églises romanes,
les sculptures avaient pour vocation de présenter les
principaux épisodes de la vie du Bouddha en illustration
de sa Doctrine, à destination des fidèles non
lettrés. Bien qu'encore archaïque dans sa facture, elle
est extrêmement vivante dans sa peinture de
scènes variées, mêlant les sujets religieux à
ceux, plus triviaux, de la vie ordinaire [illustration]. Les
représentations se concentrent essentiellement sur la
personne du Bouddha, à travers de nombreux récits
de ses vies antérieures (les Jâtaka)
ou de sa dernière vie. On dénombre, à Sâñchî, pas moins de 34 épisodes différents,
certains répétés de nombreuses fois : les
quatre événements principaux (naissance, Eveil,
prédication et disparition ou pârinirvâna)
apparaissant 53 fois ! L'une des caractéristiques
principales de cette première école de sculpture
est l'aniconisme, c'est-à-dire la non-représentation
du Bouddha sous forme humaine, au moins en ce qui concerne sa
dernière vie. Le Bouddha est alors représenté
par des marques "en creux" de sa présence (trace
de pas, cheval sans cavalier...), notamment des symboles "royaux"
(trône vide, parasol). Les quatre principaux
événements de sa vie sont souvent, eux aussi,
symbolisés par un lotus (naissance), un figuier (l'arbre
sous lequel il connut l'Eveil), une roue (pour représenter
la première prédication ou "mise en mouvement
de la roue de la Loi") ou encore un stûpa
pour le pârinirvâna...
[illustration]
=>
en savoir plus
En
savoir plus :
à lire :
- L'art bouddhique,
Robert E. Fischer, éd. Thames et Hudson, 1995
Un
petit ouvrage par la taille mais qui fournit toutes les
bases pour comprendre et apprécier l'art bouddhique,
à travers toutes se smanifestations diverses en Asie.
- L'art de l'Inde et de l'Asie
du sud-est, Louis Frédéric,
Flammarion, 1994
Ouvrage plus conséquent, par
l'un des grands spécialistes du thème, qui
ne concerne pas, ici, le seul "art bouddhique"
- Les Dieux bouddhiques, guide
iconographique, Louis Frédéric,
Flammarion, 1992
Du même auteur, une "somme"...
présentant les bases iconographiques et symboliques
avant d'étudier systématiquement toutes les
représentations du "panthéon" bouddhique,
notamment tantrique, tibétain et sino-japonais.
- L'art du Gandhara,
Mario Bussagli, Le Livre de Poche, coll. "Encyclopédies
d'aujourd'hui", 1996
Une étude très
approfondie sur l'art du Gandhara - notamment le célèbre
"art gréco-bouddhique" - et l'apparition
de la représentation humaine du Bouddha.
à voir :
- Sur le site de Sanchi,
de très nombreuses photos disponibles sur le site
de la Fondation
suisse Berger [Rubrique : "Iconothèque
par pays" => "Asie" => "Inde"
=> "Sanchi"]
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