Actualités de l'UBE
samedi 5 avril
- Etude de textes : Le
"Vimalakirti-sûtra", cours d'Eric
Rommeluère, de
15 h à 18 h au "Forum", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris,
dans le cadre du cycle "Etude de textes" de l'UBE. Renseignements
: Université
Bouddhique Européenne, 61bis avenue de la République 92120
Montrouge. Tél. 01.46.55.33.19 - email : ube@club-internet.fr.
Le
Vimalakirti-sûtra est sans doute l'un des textes du Mahâyâna
les plus surprenants et des plus "révolutionnaires". Fait
unique dans la littérature du bouddhisme indien, il présente
un laïc, Vimalakirti, enseignant - à la demande du Bouddha Shâkyamuni
- au bodhisattva Manjusri, sur les doctrines de la vacuité et de
la non-dualité.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
du vendredi 21 au
dimanche 23 mars
- Enseignement
de Dagpo Rimpoché à Marseille-Aix.
Renseignements :
contacter Michel, Tél. : 06.20.27.30.44
ou l'Institut Ganden Ling (école : Guéloug), Chemin de la
Passerelle 77250 Veneux-les-Sablons. Tél. 01.64.31.14.82.
- Week-end de découverte du Bouddhisme Reiyukai,
proposé lors
de deux stages au choix : vendredi de 20 h à 23 h et samedi de 8
h 30 à 15 h, ou samedi de 20 h à 23 h et dimanche de 8 h 30 à 15
h. Renseignements : Centre
Reiyukai, 41 boulevard
Meusnier-de-Querlon 44000 Nantes. Tél. 02.40.59.18.17.
lundi 24 mars
- Rencontre Science-Dharma, avec Lama Denys
Teundroup, Sofia Stril-Rever et Jean
François Lambert (neurobiologiste), Jean Staune (Secrétaire Général de
l'Université Interdisciplinaire de Paris), à 20 h.
Renseignements : Dharma Ling de Paris 55-57 rue Quincampoix 75004
Paris. Tél. 01.42.71.28.77.
samedi 29 et
dimanche 30 mars
- Méditer pour se
transformer. Enseignement et
pratique de méditation pour débutants, par Jean-Pierre Schnetzler (des sessions
de niveaux 2 et 3 sont organisées pour les pratiquants avancés).
Renseignements : Karma
Migyur Ling, Montchardon, 38160 Izeron. Tél.
04.76.38.33.13.
dimanche 30 mars
- Stage
de méditation ouvert aux débutants et aux pratiquants expérimentés, animé par Martin Aylward (Tradition des moines de forêt). Organisation : Dharma Network Paris . Lieu : La Maison de l'Inde, Cité
Universitaire de Paris - 14ème Arr., 7 R Boulevard Jourdan, Tél : 01 43 28 09 11. Renseignements : Tél : 01 42 55 88
72, coriandrecorinnetix@free.fr.
vendredi 4 avril
- L'éthique du bouddhisme. Problème de morale
bouddhiste : les trois disciplines dans la tradition tibétaine.
Conférence par Stephane Arguillère, de 18 h 30 à 20 h, à l'Université du Havre -
Faculté des Affaires internationales, 25 rue Philippe Lebon, Amphithéâtre 6.
Renseignements : Centre d'Etudes Bouddhiques de Babylone (Ecole Kagyu : Karma
Kagyu) 16 rue de Babylone 76430 La remuée. Tél . 02.35.20.65.28. E-mail .
- Zen et esprit taoïste : sources
chinoises de la pensée japonaise, conférence d'Andreas
Thele, chargé de cours à
l'Université de Liège, à 19 h, aux Grands Amphithéatres
de l'Université, Salle
Marie Curie, avenue du Champ de Mars à Mons (Belgique). Renseignements
: Centre Shikantaza, 4
Place du Béguinage 7000 Mons - Belgique. Tél. 00.32 (0)65-840.825.
samedi 5 et
dimanche 6 avril
- Week-end d'étude et de méditation
dans la tradition Theravâda, à
Mâcon (sutta étudiés : Âditta pariyaya Sutta
et Anattâlakkhana Sutta). Renseignements : Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma",
c/o Michel-Henri Dufour. Tél. 03.85.39.46.97.
Quelques
représentations "originales"
du Bouddha...
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A côté de quelques réalisations
"kitsch" et d'un goût parfois plus que
douteux ! - qu'elles nous viennent d'Orient ou d'Occident
- le personnage du Bouddha a su inspirer, aussi,
quelques oeuvres originales, tant par leur thème
que par leur facture. De telles oeuvres sont
plutôt rares, tant l'iconographie bouddhique obéit
généralement à des canons traditionnels
particulièrement précis, visant à
provoquer chez le spectateur une "pensée
sereine" bien plus qu'à satisfaire un
quelconque plaisir esthétique, tel qu'on
l'entend d'habitude en Occident. De ce point
de vue, l'iconographie bouddhique est beaucoup plus
proche de notre "art sacré" médiéval
que de l'art "moderne", tel qu'il s'est
développé en Europe depuis la Renaissance...
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L'art bouddhique, en effet, a pour première
vocation de rappeler aux disciples du Maître les principaux
points de sa Doctrine, auxquels les principaux épisodes
de sa vie servent d'illustration. L'absence de toute marque
de souffrance - le célèbre "sourire du Bouddha"
- en est généralement le signe le plus marquant.
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Il existe cependant une exception
notable à cette règle : les "Bouddhas
ascètes", étonnamment réalistes,
qui foisonnèrent dès les premiers
siècles d'apparition de la statuaire bouddhique,
quand, sous l'influence des sculpteurs grecs, on
se décida à représenter le
Bouddha sous forme humaine. De telles représentations
ont surtout été présentes au
Gandhara, vaste région montagneuse située
à la frontière nord-ouest de l'Inde,
au nord des états actuels du Pakistan et
de l'Afghanistan. C'est là, dans des royaumes
placés sous l'autorité des successeurs
d'Alexandre le Grand, que naquit l'art "gréco-bouddhique",
aux environs de l'ère chrétienne. Bien
que de telles représentations puissent avoir
un role indéniable dans la prise de conscience
de l'universalité de la souffrance et la
vanité de l'ascèse, elles ne "s'exporteront"
guère dans les autres régions de l'Asie...
On n'en connaît que de très rares autres
exemples, beaucoup moins "dramatiques",
notamment en Thaïlande et en Chine.
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Autre caractéristique
habituelle de l'iconographie du Bouddha : son manque
de dynamisme ! Que ce soit dans la période
ancienne de l'art gréco-bouddhique ou, plus
anciens encore, dans les bas-reliefs ornant les
premiers stûpas, le Bouddha est généralement
représenté - debout, assis ou couché
- dans une posture d'une stabilité frappante.
Seuls les laïcs, les démons, les divinités
ou les animaux sont réellement animés... Même
l'art tantrique, qu'il soit hymalayen ou extrême-oriental,
réservera généralement le mouvement
aux déités, conservant aux bouddhas
et aux bodhisattvas une attitude d'une grande noblesse,
qui s'accomode mal de gestes ou de postures "mouvementées". Seule
exception notable à cette règle :
les Bouddhas en marche, très spécifiques
de la statuaire thaïlandaise. Noblesse et sérénité
restent présentes, mais s'allient à
une grâce féminine tout à fait particulière.
Peut-etre faut-il voir ici une influence des
pratiques méditatives propres au Theravâda,
qui s'effectuent dans les "quatre postures",
sans exclusive : assis, debout, allongé et
en marche, et selon un rythme "naturel"
(ce qui n'est pas le cas de la méditation
en marche pratiquée dans le zen, le "kin-hin").
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En Occident, bien que le bouddhisme
ait été connu dès le début
du XIXe siècle, le Bouddha n'a que fort peu
inspiré les artistes. Il faut attendre
1890 pour découvrir un des premiers exemples
notables d'inspiration bouddhiste dans la peinture
européenne : un "Christ et Bouddha",
signé Paul Ranson, l'un des chefs de file
du mouvement Nabi. Mais on ne saurait dire si
le peintre préfère la sérénité
du sage indien, qu'il plonge dans un clair-obscur
assez sombre, ou le lumineux sacrifice du "Fils
de Dieu" ! Sa représentation du
Bouddha, de facture typiquement khmère, montre
en tout cas l'influence de l'Empire colonial français
en Indochine... C'est au symboliste Odilon Redon
qu'on devra la représentation la plus remarquable
d'un "Bouddha en méditation", en
1904. Cette oeuvre au pastel, de petites dimensions
(98 x 73 cm), est conservée au Musée
d'Orsay de Paris.
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La seconde moitié du siècle,
avec l'implantation réelle du bouddhisme en Occident,
offre plus d'exemples. Une petite recherche sur Internet nous
a permis de trouver quelques oeuvres contemporaines, avant tout
d'artistes américains. Rares exemples, que nous vous
laissons découvrir... et apprécier !
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