"micro-hebdo" de l'UBE  -  N° 30
    1er septembre
    2003
     

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    Actualités de l'UBE

    Mise à jour mensuelle du site

    Rubrique "Actualités"

    • mise à jour de l'agenda : mois de septembre, octobre et novembre 2003

     


    Journée "Portes ouvertes"
    samedi 27 septembre 2003

    de 10 h à 16 h
    Inscriptions et rencontre avec les étudiants et les enseignants

    de 16 h à 18 h
    Conférence-débat : "La relation au maître"
    avec Philippe Cornu, Eric Rommeluère et Dominique Trotignon
    (entrée libre et gratuite)

    au "Forum 104" : 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
    M° Montparnasse, Duroc, Saint-Placide
     

     



    Actualité du bouddhisme
    (quelques rendez-vous, extraits de l'
    agenda)
     

    samedi 6 et dimanche 7 septembre
    4e Festival Culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya
    , à la Pagode du Bois de Vincennes, 40 route circulaire du lac Daumesnil 75012 Paris. Programme et renseignements : http://www.tibet-info.net/festival/index.html.

    dimanche 7 septembre (et vendredi 12, vendredi 26 et dimanche 28 septembre)
    La vie de Nagarjuna, explication sur la pratique de Mitrougpa, présentation des quatre écoles philosophiques. Enseignements prévus par Geshe Tsering Ngodrup en introduction à la venue de Sa Sainteté le Dalai Lama à Paris-Bercy en Octobre. Renseignements : Centre Kalachakra, 5 passage Delessert 75010 Paris. Tél. 01.40.05.02.22.

    mardi 9 septembre
    La Force Agissante de l'Amour. Conférence de Lama Jigmé Rinpoche, à 20 h 30, Salle Asiem, 6 rue Albert de Lapparent 75017 Paris. Tél. 01.43.07.65.26. Renseignements : Dhagpo Kagyu Ling, Landrevie, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère. Tél. 05.53.50.70.75.

    mercredi 10 septembre

    • Enseignements par sa Sainteté le 12e Gyalwang Drukpa, à Druk Detchen Ling, 3 route Rosheim 67530 Boersch. Renseignements : Druk Ngedeun Gawei Tsel, 38 avenue Pierre Semard 94200 Ivry Sur Seine, France. Tél. 01.58.46.06.41 ou 01.40.60.62.22.
    • Le bouddhisme en Extrême-Orient. Visite guidée au Musée Guimet, à 11 h 30. Renseignements : Musée national des Arts asiatiques-Guimet, 6 place Iéna 75016 Paris. Tél. 01.40.73.88.18.

    samedi 13 septembre

    • Journée de zazen (lieu à préciser). Renseignements : Dojo Shikantaza (centre Zen sôtô affilié à Maha-Muni ; Ryôtan Tokuda), 4 place du Béguinage 7000 Mons. Tél. (00.32) (0)65-840-825.
    • Zazenkai (journée ou demi-journée de zazen), animée par Bruce Harris, à Cambous, dans l'Hérault. Renseignements : Centre des Trois rivières (So-un Zendo, lignée Zen Sambo Kyodan), Cambous 34725 St-André de Sangonis. Tél. 04.67.88.03.92 ou 06.19.40.66.00

    samedi 13 et dimanche 14 septembre
    Retraite de méditation Vipassana
    , dirigée par  Stephen et Martine Batchelor. Lieu : Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Renseignements : Dharma Network Paris. Tél. 01.43.28.09.11. 

    mercredi 17 septembre
    La différence entre l'équanimité et l'indifférence. Enseignement donné par les lamas de Yeunten Ling. Renseignements : Institut Nalanda (affilié à l'Institut Yeuten Ling), 48-50 rue de l'Orme, 1030, Bruxelles (Belgique) Tél. (00.32) (0)26-753.805.
    => voir ci-dessous

     


     
    A propos de l'équanimité...

    L'amour bienveillant (mettâ, maitri), la compassion (karunâ), la joie sympathique (muditâ) et l'équanimité (upekkhâ, upeksâ) constituent les quatre « demeures divines » (brahmavihara) ou « pensées immesurables » (catvarapramâna), résumées dans cette quadruple aspiration que le pratiquant doit orienter successivement vers tous les êtres, dans les dix directions de l'univers :
    « Puissent tous les êtres vivants posséder le bonheur et sa cause,
    Puissent tous les êtres vivants être séparés de la souffrance et de sa cause,
    Puissent tous les êtres vivants ne jamais être séparés du bonheur qui ne connaît aucune souffrance,
    Puissent tous les êtres vivants demeurer dans l'équanimité sans attachement ni répulsion, de près ni de loin ! »



    « Le développement des facultés sensorielles »

    extrait de l'Indriyabhâvanâ-sutta - Majjhimanikaya 152
    texte du canon pâli

    Ainsi ai-je entendu : Une fois, le Bienheureux séjournait dans le parc de Mukhelu, près de Kajangala. Un jour, un jeune homme nommé Uttara, élève du brahmane Pârasariya, s'approcha du Bienheureux. S'étant approché, il échangea avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie, puis s'assit à l'écart sur un côté.
    Le Bienheureux s'adressa au jeune homme Uttara et demanda : « Est-ce que, ô Uttara, le brahmane Pârasariya adresse à ses élèves un enseignement sur le développement des facultés sensorielles ?
    - Oui, ô vénérable Gotama.
    - De quelle façon, ô Uttara, le brahmane Pârasariya adresse-t-il à ses élèves son enseignement ? »
    Le jeune homme répondit : « Il ne faut pas voir les formes matérielles par les yeux. Il ne faut pas écouter les sons par les oreilles. C'est ce que, ô vénérable Gotama, le brahmane Pârasariya enseigne à ses élèves sur le développement des facultés sensorielles. »
    Le Bienheureux dit : « Ainsi donc, ô Uttara, selon l'enseignement du brahmane Pârasariya, un aveugle est quelqu'un qui a une faculté sensorielle développée et un sourd est quelqu'un qui a une faculté sensorielle développée, car l'aveugle ne voit pas les formes matérielles par ses yeux et le sourd n'écoute pas les sons par ses oreilles ! »
    Lorsque le Bienheureux se fut exprimé ainsi, le jeune homme Uttara resta assis en silence, honteux, les épaules tombantes, le visage baissé et incapable de parler.
    Pendant cette discussion, l'Ayasmanta Ananda était assis auprès du Bienheureux.
    Le Bienheureux s'adressa alors à l'Ayasmanta Ananda et dit : « O Ananda, le brahmane Pârasariya adresse à ses élèves un certain enseignement sur le développement des facultés sensorielles. Cependant, ô Ananda, dans la discipline des êtres nobles, l'incomparable méthode du développement des facultés sensorielles est une autre chose. »
    L'Ayasmanta Ananda dit : « Le bon moment est arrivé, ô Bienheureux, le bon moment est arrivé pour expliquer l'incomparable développement des facultés sensorielles selon la discipline des êtres nobles. Ayant écouté les paroles du Bienheureux, les disciples les garderont dans leur mémoire.
    - Très bien, ô Ananda. Ecoutez donc attentivement. Je vais parler », dit le Bienheureux.
    « Bien, ô Bienheureux », répondit l'Ayasmanta Ananda.
    Le Bienheureux dit :

    « Quel est, ô Ananda, l'incomparable développement des facultés sensorielles dans la discipline des êtres nobles ? O Ananda, lorsqu'un disciple voit une forme matérielle par ses yeux, il se produit chez lui une sensation agréable, ou une sensation désagréable, ou une sensation à la fois agréable et désagréable. Le disciple le sait selon la réalité : « Voici une sensation agréable qui se produit chez moi. Voici une sensation désagréable qui se produit chez moi. Voici une sensation à la fois agréable et désagréable qui se produit chez moi. Cette sensation se produit parcequ'elle est un fait conditionné ; elle est un fait grossier ; c'est un effet qui est produit par des causes. (Cependant), c'est l'équanimité qui est pure, qui est excellente. »
    Lorsqu'il réfléchit ainsi, la sensation agréable, ou la sensation désagréable, ou la sensation à la fois agréable et désagréable s'estompe chez lui. Enfin, c'est l'équanimité qui reste.
    Tout comme, ô Ananda, un homme qui peut voir, ayant les yeux ouverts, les ferme ou, ayant les yeux fermés, les ouvre, de même, ô Ananda, c'est avec une telle vitesse, une telle rapidité, une telle aisance qu'une sensation agréable, ou une sensation désagréable, ou une sensation à la fois agréable et désagréable s'estompe et, enfin, c'est l'équanimité qui reste.
    Tel est, ô Ananda, le développement de la faculté sensorielle concernant les formes matérielles connaissables par les yeux.

    [Même démonstration en ce qui concerne les sons connaissables par l'oreille, les odeurs connaissables par le nez, les saveurs connaissables par la langue, les choses tangibles connaissables par le corps, les objets mentaux connaissables par la pensée. Puis le sermon continue : ]

    Et quel est, ô Ananda, l'entraînement chez un disciple étudiant ? Lorsque le disciple a vu une forme matérielle, il se produit chez lui une sensation agréable, ou une sensation désagréable, ou une sensation à la fois agréable et désagréable. A cause de la sensation agréable, ou à cause de la sensation désagréable, ou à cause de la sensation à la fois agréable et désagréable qui s'est produite chez lui, le disciple est soucieux, il est honteux et il n'a plus d'appétit pour une telle sensation. 

    [Même démonstration en ce qui concerne les sons, les odeurs, les saveurs, les choses tangibles et les objets mentaux. Puis le sermon continue : ]

    Et quel est, ô Ananda, l'être noble dont les facultés sensorielles ont été développées ? Lorsque le disciple a vu une forme matérielle par ses yeux, il se produit chez lui une sensation agréable, ou une sensation désagréable, ou une sensation à la fois agréable et désagréable.
    Alors, s'il souhaite : « Que je demeure sans conscience de la répugnance, dans un cas de répugnance », alors il demeure sans conscience de la répugnance. S'il souhaite : « Que je demeure avec conscience de la répugnance dans un cas de non-répugnance », alors il demeure avec conscience de la répugnance. S'il souhaite : « Que je demeure sans conscience de la répugnance dans un cas de répugnance et de non-répugnance », alors il demeure sans conscience de la répugnance. S'il souhaite : « Que je demeure avec la conscience de la répugnance dans un cas à la fois répugnant et non répugnant », alors il demeure avec la conscience de la répugnance.
    (Cependant) s'il souhaite : « M'étant débarrassé de la non-répugnance comme de la répugnance, que je demeure dans l'équanimité avec l'attention et la conscience claires », alors il demeure dans l'équanimité avec l'attention et la conscience claires. Ainsi, ô Ananda, c'est lui qui est l'être noble dont les facultés sensorielles ont été développées.

    [Même démonstration en ce qui concerne les autres objets connaissables. Puis le sermon continue : ]

    C'est de cette façon, ô Ananda, que l'incomparable développement des facultés sensorielles dans la discipline des êtres nobles a été enseigné par moi ; de cette façon que l'entraînement du disciple étudiant a été enseigné par moi ; de cette façon que j'ai défini l'être noble dont les facultés sensorielles ont été développées.
    S'il est un devoir pour un maître religieux compatissant, plein de bonne volonté et qui souhaite le bien-être de ses disciples, ce devoir pour vous tous a été rempli par moi. Voici, ô Ananda, les pieds des arbres. Voici des endroits isolés. Engagez-vous, ô Ananda, dans le progrès intérieur. Ne soyez pas paresseux afin de n'avoir pas, plus tard, de regrets. Cela est notre instruction pour vous tous. »

    Ainsi parla le Bienheureux. Ravi, l'Ayasmanta Ananda se réjouit des paroles du Bienheureux.

     



    Cultiver l'équanimité

    Conseils de méditation pour vivre le bouddhisme
    par Sa Sainteté le Dalaï-lama

    La base de la méthode de cause à effet en sept points consiste à cultiver l'esprit d'équanimité. Sans cette base, vous serez incapable d'une vision altruiste impartiale car, sans elle, vous tendrez à favoriser vos parents et amis. Afin d'établir une solide assise d'équanimité, prenez conscience que vous ne devez ressentir ni préjugés, ni haine, ni désir envers qui que ce soit, ennemi, ami ou parfait étranger.
    Pour cela, ainsi que le recommande le Guide pratique des étapes sur la Voie de l'Illumination: la Voie de la félicité menant à l'Omniscience de Panchen-lama Chökyi Gyaltsen, commencez par visualiser une personne neutre et totalement inconnue. Lorsque vous la distinguerez clairement, vous vous apercevrez que vous ne ressentez aucune émotion, ni désir, ni haine que vous êtes indifférent. Puis représentez-vous un ennemi ; vous sentirez alors un mouvement spontané de haine ou de ressentiment. Ensuite, évoquez un ami ou un parent qui vous est très proche. Dans ce cas, votre réaction naturelle sera l'affection et l'attachement.
    Devant votre ennemi, vous vous sentirez distant, habité d'un sentiment de haine et de répulsion. Considérez pourtant des ennemis comme les Chinois, qui ont ordonné la destruction du dharma et, sans pitié, ont nui à leurs semblables; qui dirigent un pays avec des méthodes totalitaires, en faisant fi de qualités humaines fondamentales comme la confiance et la foi. Réfléchissez aux arguments que vous avez pour justifier une réaction aussi négative envers eux. Même s'il est vrai qu'ils ont infligé beaucoup de mal et de destruction dans cette vie, en a t il toujours été ainsi ? Vous vous apercevrez que ce n'est pas le cas : dans le passé, ils ont sans doute agi pour votre bien et celui d'autrui. Mais actuellement, ils n'ont aucune foi dans le dharma et nuisent a beaucoup de gens. Ils n'ont presque aucun contrôle sur eux mêmes. Cependant, ces défauts sont causés par l'ignorance, la haine, etc. ; ce n'est pas là leur nature fondamentale.
    N'oubliez pas que votre propre esprit n'est pas exempt d'illusions. Elles sont peut être sans commune mesure, mais n'en sont pas moins des illusions. Vous en conclurez que les réactions émotionnelles envers ceux que vous avez étiquetés comme ennemis sont dénuées de fondement.
    Examinez ensuite votre attitude envers vos parents et amis. Vous penserez peut être qu'ils ont été très bons pour vous, qu'ils vous ont souvent fait beaucoup de bien, et ainsi de suite. Peut être même aurez vous le sentiment que vous seriez prêt à donner votre vie pour ceux qui vous sont très proches. Pourtant, s'ils ont été bienveillants envers vous dans cette vie, ils ont pu être vos ennemis dans des vies passées, voire causer votre mort. Ils ont peut être semé autour d'eux le malheur et la destruction. Il n'y a donc pas de raison de leur être attaché aussi absolument ou définitivement en tant qu'amis et parents.
    Finalement, en ce qui vous concerne, il n'y a pas grande différence entre ennemis et amis. Les uns comme les autres vous ont fait tantôt du bien, tantôt du mal. Il n'y a donc aucune raison d'être partial envers quiconque.
    Dès lors, développez l'esprit d'équanimité envers tous les êtres vivants. Celui ci ne naîtra pas d'une ou deux méditations, mais nécessitera une pratique répétée pendant des mois ou des années.

    => Lire la suite : http://www.geocities.com/Athens/Acropolis/1920/sept.html