
"micro-hebdo"
de l'UBE - N° 37 16 décembre 2003
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numéros
Actualités de l'UBE
Cours à Paris
- samedi
17 janvier
Chögyam Trungpa, un maître
tibétain contemporain, cours
public donné par Fabrice Midal.
De
14 h 30 à 17 h 30, au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de cours Niveau
2. Renseignements : UBE - courriel
ou Tél. 0.820.20.50.77.
Trungpa est un maître du bouddhisme tibétain qui fut l'un des premiers
introducteurs de cette tradition en Occident. Il s'est profondément intéressé
au Theravâda et au Zen, cherchant à dépasser une approche trop
sectaire du bouddhisme. Il a fondé une Université, la seule du monde
occidental à présenter un cursus complet dans une inspiration bouddhique. Il
fut l'ami des poètes de la beat generation et auteur de poèmes, de pièces de
théâtre, de photographies et d'installations qui font de lui un artiste à part
entière, oeuvrant au coeur même de la modernité.
Stages à Aix-en-Provence
- 3e session :
samedi 20 et dimanche 21 mars 2004
Textes du bouddhisme du Grand Véhicule (Eric Rommeluère)
: Une lecture joyeuse du Vimalâkirtisûtra
- 4e session :
samedi 8 et dimanche 9 mai 2004
Textes du bouddhisme du Grand Véhicule (François Chenique)
: Présentation du Ratna-gotra-vibhâga
- 5e session : samedi 12 et dimanche 13
juin 2004
Textes de la tradition Theravâda (Dominique Trotignon)
: Quelques enseignements adressés aux laïcs
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
"Bouddha" : Soirée Théma, sur
ARTE le mardi
23 décembre 2003
- 20 h 45 : La vie de Bouddha - documentaire
- 22 h 20 : A l'ombre de l'Himalaya - documentaire
- 23 h 15 : Le dessous des cartes - magazine
géopolitique
- 23 h 25 : Pourquoi Bodhidharma est-il
parti vers l'Orient ? - film
=>
en savoir plus
du vendredi 23 décembre au vendredi 2 janvier Retraite de zen sôtô « Lumière du
Dharma ». Renseignements : La Demeure sans Limites,
Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél. 04.75.30.13.62.
du vendredi 26 au mercredi 31
décembre Transcender la souffrance,
accéder au bonheur, enseignement de Jigmé Rinpoché. Renseignements : Dhagpo Kagyu Ling,
Landrevie, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère. Tél. 05.53.50.70.75
du samedi 27 décembre au jeudi
1er janvier "Le Précieux Rosaire de la
Sublime Voie" : instructions essentielles de Gampopa. Renseignements
: Karma Migyur Ling,
Montchardon, 38160 Izeron. Tél. 04.76.38.33.13.
du samedi 27 décembre au dimanche 4 janvier Séminaire Tchenrezi. Introduction
aux principes fondamentaux d'un sadhana ; initiation de Tchenrézi. Renseignements
: Institut Karma Ling,
Hameau de St Hugon, 73110 Arvillard. Tél : 04.79.25.78.00 (s'informer à cette adresse pour les activités des Centres
Dharma Ling de Paris, Lyon, Chambéry Genève, Grenoble, Nice, Valence, Toulon).
du mercredi 31 décembre au
dimanche 4 janvier Retraite de Tara verte, animée par Anila Damtcheu. Renseignements
: Institut
Karmapa, 35 chemin rural de la Ferrière 06750 Valderoure. Tél.
04.93.60.90.16. ATTENTION ! la retraite de Vajra Yogini, avec Lama Khenpo
Thoupten, est annulée.
du jeudi 1er au dimanche 4 janvier
Stage
intensif de méditation vipassana. Méthode Mahasi Sayadaw.
Accompagnement : Marie-Cécile
Forget. Lieu: 21, rue des Béguines, 5170 Riviere. Renseignements : Dhamma Group, c/o Marie-Cécile Forget, 2 rue de la Duchesse,
1040 Bruxelles. Tél. (00.32) (0)474.59.00.21. =>
voir ci-dessous
du vendredi 2 au dimanche 25 janvier Retraite de Vajra Yogini, guidée par Marie
Henry. Renseignements : Vajra
Yogini, Rouzegas 81500 Labastide-Saint-Georges. Tél. 05.63.58.02.25. Inscription et hébergement : 05.63.58.17.22.
samedi 3 et dimanche 4 janvier Dans la vérité absolue, il n'y a point de peur,
enseignement de sa sainteté le 12e Gyalwang Drukpa. Lieu : Eurosites
Paris-Saint Ouen, 27 rue Godillot - 93400 Saint Ouen. Renseignements : Druk Ngedeun Gawei Tsel,
38 avenue Pierre Semard 94200 Ivry Sur Seine,
France. Tél. 01.58.46.06.41 ou 01.40.60.62.22.
samedi 10 janvier Journée de méditation zen, avec
Eric Rommeluère, à Paris, de 9 h à 17 h 30. Lieu : 14 rue Philibert Lucot
75013. Renseignements : Un Zen
occidental, 201 rue de Tolbiac 75013 Paris. Tél. 01.45.88.07.15. (info@zen-occidental.net).
Le Centre
Shambhala de Paris et le Zen Peacemaker Circle-Europe vous invitent
cordialement à participer à :
«
Libération derrière les barreaux »
Une
conférence et un atelier dirigés par Fleet Maul, tous deux dédiés à la pratique
de la méditation en prison et à la réhabilitation des prisonniers.
- Conférence : vendredi 23 janvier à 20 h
au "Forum 104",
104 rue de
Vaugirard 75006 Paris
- Atelier
: samedi 24 et dimanche 25 janvier
au Centre Shambhala de
Paris, 23/25 rue Titon 75011 Paris
Fleet Maul
est le fondateur de « Prison Dharma Network », un réseau de personnes et
d¹associations qui apportent leur soutien aux prisonniers, aumôniers, visiteurs
de prisons, travailleurs en milieu carcéral et bénévoles de toutes confessions qui
pratiquent la méditation en prison. Membre de « Buddhist Peace
Fellowship », et des villages de « Peacemaker Circle »,
« Prison Dharma Network » rassemble des membres bouddhistes et non
bouddhistes qui pratiquent une spiritualité contemplative.
Cet atelier
est ouvert à toute personne menant une action en milieu carcéral ou souhaitant
y mener une action pour soutenir les prisonniers aspirant à suivre un chemin de
développement, de transformation personnels et de réhabilitation de la
dignité et du potentiel humains. Cet atelier
sera un lieu de partage des expériences, des initiatives et des questions dans
la vision de l'indestructible bonté de la nature humaine. Coût de
l'atelier du week-end : 120 euros (100 euros pour les membres de Peacemaker
Circle et Shambhala Europe). Causerie publique du vendredi : 10 euros. Pour
s'inscrire, contacter les organisateurs
- Inscriptions obligatoires, avant le 15 janvier
Fleet Maul
fut incarcéré en décembre1985 pour trafic de drogue. Pendant les années
précédant son arrestation, son maître tibétain, Chögyam Trungpa Rinpoché, lui
avait donné une formation d¹enseignant de la méditation. Peu de temps après son
arrivée en prison, il suscita la création d'un groupe de méditation, qu'il
dirigea pendant quatorze ans. Il permit à des centaines de prisonniers de se former à
la spiritualité contemplative, à la méditation et à la pratique de la pleine
conscience. Dans les
années 80, aucun aumônier bouddhiste n'officiait dans les prisons américaines.
De nombreux centres bouddhistes commençaient, cependant, à recevoir des lettres
de prisonniers que certains d'entre eux envoyaient à Fleet. Réalisant qu'il ne
pouvait à lui seul satisfaire la demande grandissante de soutien qui lui
parvenait, Fleet fonda en 1989 le « Prison Dharma Network », qu'il dirigea
depuis sa cellule, onze ans durant, avec l'aide de bénévoles de
l'extérieur. Durant son
incarcération, Fleet contribua également au lancement du premier programme
d'hospice dans un établissement correctionnel ; pendant onze ans, il soigna des
prisonniers au Pénitencier médical de Springfield, dans le Missouri (USA). Ce
programme formait, à la fois, des employés de l'administration pénitentiaire et
des prisonniers à prodiguer, avec compassion, des soins palliatifs à des
prisonniers en fin de vie et à communiquer avec les familles des
mourants. En 1991, Fleet fonda le « National Prison Hospice Program », une
association destinée à promouvoir ce modèle de soin dans son pays et sur le
plan international. Une vingtaine de programmes d'hospice ont, à ce jour, été
mis en place dans des prisons d'état ou des prisons fédérales américaines.
Fleet a été libéré fin 99.
Pour
en savoir plus :
- Si vous
souhaitez avoir davantage d'informations sur Fleet Maul, vous pouvez consulter
le livre "L'Art de la Paix, un maître Zen engagé dans le monde d'aujourd'hui", de Roshi Bernie Glassman
(éd. Albin Michel) qui consacre deux de ses
chapitres à Fleet Maul.
Les
organisateurs :
- Centre Shambhala de Paris
23-25 rue Titon - 75011 Paris courriel
: paris@shambhala.fr ; Tél/Fax
: 01.43.73.65.77 site Internet
: http://paris.shambhala-europe.org/
Le
vénérable Mahasi Sayadaw
Le vénérable Mahasi Sayadaw peut être considéré à juste titre comme l'un des plus grands
maîtres de méditation moderne de l'école Theravâda. Son influence fut
considérable sur le renouveau de la pratique de la méditation en Asie du
sud-est comme sur sa diffusion en Occident, plus particulièrement pour la
pratique de l'attention-vigilance (sati) - ce qu'on appelle communément
aujourd'hui la « méditation vipassana » ou « pratique de la
vision pénétrante ».

le
vénérable Mahasi Sayadaw (photographie prise
la veille de son décès, le 13 août
1982)
Né en Birmanie, en 1904, Mahasi
Sayadaw entra au monastère dès l'âge de six ans et se révéla très vite un
étudiant hors pair. Le 26 novembre 1923, alors qu'il est âgé de 19 ans, il
reçut l'ordination plénière qui fit de lui un bhikkhu (moine)
de l'école Theravâda birmane. En ce début du XXe siècle, la méditation n'était encore
que très rarement enseignée et pratiquée, tant en Birmanie que dans les autres
pays theravâdins comme le Sri-Lanka ou la Thaïlande. Assez naturellement,
compte tenu de ses capacités, le jeune bhikkhu s'orienta alors vers l'étude du
canon et s'intéressa tout particulièrement à un enseignement célèbre du
Bouddha, le satipatthana-sutta (« Le discours sur les bases de
l'attention »), dans lequel est exposé la pratique méditative centrale de
l'école Theravâda. Il passera néanmoins assez vite de l'étude théorique à la
pratique, sous la direction d'un maître renommé de l'époque, le vénérable U
Narada Mungun Sayadaw. Celui-ci faisait partie de ces quelques moines acquis au
« renouveau bouddhiste » qui entendaient diffuser plus largement les
pratiques de la méditation, notamment auprès des laïcs. Fort de cette
expérience, Mahasi Sayadaw passera les années d'occupation japonaise, pendant
la Seconde Guerre mondiale, dans un monastère de son village natal, à
perfectionner sa pratique. C'est là, dans un environnement heureusement préservé
de la guerre, qu'il rédigera son premier ouvrage, un « Manuel de
méditation vipassana ». Sa réputation de méditant et d'enseignant dépassa vite les
limites de sa région natale et, peu après la fin de la guerre, dans les années
1947-48, alors que la Birmanie venait de recouvrer son indépendance politique, un
riche laïc de Rangoon, lui proposa d'animer un centre de méditation qu'il
venait de fonder dans la capitale birmane : le Sasana Yeiktha. Mahasi
Sayadaw accepta l'invitation.
Le succès de ce centre de méditation fut considérable et
de nombreux autres centres virent le jour très rapidement, en plusieurs autres
grandes villes du pays. La renommée de Mahasi Sayadaw fut telle que le
gouvernement birman décida de lui accorder le titre prestigieux de Agga
Mahâ-Pandita (« Grand Sage ») et, lors du VIe Concile bouddhique de
l'école Theravâda (organisé en 1956, à l'occasion du 2 500e anniversaire de la
mort du Bouddha), ce fut lui qui tint le rôle d'orateur
principal, chargé de clarifier la nouvelle édition du canon pâli. Ce VIe Concile eut lui-même un grand retentissement dans
la communauté bouddhique, y compris au-delà des seuls pays de tradition
Theravâda. Mahasi Sayadaw, du fait du rôle éminent qu'il y avait joué, fut
alors invité à se rendre dans divers pays comme l'Inde, le Sri-Lanka, la
Thaïlande, ou encore le Japon... C'est sous son impulsion, et à la demande du
gouvernement, que plusieurs centres de méditation furent créés dans l'ancienne
Ceylan afin d'enseigner à nouveau la méditation vipassana dont la pratique
avait totalement disparu depuis plus d'un siècle. C'est aussi sous son
influence que l'école Theravâda s'implanta en Indonésie, pays d'où le
bouddhisme avait disparu depuis plusieurs siècles, avec sa conversion à
l'islam. Dans le même temps, Mahasi Sayadaw poursuivait ses travaux
d'érudition et on lui doit notamment la réédition critique de l'oeuvre majeure
du grand commentateur Buddhaghosa, le « Visuddhimagga » (« La
Voie de purification »), considéré comme la référence incontournable en tant
que manuel de méditation de l'école Theravâda. Il publia aussi plusieurs
commentaires du Satipatthana-sutta.
Malgré - ou à cause de... - son succès, Mahasi Sayadaw fut
parfois sévèrement critiqué en raison de certaines spécificités de son
enseignement. Ce qu'on appelle aujourd'hui « la méthode Mahasi » ne
se présente pas, en effet, comme une pratique tout à fait traditionnelle, bien
qu'elle n'ait rien de réellement hétérodoxe ! Ses principales caractéristiques sont, tout d'abord,
d'aborder directement la pratique de l'attention, sans avoir au préalable
développé les méthodes de concentration sur un objet, telles qu'elles sont
traditionnellement préconisées. Il s'agit aussi d'une pratique intensive, qui
alterne en continu les périodes de méditation assise et d'autres de méditation
en marche, ce qui peut être d'un grand bénéfice pour des laïcs qui ne s'y
adonnent que pour une période déterminée et non au quotidien, comme le ferait
des moines. Ensuite, dans la pratique de l'attention à la respiration, Mahasi
Sayadaw préconise d'oberver surtout les mouvements de l'abdomen plutôt que le
passage du souffle au niveau des narines et de « noter », mentalement
et de façon strictement « im-personnelle », tous les phénomènes qui
se produisent, tant au niveau du corps que de l'esprit. On peut dire, en caricaturant, que Mahasi propose là une
méthode « modernisée », visiblement dédiée à l'usage des laïcs, qui,
en quelque sorte, « brûle » certaines des étapes proposées dans les
enseignements plus orthodoxes. Cela dit, cette
« méthode » n'a jamais été présentée comme exclusive et nombre de ses
disciples enseignent désormais, eux aussi, des méthodes plus traditionnelles. La « méditation vipassana » selon la « méthode
Mahasi Sayadaw » est devenue, aujourd'hui - et notamment en Occident - l'un
des principaux enseignements de la méditation issus de l'école Theravâda.
Pour en savoir plus :
A lire :
- « Dharma vivant », de Jack Kornfield, éd. Vivez
Soleil, Genève, 2001. Cet ouvrage propose plusieurs enseignements de maîtres
contemporains birmans et thaïlandais, dont un de Mahasi Sayadaw.
- « Satipatthana. La voie du Bonheur », de Robert
Kientz, éd. du Rocher, 1980. Cet ouvrage, malheureusement épuisé, mériterait
d'être réédité ! Vous aurez peut-être la chance de le trouver dans une
bibliothèque.
- « L'expérience de la clarté intérieure : un
guide simple et direct de la méditation bouddhique », éd. Adyar, 1998, de
Joseph Goldstein, l'un des disciples occidentaux de Mahasi Sayadaw les plus
connus aujourd'hui.
Sur Internet :
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