Cours à Paris
- samedi 5 juin
"Busshô" ("de la
bouddheité"), de Maître Dôgen (1200-1253), cours
public donné par Pierre Nakimovitch. De
14 h 30 à 17 h 30, au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de cours d'Etude
de textes. Renseignements : UBE - courriel
ou Tél. 0.820.20.50.77.
Pierre Nakimovitch commentera un extrait de ce long chapitre tiré du "Shôbôgenzô",
"Le trésor de l'oeil de la vraie loi", considéré comme l'un des plus
importants textes du maître japonais. A partir de kôan et d'histoires
zen, Dôgen y repense totalement la notion de "nature-de-bouddha" (sk.
tathâgatagarbha, jap. busshô),
l'un des thèmes les plus importants dans la littérature du Grand Véhicule.
Stage à
Aix-en-Provence
- samedi
12 et dimanche 13 mai
Quelques enseignements adressés aux laïcs
- Textes de la tradition Theravâda,
étude proposée par Dominique Trotignon, dans le cadre
des stages "Etude de Textes" proposés par l'Université
Bouddhique Européenne et le Centre d'Etude et de Méditation
"Le Refuge". Renseignements : Le Refuge, Centre bouddhique
d'étude et de méditation, 370 Chemin Fontaine de Fabrègues 13510 Eguilles.
Tél/Fax : 04.42.92.45.28 ou
04.42.92.60.39 (courriel : refugebouddhique@wanadoo.fr).
L'Occident s'est habitué à aborder le bouddhisme à travers
l'exposé de sa doctrine la plus sophistiquée et des diverses techniques de
« méditation » que la tradition, habituellement, réservait plutôt aux bhikkhu, pour lesquels l'étude et la
pratique bénéficiaient de l'environnement privilégié des monastères. On en
oublie assez souvent que de nombreux enseignements du Bouddha s'adressaient
aussi aux laïcs « dans le monde », proposant à ces disciples des
règles de vie quotidienne qu'il serait dommage de négliger ! A ces sutta
- « enseignements du Bouddha » - s'ajoute une vaste littérature de
« sermons » prêchés par la suite par les bhikkhu eux-mêmes. Ce sont quelques-uns de ces textes - comme les
célèbres sutta « aux Kalamas » et « à Sigala » - et
des sermons tirés d'un recueil cinghalais du IVe siècle de notre ère (le Sihalavatthu)
que ce stage propose de relire ou de découvrir.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
mardi 25 mai Amener le dharma en prison, film
présentant le travail de Vénérable Robina Courtin, suivi d'un échange sur son
expérience autour de l'enseignement du Dharma en prison. Renseignements : Centre Rigpa Paris
(école : Nyingma), 6bis rue Vergniaud, 92300 Levallois-Perret. Tél.
01.46.39.01.02.
samedi
29 mai Le
principe féminin dans le bouddhisme et l'islam. Colloque
à Anvers, avec la participation des anthropologues Judith Simmer-Brown (Professeur
au département d'études religieuses, Naropa University, Boulder,
Colorado) et Durre Sameen Ahmed (Professeur de psychologie et de communication,
The National College of Arts, Pakistan). Horaire : de 10 h à 17
h. Lieu : Université d'Anvers, Salle Recteur Dhanis. Organisateurs :
Institut
tibétain de Schoten, en collaboration
avec l'Université d'Anvers et le Centre de Management Interculturel
et de Communication Internationalel. Renseignements : Tél. (00.32)
3-685.09.19.
du samedi 29 au lundi 31 mai Retraite guidée
par Stephen et Martine Batchelor, au « Forum 104 »,
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Renseignements et réservations
: Dharma Network Paris. Tél.
01.43.28.09.11 ou 06.08.64.08.13 (courriel : dharmanetworkparis@club-internet.fr)
et Evelyne Boutron, 102 rue
Saint-Maur 75011 Paris. Tél. 01.43.38.53.88.
du mardi 1er au lundi 21 juin Les Pas du Bouddha, retraite
bisannuelle au Village des Pruniers. Renseignements : Village des Pruniers - Hameau nouveau, 13 Martineau 33580 Dieulivol. Tél.
05.56.61.66.88.
du mercredi 2 au dimanche 6 juin Danses
sacrées du Tibet avec les moines danseurs du monastère de Zimtchoung (Sikkim - Inde) placé sous
l'autorité du Gyalwa Karmapa. Mercredi 2 juin - Perpignan : Centre Bouddhiste - Karma Teksoum Tcheuling,
35 rue Courteline. Jeudi 3 juin -
Pépieux (près de Narbonne) : Foyer Municipal. Vendredi 4 juin - Sorède (près de Perpignan), Salle communale de la
municipalité. Samedi 5 juin -
Pellestres (près de Perpignan), Salle Jordi, Barre, Salle municipale. Dimanche 6 juin - Saint Laurent de la Salanque
(près de Perpignan), Foyer Rural, Salle municipale. Renseignements : Nelly Bougnol,
KTT de Perpignan, 35 rue Courteline 66000 Perpignan Tél. 04.68.34.43.10 courriel.
du
vendredi 4 au dimanche 6 juin Sesshin
zen sôtô, animée par Raphaël Triet à l'Arche ; animée par Gérard Pilet à
Auxerre. Renseignements : Association Zen
Internationale - Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél.
02.54.44.04.86. (voir aussi le calendrier général des sesshins organisées dans
diverses villes de province, la page sesshin
du site de l'AZI).
samedi
5 et dimanche 6 juin Introduction
au concept de santé en médecine tibétaine, stage animé par Philippe Cau, Pdt de
l'Association Médicale France-Tibet. Renseignements : Dhagpo
Kagyu Ling, Landrevie, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère. Tél.
05.53.50.70.75.
dimanche
6 juin La Voie du Lâcher-prise, journée
de
Zazen avec Jôshin Senseï, de 9 h 30 à 16 h, au Centre bouddhique d'étude et de
méditation « Le Refuge », 370 Chemin Fontaine de Fabrègues 13510
Eguilles. Tél/Fax :
04.42.92.45.28 ou 04.42.92.60.39. Renseignements : La Demeure sans Limites,
Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél. 04.75.30.13.62.
du
lundi 7 au samedi 12 juin Commentaires
du Gyu Lama, "Le traité ultime du Mahâyâna", par François Chenique,
docteur ès-sciences religieuses, traducteur de tibétain et de sanscrit. Renseignements
: Karma Migyur Ling,
Montchardon, 38160 Izeron. Tél. 04.76.38.33.13.
Vesak la
principale fête bouddhiste
Le
texte que nous vous proposons ci-dessous est extrait du « Vade-mecum »
bouddhique proposé par l'Association Bouddhique Theravâda
« Vivekârâma »
Sukho buddhânam uppâdo Sukhâ sadhammadesanâ Sukhâ sanghassa sâmaggî Sammaggânam tapo sukho.
Dhammapada, verset 194
|
Source de bonheur est la naissance des Bouddhas, Source de bonheur est l'enseignement de l'excellent Dhamma, Source de bonheur est l'harmonie du Sangha, Source de bonheur est la discipline de celui qui est
unifié.
|
Traditionnellement, dans les
pays où le bouddhisme possède une influence marquante, la pleine lune de mai (vesâkha) commémore le triple événement
de la naissance, de l'Eveil et de la mort (le parinibbâna) du Bouddha.
|
A cette occasion les fidèles
bouddhistes se rassemblent dans les temples et se remémorent leur engagement à
suivre le chemin du Bouddha vers l'Eveil. C'est un jour au cours duquel chacun
est invité à faire des efforts tout particuliers en termes de méditation et de
réflexion, à observer les préceptes plus strictement et à développer le don. Le
repas des moines est organisé par les communautés laïques, ils reçoivent également
à cette occasion des objets nécessaires à leur vie quotidienne. De la
nourriture est offerte aux visiteurs, et de la littérature bouddhique
distribuée. Beaucoup d'Asiatiques y voient, de façon plus prosaïque, une
opportunité de développer des « mérites ». La journée commence le
plus souvent par une circumambulation du temple (dans le sens solaire), chaque
fidèle tenant dans les mains une bougie, de l'encens et un bouton de lotus,
symbolisant respectivement : la lumière de la sagesse dispersant l'ignorance,
les actions positives et la potentialité d'Eveil.
|

le
don de nourriture aux moines
|
Les fidèles se rassemblent
ensuite dans le temple où les moines sont en train de psalmodier des Textes du
Canon pâli (le plus souvent des
« parittâ ») et, largement
aspergés d'eau lustrale par un moine, reçoivent ainsi des
« bénédictions ». Ceux qui sont plus dédiés à la pratique (les
disciples laïcs, upâsaka et upâsikâ)
sont habillés en blanc et c'est une occasion pour eux de renouveler leur
engagement dans la Voie en récitant les Refuges et les préceptes en présence de
la Communauté monastique (soit les cinq préceptes de la discipline ordinaire,
soit les huit préceptes réservés à une discipline plus poussée en cette journée
spéciale). Généralement un moine
donne un enseignement (« sermon »), utilisant un thème de base,
accessible à tous : la nécessité d'une conduite correcte par exemple, ou
les avantages spirituels et matériels du don. Certains fidèles peuvent demeurer
dans le temple pour méditer. La fête se poursuit
ensuite pendant toute la journée de manière beaucoup plus informelle. On mange
beaucoup, la sonorisation, poussée au maximum, diffuse de la musique populaire,
des marchands et des artisans proposent leurs produits. Il ne faut pas oublier
qu'en Asie le monastère joue également le rôle de foyer social pour le village,
de lieu où l'on rencontre ses amis, ses parents, et où l'on fait la fête. Dans
les monastères de forêt, cependant, ces aspects plus populaires ne sont
généralement pas encouragés.

Les enseignements du Vesak
En Occident les groupes et
associations bouddhiques ne manquent généralement pas de célébrer le Vesak,
hautement significatif pour tous les pratiquants. Bien que nous soyons séparés,
pour la plupart d'entre nous, des aspects spirituels et festifs liés à cet
événement, nous pouvons néanmoins utiliser vesâkha
pûjâ (la cérémonie de la pleine lune de mai) comme support de réflexion et
de contemplation. Deux enseignements
fondamentaux nous sont offerts par le Vesak. Le premier est la foi (saddhâ) en la réalité de l'Éveil et la
possibilité d'y parvenir par nos propres efforts, comme le Bouddha l'a lui-même
accompli. La naissance du Bouddha nous rappelle que nous vivons à une époque où
son message de libération est encore connu et que naître en tant qu'être humain
est une opportunité précieuse à exploiter pour étudier et pratiquer. L'Éveil du
Bouddha nous ouvre à la réalité de la délivrance et à nos propres potentialités
en tant qu'être humain à développer les qualités transcendantes conduisant à
cette délivrance. Sa mort, tout en montrant le caractère totalement humain du
Bouddha et l'inéluctabilité de la décrépitude et de la disparition, exemplifie
des traits essentiels de son Enseignement : son intemporalité et son
impersonnalité. Tout comme les trois Refuges, ces trois événements ne sont pas
en fait des concepts extérieurs à nous-mêmes mais des réalités intérieures à
développer et à incarner. Le second enseignement est
l'importance de l'harmonie de la Sangha,
au sens large, représentée par les moines, les nonnes, les anagârika et les laïcs. La concorde au sein de la Sangha, l'assemblée de ceux qui
pratiquent ensemble dans la même direction, a toujours été louée par le
Bouddha. Il en a fait une des conditions fondamentales de la survie de son
Enseignement. Les conventions moine/laïc semblent établir une hiérarchie, mais
cette hiérarchie, pouvant être cultivée négativement par des moines avides
d'autorité ou subie par des laïcs naïfs, n'est que la traduction d'une
perception exacerbée de l'ego qui pense constamment en termes de « moi »
et « les autres », de « supérieur »,
« inférieur » ou « égal ». Nous sommes en fait, moines ou
laïcs, tous des kalyânamitta, des
compagnons sur la Voie, dont la pratique et les rôles sont complémentaires, des
disciples du Bouddha dont l'esprit est orienté vers « le Bien et le
Beau ». Le Vesak doit donc être une opportunité toute spéciale de
consolider cette indispensable harmonie au sein de la Sangha
Michel-Henri
Dufour

Célébration
inter-tradition du Vesak, au siège des Nations-Unies,
à New York, le 26 mai 2002
Les fêtes bouddhistes : quand les célébrer ?
Texte de Serge Leclercq, extrait du site : http://wusong.free.fr
La fête traditionnellement la plus importante du bouddhisme
est sans aucun doute celle qui commémore la naissance de Bouddha. Elle est
célébrée le 8 avril au Japon et le premier jour de la pleine lune du mois de mai
en Birmanie, au Viêt-nam, au Sri Lanka, au Cambodge... où elle se nomme Vesak.
On voit déjà la difficulté que nous rencontrerons pour
fixer un calendrier des célébrations. Nous savons qu'il y a quatre grands
événements à commémorer. Ce sont les quatre miracles qui touchent à la vie de
Sakyamuni: Sa naissance, son illumination, son premier enseignement, sa mort.
Chacun d'eux est lié également à un lieu de pèlerinage. Nous ajouterons à ces
fêtes, celle du nouvel an et celle des morts. La plupart des pays bouddhistes utilisent le
calendrier lunaire à l'exception du Japon. Le jour de l'an chinois, la fête du
Thet vietnamienne et le jour de l'an coréen se situent le lendemain de la
nouvelle lune la plus proche du 4 février, alors que l'année tibétaine commence
un mois plus tard. Dans les temples chinois, on fête aussi la pleine lune qui
suit. Quant au Sud-est asiatique (Sri Lanka, Thaïlande, Birmanie, Laos et
Cambodge), les célébrations y durent trois jours à la mi-avril.
Les fêtes typiquement bouddhistes dépendent de la
tradition à laquelle elles se rattachent. Theravâda, Mahâyâna et Vajrayâna
présentent quelques variantes. Le Theravâda fête le même jour la naissance,
l'illumination et la délivrance du Bouddha à la première pleine lune du mois de
mai. Cette célébration porte le nom de Vesak (ou Vaisakha, qui est le nom du
mois indien). Les Tibétains ont choisi le 15e jour du 5e mois
lunaire, à la pleine lune. Les Japonais ont fixé leurs dates d'après le
calendrier occidental. Pour eux, le 8 avril est l'anniversaire du Bouddha. On
appelle aussi cette fête Hana Matsuri (fête des fleurs) car le jardin de
Lumbini où naquit le Bouddha était rempli de fleurs. On verse un peu de thé sur
sa statue, rappel du premier bain de l'enfant. La fête des morts, s'appelle Obon au Japon où elle
commence le 13 juillet et dure trois jours. On prépare un peu d'encens et des
offrandes devant les tablettes des ancêtres. En consommant la nourriture
offerte, on partage le repas avec eux. Le 15 juillet, on se rend au cimetière
pour quelques offrandes aux défunts. Cambodge, Laos et Thaïlande respectent
aussi cette date pour la fête des morts. En Chine, elle s'appelle Qing Ming,
"Pure Lumière", se situe le 5 avril et amène l'occasion d'une visite
au tombeau des ancêtres. On brûle de l'encens et de la monnaie factice dans les
grands chaudrons devant les temples. Au Japon, le 8 décembre est la date de commémoration
de l'illumination du Bouddha. Sa délivrance est célébrée le 15 février. Les
autres traditions préfèrent le 8e jour du 12e mois lunaire pour l'illumination
et le 8e jour du second mois lunaire pour la mort. Le Theravada possède quelques célébrations qui lui
sont propres. Le Vassa ou 7e mois lunaire est une période de retraite pour les
moines. Ils pratiquent assidûment pendant cette période et ne sortent pas des
monastères. Une autre festivité au Sri Lanka est liée à l'exhibition d'une
relique, la dent du Bouddha. Elle a lieu en août avec la participation de
nombreux éléphants pour la procession. Nous n'avons pas trouvé de fêtes populaires célébrant
le premier enseignement du Bouddha. Il semble qu'un consensus se dégage pour une
célébration du Vesak ou anniversaire du Bouddha, commune à toutes les
traditions, au moment de la première pleine lune en Mai. Cette tradition est
acceptée par toute la communauté bouddhiste française.
Serge Leclercq
|