Actualités de l'UBE
Mise à jour mensuelle du
site
- Rubrique "Université"
mise
en ligne du programme 2004-05 les inscriptions auront
lieu à partir du 10 septembre les cours reprendront
le samedi 30 octobre 2004
- Rubrique "Actualités"
mise
à jour de l'agenda : mois d'août, septembre
et octobre 2004 mise à jour
de l'actualité
de l'édition : parutions des mois de juin et juillet 2004
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"Journées
Portes ouvertes" au "Forum
104" : 104
rue de Vaugirard 75006 Paris samedi
18 septembre 2004 de 10 h à 18 h avec
une conférence-débat sur le thème "Croyance
et expérience dans le bouddhisme" de
16 h à 18 h (entrée libre et gratuite)
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Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
du mercredi 4 au
jeudi 12 août Retraite dirigée par le 7ème Dzogchen Rinpoche (maître tibétain
Nyingmapa, supérieur du Monastère Dzogchen en Inde), à la Salvetat sur Agout
(Languedoc). Contact : 06 81 38 45 18.
du vendredi 6 au
dimanche 8 août Sesshin zen sôtô
à Paris avec Maître Tokuda. Renseignements : Maha-Muni,
(adresse postale uniquement : 52 rue Pernety 75014 Paris) Lieu : Dojo Maha-Muni - Mabillon (affilié au monastère
Ei Tai Ji, école : Zen sôtô), 10
rue Mabillon, 75006 Paris. Tél. 01.45.42.73.00.
du lundi 9 au vendredi 13 août Les émotions, stage de méditation animé par Lama Puntso
et lama Shédroup. Renseignements : Dhagpo
Kagyu Ling (école Karma-kagyü), Landrevie, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère.
Tél. 05.53.50.70.75.
du mercredi 11 au dimanche 22 août Sesshin de méditation Zen à
Velaines (près de Tournai, Belgique), dirigée par Frank De Waele, élève de
Genno Sensei. Organisation et renseignements : Dana Sangha Belgique . Tél (++32) (0)497/67.11.98 (between 6 - 7
pm). Renseignements : Centre
Dana, 22 avenue Pasteur 93100 Montreuil. Tél/Fax : 01.49.88.91.65. anglais
seulement) Tel: +32(0)497 67 11 98.
du samedi 14 au mardi 17 août Vivre, mourir, naître, rêver et
méditer : quatre journées sur les périodes intermédiaires animées par lama
Karta. Renseignements : Institut
Yeuten Ling (école Karma-kagyu), Château du Fond
l'Evêque Promenade St Jean l'Agneau, 4 - 4500 Huy, Belgique. Tél.
(00.32) (0)85-271.188.
du samedi 14 au mercredi 18 août L'entraînement du Bodhisattva
-
"le Bodhicharyavatara", texte de Shantidéva commenté par Trinlay
Toulkou. Renseignements : Karma Migyur Ling (école
Karma-kagyü), Montchardon, 38160 Izeron. Tél. 04.76.38.33.13.
du dimanche 15 au mardi 24 août Trentième anniversaire de
la fondation du Centre de Dashang Kagyu Ling : dix jours de grande fête. Renseignements : Dashang Kagyu Ling
(école Shangpa-kagyü), Temple des mille Bouddhas, 71320 La Boulaye. Tél.
03.85.79.62.53.
du vendredi 20 au
lundi 23 août Enseignements (thème communiqué
ultérieurement) par Ringu Tulku Rinpoché. Renseignements : Vajradhara Ling
(école Shangpa-kagyü), Château d'Osmont 61120 Aubry-le-Panthou. Tél.
02.33.39.00.44.

En cette période estivale,
souvent dévolue à la lecture, nous avons souhaité
vous rappeler l'existence d'un remarquable ouvrage, tant par
la beauté et la pertinence de ses illustrations que par
la qualité de ses textes, signés par les meilleurs
spécialistes anglophones du bouddhisme et notre collègue
française Véronique Crombé. Nous avons
choisi plusieurs extraits de la troisième partie, consacrée
aux textes sacrés. Ces chapitres, très complets,
abordent aussi bien l'origine historique et légendaire
des textes que leur contenu, comme aussi les supports utilisés.
Ils sont tout à fait représentatifs de l'ouvrage
entier.
Nous vous en
souhaitons bonne lecture... en espérant vous inciter
à en lire davantage !
Troisième partie : Les textes sacrés Mark L. Blum
Manuscrit
birman du XIXe siècle, sur feuille de palme. Le texte
reproduit est celui du premier Sermon du Bouddha, le Sermon
de la Mise en Mouvement de la Roue de la Loi, Les cercles
aux deux extrémités des feuillets représentent
la roue de l'enseignement.
Chapitre 1 : Mise en forme du Dharma Extrait : Le « Corps du Dharma »
À la veille de sa mort, le Bouddha dissipa l'idée qui
avait traversé l'esprit de certains de ses disciples : la communauté
disparaîtrait avec lui. Il leur indiqua sans ambiguïté qu'en son absence son
enseignement deviendrait la nouvelle autorité : « Ce que j'ai proclamé et fait connaître comme étant
cette doctrine et cette discipline, c'est cela qui sera votre maître une fois
que je ne serai plus. » Le Dharma, la parole du Bouddha, expression
intemporelle du Bouddha luimême, constitue la mémoire de la communauté
bouddhiste. En compilant les paroles du Bouddha après sa mort, les disciples
assemblèrent, littéralement, le « corps de Dharma » du Bouddha.
Le processus débuta à Râjagriha, lors du Premier
Concile. Cinq cents moines ayant atteint l'état d'arhat s'y réunirent dans une
grotte, et chacun récita devant l'assemblée les sermons du Bouddha, ou plutôt
les éléments dont il se souvenait. Les règles de discipline monastique furent
établies à cette occasion. Les aînés révisèrent et corrigèrent ensuite
l'ensemble. Cet effort collectif donna naissance au canon bouddhique. Il
appartenait aux moines des générations ultérieures d'apprendre une partie de ce
corpus, pratique qui se perpétue encore aujourd'hui. Dès que furent acceptés
comme canoniques les écrits scolastiques expliquant et commentant le premier
ensemble issu du Concile, la répartition tripartite des textes fondamentaux
fut acquise. Le canon fut dès lors désigné par l'expression « Triple Corbeille
», traduction exacte des expressions Tipitaka pour le pâli, Tripitaka
pour le sanskrit.
S'inscrivant, en Inde, dans un cadre plus général de
transition d'une culture orale à une culture écrite, la consignation du canon
bouddhique se fit au 1er siècle av. J.-C. Les textes du Mahâyâna
furent quant à eux aussitôt rédigés, et sont en conséquence souvent plus longs.
Cette consignation par écrit, qui donna un corps tangible à l'enseignement,
favorisa l'apparition de nouvelles formes d'expression religieuse. Au même
titre que les reliques, les textes bouddhiques devinrent des objets physiques
de dévotion, enterrés pour sanctifier un site, ou placés à l'intérieur de
statues de manière à les faire passer du simple statut d'objet d'art à celui
de véritable représentation symbolique. Parmi les traits caractéristiques du
Mahâyâna, on compte l'utilisation du sanskrit comme langue normative et un
véritable culte du livre. Le Sûtra du Lotus, un des plus anciens écrits
du Mahâyâna, précise que quiconque fait réaliser une copie du sûtra acquiert un
nombre considérable de mérites. Le Mahâyâna a également élargi sa « Corbeille des
Sûtras » par l'adjonction de centaines de nouveaux textes souvent caractérisés
par de grandioses scènes d'ouverture au cours desquelles le Bouddha émerge
d'une profonde méditation et dans une profusion de miracles. Le contenu du
sûtra ensuite délivré est censé rendre perceptibles à l'auditoire les visions
transcendantes que le Bouddha vient d'expérimenter dans un état de transe. Avec l'expansion du bouddhisme au-delà des frontières
du sous-continent indien, les concepts exposés dans le Dharma se modifièrent en
fonction des circonstances historiques et des traductions. Des fragments de
versions du canon adapté pour des langues d'Asie centrale ont subsisté dans
leur traduction chinoise ou tibétaine. Sans celles-ci, les destructions
intervenues en Inde rendent impossible l'étude du bouddhisme Mahâyâna indien.
Les traductions chinoises commencèrent avec le moine d'origine parthe An
Shigao, en 148. Les traductions tibétaines débutèrent probablement au cours du
VIle siècle. L'activité se poursuivit pendant des siècles, chaque canon
s'élargissant avec l'adjonction de nouveaux matériaux.
Chapitre 3 : Les écrits du Mahâyâna Extrait : La Perfection
de Sapience
Il est très
difficile de dater de manière précise les premières versions des textes
bouddhiques. Toutefois, pour nombre d'érudits, les premiers écrits du Mahâyâna
seraient apparus aux alentours du début de l'ère chrétienne. La pensée du
Mahâyâna ancien est reflétée par plusieurs textes : le Sûtra du Lotus,
les Sûtras des Terres Pures (voir p. 202-203) et l'ensemble de textes
regroupés sous l'appellation générique de Prajnâpâramitâ (« Perfection
de sapience »), chacun présentant une conception du cosmos et de la
relation de l'humanité à l'univers sensiblement différente.

Traduction
tibétaine de la version en huit mille vers du Prajñâpâramitâ
Sûtra, datées d'environ 1500. Le texte lui-même,
probablement le plus ancien sûtra du Mahâyâna,
aurait été rédigé vers le Ier siècle
av. J.-C. La couverture présentée ici est ornée
de peintures figurant, à gauche, un Bouddha et, à
droite, une personnification du texte sous forme d'une divinité
féminine à quatre bras.
L'expression «
Perfection de sapience » fait référence, en l'isolant des autres pour la mettre
en exergue, à l'une des perfections pratiquées par tous les bodhisattvas. Un Prajnâpâramitâ
Sûtra traite donc, de manière exhaustive, de la nature de la sagesse
religieuse; il présente l'absolu comme étant vacuité (shûnyatâ),
concept déjà présent dans la pensée du bouddhisme ancien, mais qui n'y est pas
présenté comme essentiel. Les traditions antérieures à l'émergence du Mahâyâna
insistent sur la compréhension de la doctrine du « non-soi » (anâtman),
l'impermanence (anitya) et la souffrance (duhkha). De nombreux
bouddhistes considéraient cependant la doctrine de l'anâtman comme contraire à
l'intuition. Une nouvelle conception se fit alors jour: il n'existe pas de
substance permanente en un individu, mais les parties (dharmas) composant toutes
les créatures possèdent une « nature propre » (svabhava) immuable. Pour les Perfections de sapience, cette analyse reste insuffisante
et les dharmas individuels sont eux aussi dénués de nature propre permanente.
Cette prise de position visait la conception selon laquelle le nirvâna n'était
pas susceptible d'être atteint ou obtenu. En s'efforçant d'atteindre la vérité,
on ne fait que s'attacher à des « opinions correctes », stipule la
critique fondamentale des Prajnâpâramitâ Sûtras. Pour ceux-ci,
toutes les opinions doivent être abandonnées, car elles mènent immanquablement
à des visions préconçues et erronées : la vacuité revient à être vide de pensée
spéculative. La datation des Perfections de sapience est
incertaine, mais le plus ancien de ces sûtras, la version en huit mille vers,
semble avoir été rédigée sous sa forme la plus ancienne au 1er siècle av. J.-C.
C'est sur cette base que le philosophe Nâgârjuna (IIe siècle apr. J.-C.),
auteur également de la doctrine du Double Niveau de Vérité, fonda l'école
interprétative Madhyamika (« École du Milieu ») encore connue sous le nom
de Shûnyatâvâda (« École de la Vacuité »). Nâgârjuna eut un énorme impact
sur l'évolution du Mahâyâna. Selon lui, l'enseignement du Bouddha sur la
Production en Conditions Dépendantes indique que rien n'existe, si ce n'est par
opposition à son contraire. Le nirvâna lui-même n'est signifiant qu'opposé au
monde karmique et chaotique du samsâra. Pour Nâgârjuna, le nirvâna n'est guère
plus qu'une autre dimension du monde que nous voyons, mais que nous sommes
incapables de percevoir en raison de notre incapacité à nous abstraire d'un
mode de pensée dualiste. Nâgârjuna ne cite pas nommément les Sûtras de la
Perfection de sapience, mais il y puise une doctrine : non seulement les
phénomènes sont tous interdépendants, mais, surtout, l'interdépendance « est »
l'univers lui-même. Cette tradition fait éclater toute notion d'individualité
et affirme que ce que nous percevons n'est que l'illusion d'entités séparées.
Chapitre 3 : Les écrits du Mahâyâna Extrait : Les Nirvâna Sûtras
|
Les Nirvâna Sûtras ont exercé une forte
influence en Asie orientale. Deux textes distincts portent en réalité le même
titre de Mahâparinirvâna Sûtra, dans lequel le terme de Nirvâna fait
référence à la mort du Bouddha : les derniers dons importants reçus de pieux
laïcs, sa volonté de multiplier les occasions d'expliciter son enseignement,
la confrontation finale avec Mâra à l'issue de laquelle il enclenche le
processus qui mènera irrévocablement à sa disparition. Le texte évoque sa « libération
finale ». Le texte original, le Mahâparinibbâna-sutta du
canon pâli, qui existe également dans une version sanskrite et quatre
traductions chinoises, est un récit relativement court. Il raconte les
dernières semaines du Bouddha, évoquant l'infection gastro-intestinale qui
devait l'emporter à l'âge de 80 ans après l'avoir considérablement affaibli.
Le Bouddha, dans un dernier et bref sermon, engage ses disciples à lui poser
leurs dernières questions sur les points de l'enseignement qui leur seraient
obscurs, car, dit-il, il ne verra pas le jour suivant. Devant le silence
général, il exhorte une dernière fois son auditoire, en des termes restés
célèbres, et rappelle que, après sa mort, comme cela a été le cas de son
vivant, il n'y aura pas lieu de voir sa personne comme la source de libération
:
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Un
bibliothécaire du monastère de Haein-sa,
en Corée-du-Sud. Ce monastère possède
les 81.000 planches de bois originales utilisées
pour l'impression, au XIIIe siècle, d'une
version complète du Tripitaka en langue chinoise,
réalisée sous parrainage officiel.
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« Soyez fidèles au Dharma, et soyez un refuge pour vous-mêmes. » Le texte se
termine par le récit de la procession funéraire et de la crémation, suivie du
partage des reliques.
|
Dans le courant du IVe siècle, un Nirvâna
Sûtra totalement différent fit son apparition. Il fut traduit en chinois
entre 410 et 420 par un moine originaire d'Asie centrale. Le schéma de base est
semblable à celui de la version ancienne - les derniers jours du Bouddha, sa
maladie, l'ultime sermon et sa mort - mais la présentation diverge
radicalement. Il s'agit d'un sûtra du Mahâyâna au pur sens du terme, très long,
et rédigé dans un style narratif grandiloquent. Pour illustrer des points de
philosophie, le texte fait un grand usage des analogies et des récits
populaires, amusants pour certains, mais dont le sens doctrinal est loin d'être
clair. L'intérêt majeur de cet autre Nirvâna Sûtra repose sur sa
doctrine novatrice de la vérité religieuse.
La philosophie du Nirvâna Sûtra suppose l'acquisition
des enseignements du Sûtra du Lotus et de la Perfection de sapience, mais
elle renforce sa présentation de la nature-de-Bouddha. Ce Nirvâna Sûtra affirme
que les êtres sensibles possèdent une nature sacrée, fondement de leur future
accession à l'État-de-Bouddha. Obscurcie par la conscience ordinaire, corrompue
par le désir, la convoitise, l'illusion, la vanité, la peur et l'anxiété, cette
« nature-deBouddha » n'en est pas moins notre nature profonde.
Contrairement à l'enseignement de l'école Yogâchâra et de ses sûtras, cette
nature est dite universelle, et totalement dépourvue de souillures, quel que
soit l'état karmique ou psychologique dans lequel se trouve l'individu. Un des aspects les plus intéressants du Nirvâna Sûtra
est la répétition, constante dans la première moitié de l'ouvrage, d'une
phrase courante dans les écrits Mahâyâna : « Ceci est valable pour tous
sauf les icchantikas. » Le terme « icchantika » fait référence aux cinq
fautes majeures, considérées comme si odieuses que leur auteur semble incapable
d'atteindre l'Éveil en cette vie. Ces cinq fautes incluent le parricide, le
matricide, l'atteinte physique à un bouddha... Mais, dans sa seconde moitié,
le sûtra inverse spectaculairement sa position, indiquant que même les icchantikas
possèdent la nature-de-Bouddha. Cette position marque un changement radical
dans la manière de concevoir les liens karmiques. Selon la tradition, chaque individu a la possibilité
de modifier son avenir en cultivant la sagesse et la compassion. Mais, dans la
réalisation pratique, des différences interviennent, en fonction des capacités
spirituelles et du karma de chacun. Une théorie bouddhiste suggère la possibilité de
classer les êtres en cinq catégories, ou familles, de potentiel spirituel. Les icchantikas
sont ainsi dépourvus de toute capacité spirituelle. Le Nirvâna Sûtra considère
cette approche comme incorrecte. Sa doctrine d'un potentiel spirituel véritablement
universel implique que la loi du karma ne constitue plus un obstacle
insurmontable. Le sûtra accentue même son propos : il affirme que la nature de
l'absolu est personnelle, bienheureuse, éternelle et pure, ce qui contraste
spectaculairement avec la vue traditionnelle d'un « soi » impersonnel, caractérisé
par l'insatisfaction, impermanent et impur ! Cette vision positive du potentiel
individuel et des joies du nirvâna eut un profond impact sur le bouddhisme
chinois et de l' Asie orientale, son influence sur le Chan-Zen étant encore
plus prononcée. Le Chan multiplie également les références à un
traité novateur appelé « Éveil de la Foi dans le Mahâyâna », qui cherche à
clarifier plus encore l'enseignement sur la nature-de-Bouddha dispensé par le Nirvâna
Sûtra. Deux type d'Éveil sont présentés : originel et d'expérience. Notre nature éveillée intrinsèque, mais encore
cachée, appelée Éveil originel, rend possible l'expérience de l'Éveil. Le
texte use d'une métaphore: les vagues à la surface de l'océan. Ce que nous
voyons correspond aux vagues (l'éveil d'expérience) mais il ne s'agit en fait que
d'une activité de surface causée dans l'esprit par les vents de l'expérience;
sans la présence de l'énorme masse d'eau placée au-dessous (l'éveil originel),
les vagues ne pourraient exister. Ce qui ne signifie pas pour autant que ce
que nous expérimentons est moins essentiel, moins tangible, car l'eau et les
vagues sont en réalité de même nature : elles sont liquides.
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