Actualités de l'UBE


    Rubrique "
    Université"
    programme 2004-05
    les inscriptions auront lieu à partir du 10 septembre
    les cours reprendront le samedi 30 octobre 2004
     


    "Journées Portes ouvertes"
    au "Forum 104" : 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
    samedi 18 septembre 2004
    de 10 h à 18 h
    avec une conférence-débat sur le thème
    "Croyance et expérience dans le bouddhisme"
    de 16 h à 18 h
    (entrée libre et gratuite)
     

 



    Actualité du bouddhisme
    (quelques rendez-vous, extraits de l'
    agenda)
     

    à signaler tout particulièrement :

    du vendredi 27 au dimanche 29 août
    Université d'été du Bouddhisme.
    L'Institut Nalanda et l'Université Libre de Bruxelles présente 3 journées consacrées à une étude comparative sur le thème du "Moi", ainsi qu'à l'analyse des facettes particulières de ce thème. Vendredi 27 août - Introduction à la grande diversité du bouddhisme, des représentants qualifiés de chacune des grandes traditions bouddhistes présenteront les mille visages du bouddhisme. Samedi 28 et dimanche 29 août - Histoire du « moi » à travers les sciences, la philosophie occidentale et le bouddhisme. Lieu : Salle Dupréel, 44 Avenue Jeanne, 1050 Bruxelles. Renseignements : Institut Nalanda (école Karma-kagyü), 48-50 rue de l'Orme, 1030 Bruxelles (Belgique) Tél. (00.32) (0)26-753.805.  

    du vendredi 10 au dimanche 12 septembre
    Judaïsme et bouddhisme : regards croisés
    Rencontre interrreligieuse sur les thèmes : Kabbale juive et ésotérisme bouddhiste ; aspiration à l'Eveil et Sagesse ; méditation et prière ; la nature du sujet humain ; le bouddhisme et le judaïsme face au défi de l'Histoire, à l'hôtel "Les Airelles", place de la Crusaz, et au Palais des Sports et des Congrès, 74110 Morzine (France). Renseignements et inscriptions (si possible avant le 20 août) : "Fondation Racines et Sources" (Recherche et dialogue interreligieux. Sagesse et pense juives) case postale 595 - 1211 Genève 12 (Suisse). Tél. (00-41) 22.789.07.51 (ou courriel).
    => en savoir plus (document PDF : programme détaillé et bulletin d'inscription).  

     

    et puis...

    du vendredi 20 au vendredi 27 août
    Sesshin zen sôtô
    , avec Maître Tokuda. Renseignements : Monastère Ei Tai Ji (école : Zen sôtô), le Rocher de la Baume 06260 La Rochette. Tél. 04.93.05.80.34. Contact : Manuel Dematos 04.93.05.80.34 ou 04.93.05.80.35.

    samedi 21 août
    Pratique zen sôtô
     : introduction de 9 h à 10 h et pratique de 10 h à 12 h. Renseignements : Centre Zen de Genéve (école : Zen sôtô), 15 quai du Cheval blanc 1227 Les Acacias - Genève. Tél. (00.41) 79-449.48.19. Courriel : contact@zengeneve.ch

    du samedi 21 au lundi 23 août
    Le Bodhicharyavatara
    , enseignement par Ringou Tulkou, Docteur en philosophie bouddhiste, grand érudit. Renseignements : Vajradhara Ling (école Shangpa-kagyü), Château d'Osmont 61120 Aubry-le-Panthou. Tél. 02.33.39.00.44.

    du samedi 21 au dimanche 29 août
    Sesshin zen sôtô
    animée par Roland Rech à La Gendronnière. Renseignements : Association Zen Internationale - Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél. 02.54.44.04.86. (voir aussi le calendrier général des sesshins organisées dans diverses villes de province, la page sesshin du site de l'AZI).

    du lundi 23 août au dimanche 12 septembre
    Retraite européenne annuelle de l'école Yungdrung-Bön
    , conduite par le Vénérable Lopön Tenzin Namdak, qui enseignera sur les instructions expérientielles du Nyamgyü dringpo, commencé l'année dernière, et par Khempo Tenpa Yungdrung qui continuera l'enseignement du Gyalwai Chagtri Lieu : L'escale du Vitou, Route d'Argentan - D 916 - 61120 Vimoutiers, tél. 02.33.39.12.04. / Fax 02.33.36.13.34. Organisation et renseignements : Communauté Yungdrung-Bön, 2 rue de Blainville 75005 Paris. Tél. 01.43.21.03.66. Inscritions : Christophe : 06 73 69 99 82 bon@cmoulin.com.

    du mardi 24 au vendredi 27 août
    Treizième conférence européenne Shin au Temple Jikoji à Anvers
    (Belgique). Thème : Nembutsu : overcoming secularism and fundamentalism. Renseignements : Temple de la Foi Sereine/ Shingyôji (école : Ecole Vraie de la Terre Pure), 9 rue de Fribourg - 1201 Genève. Tél. (00.41) 22-731.76.87. 1er étage. Pour le code de la porte, veuillez vous renseigner au temple.

    du jeudi 26 au mardi 31 août
    Retraite de Tara Verte
    animée par lama Shérab. Renseignements : Dashang Kagyu Ling (école Shangpa-kagyü), Temple des mille Bouddhas, 71320 La Boulaye. Tél. 03.85.79.62.53.

    du jeudi 26 août au mercredi 1er septembre
    Retraite de Vajrasattva
    en banlieue parisienne. Renseignements : Thar Deu Ling (école : Guéloug), 68 rue Archereau 75019 Paris Tél. 01.43.67.79.39 / 01.53.60.05.25.

    samedi 28 août
    Initiation et enseignement de Mahakala Blanc - Gönkar
    par son Éminence Phendé Rinpoché. Renseignements : Karma Kagyu Tendar Ling , Institut Avicenne (sous l´autorité spirituelle du XVIIe Gyalwa Karmapa Ogyen Trinley Dordjé), La Boria del Cheyrou, 24580 Plazac, Tél / fax : (33) (5) 53.50.33.63.  

    samedi 4 et dimanche 5 septembre
    Découvrir l'attention, session niveau A de l'enseignement « la Voie du Bouddha ». Programme ouvert à tous. Renseignements : Institut Karma Ling, Hameau de St Hugon, 73110 Arvillard. Tél : 04.79.25.78.00 (s'informer sur le site pour les activités des Centres Dharma Ling de Paris, Lyon, Chambéry Genève, Grenoble, Nice, Valence, Toulon)

    samedi 11 et dimanche 12 septembre
    Apprentissage Shambhala
    , en français : alternance de sessions de méditation, enseignements, entretiens individuels et discussions. Renseignements : centre Dechen Chöling (lignée de Chögyam Trungpa), Mas Marvent 87700 Saint-Yrieix-sous-Aixe. Tél. 05.55.03.55.5

     


     
    Ajahn Chah
    maître thaïlandais de la tradition des moines de forêt

    Le maître thaïlandais Ajahn Chah est certainement l'un des enseignants contemporains, de la tradition Theravâda, les plus connus en Occident, avec le Vénérable Mahasi Sayadaw, d'origine birmane (voir Micro-Hebdo n° 37). Contrairement à ce dernier, qui développa l'enseignement de la méditation vipassana avant tout dans des centres spécialement destinés aux laïques, Ajahn Chah resta toujours fidèle à la Tradition de Forêt, qui s'appuie sur la communauté monastique des bhikkhu et leur strict respect de la règle, le Vinaya.
    Son enseignement est généralement d'une grande simplicité, tirant ses exemples et ses conseils de la vie quotidienne et, ainsi, s'adresse à tous... Strict, mais non austère, l'enseignement d'Ajahn Chah est surtout ensiegné aujourd'hui dans les pays anglo-saxons et reste encore assez peu connu en France. Une occasion de le découvrir !
    Nous vous proposons ici une courte biographie et un enseignement.
     


    Une courte biographie d'Ajahn Chah

    Le Vénérable Ajahn Chah, est né le 7 juin 1918 dans un petit village près d'Ubon Rajathani, au Nord-Est de la Thaïlande. Après sa scolarité primaire il passa trois ans comme novice avant de retourner à la vie laïque pour aider ses parents à la ferme. A vingt ans il décida de reprendre la vie monastique et le 26 avril 1939 reçut l'ordination monastique supérieure, upasampadâ. Sa vie monastique au début a suivi le cursus traditionnel : étude des Enseignements bouddhiques et de la langue pâli. Au cours de sa cinquième année monastique son père tomba gravement malade et mourut, brusque rappel de la précarité de l'existence humaine. Ceci le fit profondément réfléchir au but réel de la vie, car bien qu'il eût étudié abondamment et acquis la maîtrise du pâli il ne s'en trouvait pas moins éloigné de la compréhension personnelle de la cessation de la souffrance.
    Un sentiment d'insatisfaction s'installa, il abandonna ses études en 1946 et partit en pèlerinage comme moine errant. Il gagna à pied le centre de la Thaïlande, dormant dans les forêts et collectant sa nourriture dans les villages sur son chemin, et s'installa dans un monastère où le
    Vinaya (la règle de discipline des moines - bhikkhu) était soigneusement étudié et pratiqué. C'est à cette époque qu'on lui parla d'Ajahn Mun Buridatto, un Maître de méditation hautement respecté. Désireux de rencontrer un tel Maître accompli, Ajahn Chah se mit en route à pied pour le Nord -Est de la Thaïlande afin de le rencontrer.
    A cette époque Ajahn Chah se débattait avec un problème crucial. Il avait étudié les Enseignements concernant l'éthique, la méditation et la sagesse, que les textes traditionnels présentaient de façon détaillée et raffinée, mais il ne voyait pas comment les mettre en pratique. Ajahn Mun lui déclara que, malgré le caractère extensif des Enseignements, leur essence était très simple. Avec l'établissement de l'attention (
    satipatthana) il est possible de voir que tout est issu de ce que les Maîtres de Forêt nomment « mental-coeur » (citta) ; c'est là-même que se trouve le véritable chemin de la pratique. Cet enseignement succinct et direct fut une révélation pour lui et transforma son approche de la pratique. La Voie était désormais claire.
    Pendant les sept années suivantes Ajahn Chah pratiqua selon le style de l'austère tradition de Forêt : vêtu de robes confectionnées dans des tissus rejetés et n'en possédant que trois, ne se nourrissant que de ce qui est offert, visitant sans omission toutes les maisons, même celles des plus pauvres, ne mangeant qu'une seule fois par jour, mélangeant dans le bol toute la nourriture offerte, vivant sous un arbre sans l'abri d'un toit, selon les trois postures (marche, debout, assis), sans jamais s'allonger ; telles étaient quelques-unes des règles qu'il s'imposa, se déplaçant à travers la campagne à la recherche d'endroits isolés et calmes, propices au développement de la méditation. Il vécut dans la jungle en des lieux infestés de tigres et de cobras, utilisant les réflexions sur la mort pour pénétrer le sens réel de la vie. A une occasion il pratiqua dans un champ de crémation pour défier et en définitive vaincre sa peur de la mort.
    A ce moment, transi et transpercé par la pluie de mousson, il vit en face la profonde détresse et la solitude du moine errant.
    En 1954, après des années d'errance, il fut invité à revenir dans son village natal. Il s'installa dans les environs, au coeur d'une forêt nommée Pah Pong, infestée de malaria et, d'après les villageois, hantée. Malgré les épreuves dues à la fièvre, l'abri précaire et la nourriture frugale, les disciples venaient le rejoindre en nombre croissant. Le monastère connu actuellement sous le nom de Wat Pah Pong débuta ainsi et, petit à petit, d'autres branches furent établies.

    Ajahn Chah et son principal disciple occidental, Ajahn Sumedho

    En 1967, un moine américain vint résider à Wat Pah Pong. Le Vénérable Sumedho, nouvellement ordonné, venait juste de passer sa première vassa (retraite de la saison des pluies) pratiquant intensément la méditation dans un monastère près de la frontière laotienne. Bien que ses efforts aient porté quelques fruits, le Vénérable Sumedho comprit qu'il avait besoin d'un Maître pouvant lui enseigner tous les aspects de la vie monastique. Or il advint qu'un des moines d'Ajahn Chah, qui parlait un peu l'anglais, visita le monastère où résidait le Vénérable Sumedho. En entendant parler d'Ajahn Chah il demanda de quitter son précepteur et accompagna le moine de retour à Wat Pah Pong.
    Ajahn Chah accepta sans réserves le nouveau disciple mais insista sur le fait qu'il ne recevrait aucun traitement de faveur en raison de sa qualité d'Occidental. Il devrait manger la même nourriture simple et pratiquer de la même manière que tout autre moine de Wat Pah Pong.
    La formation était rude et rébarbative. Ajahn Chah poussait souvent les moines jusqu'à leurs limites, pour tester leur endurance afin qu'ils soient en mesure de développer la patience et la détermination. Parfois il mettait en place des projets de travaux de longue durée, apparemment sans objet, pour frustrer leur attachement à la tranquillité. Constamment, il insistait sur la nécessité de s'abandonner à la nature des choses telles qu'elles sont et l'accent était mis sur une stricte observance du
    Vinaya.
    Au fur et à mesure d'autres Occidentaux vinrent à Wat Pah Pong. A cette époque le Vénérable Sumedho était un
    bhikkhu de cinq vassa (cinq années d'ordination) et Ajahn Chah le considérait apte à enseigner, certains des nouveaux moines ayant également décidé de demeurer là pour leur formation.
    Pendant la saison chaude de 1975, le Vénérable Sumedho et un groupe de
    bhikkhu passèrent quelques temps dans la forêt non loin de Wat Pah Pong. Les villageois du lieu leur demandèrent de rester et Ajahn Chah donna son accord. C'est ainsi que Wat Pah Nanachat (le monastère international de forêt) vit le jour, et le Vénérable Sumedho devint le supérieur du premier monastère de Thaïlande dirigé par et pour des moines de langue anglaise.
    En 1977, Ajahn Chah quitta pour la première fois sa forêt. Il fut invité en Angleterre par l'« English Sangha Trust », association dont le but était d'établir un
    Sangha bouddhiste locale. Il emmena avec lui le Vénérable Sumedho et le Vénérable Khemadhammo, et, voyant l'intérêt sérieux suscité, les laissa à Londres au Hampstead Vihâra, avec deux autres disciples occidentaux voyageant alors en Europe.
    Il revint en Angleterre en 1979, date à laquelle les moines quittèrent Londres pour mettre en place le monastère de Chithurst dans le Sussex. Il gagna ensuite les États-Unis et le Canada pour répondre à des invitations à enseigner.
    A la suite de ce voyage, et de nouveau en 1981, Ajahn Chah passa sa retraite des pluies loin de Wat Pah Pong, sa santé s'altérant en raison du diabète. Sa maladie s'aggravant, il utilisait alors son propre corps comme enseignement, exemple vivant de la non-permanence de toutes choses. Il rappelait constamment la nécessité de trouver un véritable refuge en soi car il ne pourrait plus enseigner encore très longtemps.
    Avant la fin de la retraite des pluies de 1981 il fut transporté à l'hôpital pour une intervention chirurgicale qui n'améliora pas la situation. Dans les quelques mois qui suivirent il perdit l'usage de la parole, et peu à peu le contrôle de ses membres jusqu'à ce qu'il soit pratiquement paralysé et cloué au lit. Par la suite, il fut entouré et soigné par des disciples dévoués, reconnaissants de l'opportunité offerte de servir le Maître qui avait si patiemment et avec tant de bienveillance montré la Voie à un si grand nombre de personnes.
    Ajahn Chah est mort à Wat Pah Pong le 16 janvier 1992.

    De très nombreux disciples d'Ajahn Chah résident à travers le monde. Le noyau étant constitué par le monastère de Chithurst et le centre d'Amarâvatî, tous deux en Angleterre, ce dernier ouvert en 1985, sous le direction du Vénérable Sumedho. D'autres monastères ont été par la suite créés en Australie, Nouvelle-Zélande, Italie, États-Unis et Suisse. Ils accueillent pour des enseignements et des retraites nombre de laïcs.
    Ajahn Chah est venu en France en 1977, pour l'officialisation du centre Bodhinyânârama, à Tournon-sur-Rhône.

     



    Oublier les limites du temps

    Un enseignement d'Ajahn Chah


     

    Nous avons tendance à compliquer notre méditation. Par exemple, en nous asseyant, nous prenons la détermination suivante : « Cette fois-ci, je vais vraiment y arriver ». Mais ce n'est pas une bonne attitude car un tel attachement fera que rien ne se réalisera ce jour-là. Pendant certaines nuits, lorsque je voulais méditer, je pensais : « Cette nuit, je ne me lèverai pas de ma place avant 1 h du matin ». Mais, peu après, mon esprit se rebellait déjà et s'agitait au point de me donner l'impression que j'allais bientôt mourir. A quoi cela sert-il ?

    Quand vous méditez, il n'est pas nécessaire de planifier ni de vous contraindre. Il n'y a pas de but à atteindre ou un état conquérir. Vous ne devriez pas vous inquiéter même si vous restez jusqu'à 7, 8 ou 9 h le soir. Demeurez impassible, ne vous forcez pas, ne vous donnez pas non plus l'ordre de faire apparaître quelque chose, car de telles intentions sont vaines. Laissez votre esprit à l'aise, votre respiration normale, ni longue ni courte, et votre corps relaxé. Pratiquez continuellement. Si le désir provoque des pensées telles que : « Combien de temps allons nous pratiquer, jusqu'à quelle heure ? » Rétorquez lui : « Ne me dérange pas ». Repoussez-le, car il n'est qu'une souillure qui vient vous perturber. Dites : « Que j'arrête tôt ou tard, si je veux rester assis toute la nuit, à qui ferai-je du tort ? Pourquoi venir me déranger ? » Coupez le désir et demeurez en posture. Apaisez votre coeur et vous serez libéré du pouvoir de l'attachement. Il y a des gens qui se mettent en posture devant un bâtonnet d'encens allumé et décident de rester jusqu'à ce qu'il se consume totalement. Alors, ils sont sans cesse inquiétés par le temps. Ils s'interrogent : « Est-il terminé ? » ou bien ils décident de dépasser leurs limites même s'il faut mourir pour cela et se culpabilisent lorsqu'ils cessent après seulement une heure de méditation. Ces gens sont la proie du désir.

    N'accordez pas d'importance au temps. Poursuivez votre pratique avec confiance et vous progresserez. Vous n'avez pas besoin de faire des voeux. Maintenez vos efforts et laissez votre mental se calmer. Vous constaterez alors que vous êtes en mesure de rester assis longtemps. En ce qui concerne les douleurs dans les jambes, vous verrez qu'elles s'amenuiseront petit à petit. Persistez dans votre pratique et vous constaterez un changement en vous. Quand vous irez vous coucher, vous serez en mesure de maintenir votre mental dans le calme et vous vous endormirez facilement. Auparavant vous ronfliez, parliez en dormant, grinciez des dents et votre corps se tournait dans tous les sens. Mais une fois votre coeur exercé, tout cela disparaît. Vous dormirez paisiblement et vous vous réveillerez avec vitalité, sans manque de sommeil. Si le corps est au repos, l'esprit reste éveillé jour et nuit. Le Bouddha, celui qui connaît, l'Eveillé, le Bienheureux, l'Illuminé ne connaissait ni torpeur ni somnolence pendant sa pratique (cependant il dormait une à deux heures par jour). Si vous restez ferme dans votre coeur et dans votre esprit à propos de la pratique, vous pouvez ne pas dormir pendant deux ou trois jours. Quand vous avez sommeil, entrez en concentration pendant cinq ou dix minutes et vous vous sentirez alors plein de forces, comme si vous aviez dormi toute la nuit. En effet, vous n'aurez plus besoin de penser à votre corps tout en continuant à prendre en compte, avec compassion et discernement, ses nécessités.


    Pour en savoir plus :

    Trois lieux, en France, offrent la possibilité de suivre des enseignements dans la lignée (ou l'esprit) d'Ajahn Chah et des Moines de forêt de Thaïlande :

  • le Monastère Bodhinyânârama, sous la direction spirituelle de Nyanadharo Maha Thera, un bhikkhu d'origine laotienne :
    6 chemin de Boucharin 07300 Tournon-sur-Rhône. Tél. 04.75.08.86.69.
    Des journées d'introduction à la pratique y sont proposées tous les premiers dimanche du mois, en plus d'un programme régulier de méditation et de retraites.
  • le Centre Bouddhique d'Etude et de Méditation "Le Refuge"
    Chemin de la Fontaine de Fabrègues 13150 Eguilles. Tél. 04.42.92.45.28 (courriel)
    qui reçoit régulièrement la visite de bhikkhu du sangha d'Amarâvatî et propose un programme de pratiques régulières.
  • l'Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma" :
    c/o Michel-Henri Dufour, 22 rue de la Grange Aubel 71000 Sancé. Tél. 03.85.20.14.42
    qui organise des sessions d'études et de méditation en Bourgogne et à Paris

    site Internet : http://perso.club-internet.fr/mhd-abt/vivekarama/ajahn-chah.htm
     
  • en Suisse, le sangha d'Amarâvatî dispose du monastère Dhammapala,
    Am Waldrand, 3718 Kandersteg (Suisse) Tél. (00.41) 33.675.21.00 (téléphonez de 9 h à 11 h si vous souhaitez un interlocuteur parlant français) - courriel : dhammapala@bluewin.ch
    Situé dans les Alpes bernoises, ce monastère herbergent des bhikkhu anglophones, germanophones et francophones. Des retraites y sont régulièrement organisées.
  • à consulter aussi :