Actualités de l'UBE

    Rubrique "Université": programme 2004-05
    les inscriptions auront lieu à partir du 10 septembre
    les cours reprendront le samedi 30 octobre 2004
     


    "Journées Portes ouvertes"
    au "Forum 104" : 104 rue de Vaugirard 75006 Paris
    samedi 18 septembre 2004
    de 10 h à 18 h
    avec une conférence-débat sur le thème
    "Croyance et expérience dans le bouddhisme"
    de 16 h à 18 h
    (entrée libre et gratuite)
     

    l'UBE sera aussi présente
    à la grande pagode du bois de Vincennes,
    40 route circulaire du Lac Daumesnil 75012 Paris
    samedi 18 et dimanche 19 septembre,
    à l'occasion du
    "5e Festival culturel du Tibet
    et des peuples de l'Himalaya"

     

 



    Actualité du bouddhisme
    (quelques rendez-vous, extraits de l'
    agenda)
     

    à signaler tout particulièrement :

    du vendredi 10 au dimanche 12 septembre
    Judaïsme et bouddhisme : regards croisés
    Rencontre interrreligieuse sur les thèmes : Kabbale juive et ésotérisme bouddhiste ; aspiration à l'Eveil et Sagesse ; méditation et prière ; la nature du sujet humain ; le bouddhisme et le judaïsme face au défi de l'Histoire, à l'hôtel "Les Airelles", place de la Crusaz, et au Palais des Sports et des Congrès, 74110 Morzine (France). Renseignements et inscriptions (si possible avant le 20 août) : "Fondation Racines et Sources" (Recherche et dialogue interreligieux. Sagesse et pense juives) case postale 595 - 1211 Genève 12 (Suisse). Tél. (00-41) 22.789.07.51 (ou courriel).
    => en savoir plus (document PDF : programme détaillé et bulletin d'inscription).  

    samedi 18 et dimanche 19 septembre
    5e Festival Culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya  
    A
    la grande Pagode du Bois de Vincennes, 40 route circulaire du Lac Daumesnil 75012 Paris
    Forums de discussion, contes, boutiques, librairie, restauration, agence de voyage, danses, chants, musique, atelier, projection de films en continu, etc. Invités spéciaux : Une équipe de 10 moines du Monastère du Gyuto (Inde) exécutera un mandala de sables colorés. Participation exceptionnelle du flûtiste tibétain, Nawang Khechog (USA), nominé aux Grammy Awards 2000. Choekyi Nyima Rinpoche (Népal) donnera un enseignement ayant pour thème le bouddhisme.
    => en savoir plus   

     

    et puis...

    du lundi 13 au dimanche 26 septembre
    Retraite de méditation
    dirigée par Acharya Jeremy Hayward, avec des enseignements basés sur le livre du Sakyong Mipham Rinpoche « tourner l'esprit en un allié » pendant la première semaine, et pratique méditative pendant la deuxième. Il est possible de n'assister qu'à l'une des deux semaines. Renseignements : Centre Shambhala de Paris (lignée de Chögyam Trungpa), 23/25 rue Titon 75011 Paris. Tél. 01.43.73.65.77.

    du vendredi 17 au dimanche 19 septembre
    Sesshin zen sôtô
    , à Montreuil, dirigée par Catherine Genno Pagès Sensei. Vendredi 18 h30 - Dimanche 18 h 30. Renseignements : Centre Dana, 22 avenue Pasteur 93100 Montreuil. Tél/Fax : 01.49.88.91.65.

    dimanche 19 septembre
    Session Vipassana
    , conduite par Anne Michel. Lieu : Salle Saint-Agnès, 23 rue Oudinot, 75007 Paris. Tél : 01.43.28.09.11. Inscription : chèque de 12  euros à l'ordre de Dharma Network Paris, adressé à Virginie Thévenin, 28 Boulevard Raspail 75007 Paris. Tél. 01 47 64 34 54. Renseignements : Dharma Network - Terre d'Eveil. Tél. 01.43.28.09.11 (ou courriel).

    du lundi 20 au samedi 25 septembre
    Enseignement de peinture de thankas
    (peintures sacrées du bouddhisme tantrique) par Karma Yeshe peintre résidant au temple de Dashang Kagyu Ling. Horaire : 10-12h et 13h-17h. Renseignements : Association Pigments et Arts du Monde, 20 rue Louis Morard 75014  Paris  (Métro Alésia). Tel 01 46 48 84 41 / 06 09 39 07 42.

    du lundi 20 au lundi 27 septembre
    Retraite de méditation Samatha-Vipassana dans la nature
    . Renseignements : Institut Karma Ling, Hameau de St Hugon, 73110 Arvillard. Tél : 04.79.25.78.00 (s'informer sur le site pour les activités des Centres Dharma Ling de Paris, Lyon, Chambéry Genève, Grenoble, Nice, Valence, Toulon).

    mercredi 22 septembre
    Zen et non dualisme
    . Conférence de Jacques Brosse, moine zen, spécialiste des traditions spirituelles d'Orient et d'Occident. A 20 h 30. Renseignements : Dojo Zen de Paris (école : Zen sôtô, siège de l'Association Zen Internationale), 175 rue de Tolbiac 75013 Paris. Tél. 01.53.80.19.19.  

    samedi 25 et dimanche 26 septembre
    Sagesse du Tibet ancien, à Aix-en-Provence. Renseignements : Institut Tarab France, c/o Marie-Pierre Coeuignart, 69 rue de la Paroisse 78000 Versailles. Tél. 01.39.49.90.21 (ou par courriel).  

     


     
    Décès du maître tibétain Bokar rinpoché

    Nous avons appris le décès de Bokar Rinpoché.
    Le maître tibétain a « quitté son corps » le 17 août, dans son monastère de Mirik, en Inde.


    Né en 1940 dans une région proche du Mont Kailash, il avait été reconnu très jeune par le XVIe Karmapa comme « tulkou » du fondateur du monastère de Bokar, situé dans la région de Tsochen, au Tibet Occidental. Eduqué à Tsurpou, auprès du Karmapa, il devait, comme lui, prendre la route de l'exil en 1959.

    En 1963 il rencontre Kalou Rinpoché, qui lui transmet toutes les grandes initiations de la lignée Kagyü ainsi que celles de la lignée Changpa, à la tête de laquelle il devait lui succéder, en 1989. Pendant plus de 25 ans il resta proche de ce maître, qu'il accompagnera dans ses voyages, notamment en France.
    Il sera aussi choisi par le XVIe Karmapa pour prendre en charge le centre de retraite de Rumtek, au Sikkim, et il a lui-même fondé à Mirik, dans la même région, un monastère et un centre de retraite plus spécialement destiné à la pratique de Kalachakra.


    Il a visité notre pays à plusieurs reprises, entre 1982 et 1992, et y eut de nombreux disciples. Beaucoup d'entre eux poursuivront par la suite leur progression spirituelle en se rendant aux séminaires qu'il organisait en Inde, à partir de 1992. Ceux qui ne pouvaient faire le voyage bénéficiaient, depuis quelques années, de la reprise quasi littérale de ses enseignements par ses deux principaux disciples et traducteurs français, Lama Namgyal et Lama Tcheuky.  

    En 1986, bénéficiant d'une relative détente, il avait obtenu l'autorisation de retourner en visite au Tibet, en compagnie du fidèle Khempo Denyeu. Il y retrouva ses parents et quelques moines de son monastère de Bokar. Habité par une extrême modestie, Bokar Rinpoché n'en influencera pas moins le chemin spirituel  de centaines de disciples français, à qui il communiqua le sens d'une pratique discrète tournée vers la compassion et la dévotion.

    Les éditions « Claire Lumière » (5 avenue Camille Pelletan 13760 Saint-Cannat) ont publié plusieurs de ses enseignements, traduits par Lama Tcheuky, dans des petits ouvrages d'une lecture aisée, ainsi qu'une passionnante biographie illustrée (1992) intitulée « Vie de Bokar Rimpoche, lama tibétain ».
     


     

     La grande pagode du bois de Vincennes, à Paris

    Monument original, situé au bord du Lac de Daumesnil, aux portes de Paris, la Grande Pagode du Bois de Vincennes, depuis plus de 25 ans, accueille les fêtes communautaires des bouddhistes asiatiques d'Ile-de-France ainsi que des manifestations culturelles en relation avec le bouddhisme, comme le Festival culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya, qui a lieu cette année les 18 et 19 septembre.

     

    Si la pagode, en tant que telle, existe seulement depuis 1977, le bâtiment, lui, date de 1931... et n'a strictement rien à voir avec l'Asie ou le bouddhisme. Il s'agit, en effet, de la reproduction d'une case camerounaise, construite à l'occasion de l'Exposition coloniale Internationale de Paris !
    Haut de 28 mètres, ce bâtiment est l'oeuvre des architectes Louis-Hyppolite Boileau et Charles Carrière, qui multiplièrent par trois les dimensions originales des bâtiments dont ils se sont inspiré. Pas moins de 180.000 bardeaux de bois de châtaigniers en forment la toiture impressionnante... Cette "case tribale" est flanquée de deux autres bâtiments de même facture, plus modestes de taille, dont un "abri à pirogues", sorte de vaste halle à colonnade de bois.
    Cet ensemble est l'un des rares vestiges de l'exposition coloniale à laquelle on doit aussi l'actuel Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, le Zoo de Vincennes et la statue de la "France colonisatrice" qui se dresse au centre de la place de la Porte Dorée.
     

    Cette exposition comportait pourtant aussi de nombreux pavillons consacrés à l'Indochine française, "perle de l'Empire", mais aucun d'eux ne fut conservé. On comptait notamment un temple bouddhiste laotien et, surtout - le "clou" de l'Expo ! - une reconstitution du très célèbre temple cambodgien d'Angkor Vat... cette fois réduit de moitié !

    La qualité des matériaux employés, assurant l'étanchéité des bâtiments "camerounais", leur valut de ne pas être détruits. De 1933 à 1971, le plus grand des trois bâtiments accueillit même le Musée des Industries du Bois de la Ville de Paris, propriétaire du site et des constructions. Il fut ensuite laissé à l'abandon... jusqu'à ce que Jean Sainteny - ancien Commissaire de la République au Tonkin et négociateur pendant les guerres du Viêtnam - ne sollicite le maire de Paris de l'époque, Jacques Chirac, et lui demande "d'offrir" ce lieu aux communautés asiatiques de la région capitale, essentiellement originaires du Viêtnam, du Cambodge et du Laos.
    Une association, l'Institut International Bouddhique, est alors créée en 1977, qui assurera la gestion du lieu. Peu de modifications seront apportées au bâtiment : la façade principale s'ornera désormais d'une grande "Roue du Dharma", symbole de l'enseignement bouddhique, tandis qu'un concours est lancé pour l'érection d'une statue monumentale de Bouddha, à l'intérieur.
    On souhaitait en effet une oeuvre originale qui puisse être "acceptée" par les diverses communautés bouddhiques et, donc, qui ne soit pas trop "marquée" culturellement. Le lauréat fut un sculpteur yougoslave, François Mosès, qui réalisa un Bouddha d'une facture très épurée. Haute de 10 mètres et recouverte d'or, la statue est en fibre de verre et a été réalisée dans les ateliers du peintre surréaliste catalan Joan Miro. Le Bouddha y est représenté en posture de méditation, assis sur un lotus épanoui. A ses pieds, en contrebas, un autel supporte deux statues de gazelles, rappelant le "Parc aux Gazelles" de Sarnath, où fut prononcé le premier enseignement des Quatre Nobles Vérités, lors de "la mise en mouvement de la Roue de la Loi".

     

    Sous deux vastes tribunes de bois, qui courent le long des murs latéraux, on a disposé diverses statues de Bouddha et de bodhisattva, originaires des principaux pays d'Asie où le bouddhisme s'est implanté, comme un symbole des différentes communautés auxquelles le monument est désormais dédié. Ces oeuvres - pour des raisons de sécurité évidente - sont malheureusement visibles à travers de lourdes grilles de protection en métal...

    Sur le même site, délimité par une haute palissade de bois qui l'isole du parc public, se dresse aussi le temple de Kagyu Dzong (la "Citadelle de Claire Lumière"), de facture bhoutanaise, construit en 1985 par l'architecte Jean-Luc Massot. Ce temple accueille une communauté de l'école Kagyü et se rattache tout particulièrement au maître Kalou Rinpoché, introducteur du bouddhisme tibétain en France [pour plus de détails, consulter le site de Kagyu Dzong].
    A l'extérieur de cette enceinte, enfin, on a aussi érigé une sculpture du japonais Tarao Yasaki, intitulée "Les pèlerins des nuages et de l'eau", représentant un groupe de moines zen.
    Ainsi le site de "la Grande Pagode de Vincennes" mêle-t-il des symboles des trois grandes communautés géographiques de l'Asie bouddhiste !

    Suite à l'auto-dissolution de l'Institut International Bouddhique, fin 2003, la Grande Pagode de Vincennes a failli perdre sa vocation de site oecuménique du bouddhisme en région parisienne. Une convention vient cependant d'être signée, au printemps dernier, entre la Ville de Paris et l'Union Bouddhiste de France (UBF), qui en assure désormais la gestion.