Actualités de l'UBE
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Nouvelle
session du Cours en Ligne
La prochaine session du Cours
en Ligne débutera le lundi
14 février 2005 Les inscriptions
sont d'ores et déjà ouvertes et
peuvent être effectuées grâce
au bulletin
d'inscription figurant dans nos pages
de présentation.
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Mise à jour du
site
- Rubrique
"Actualités"
mise à jour
de l'agenda : mois de janvier, février et mars 2005
Cours à
Paris
La
co-production conditionnée samedi 22 janvier 2005 : séance 2/4
: selon le bouddhisme chinois,
cours public donné par Paul Magnin, du CNRS. De 14 h 30 à 17 h 30,
au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de l'UBE (Niveau
2).
Séminaires
d'études Les séminaires ont lieu le lundi ou
le jeudi, de 18 h
30 à 21 h 30, au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de l'UBE (Niveau
3).
- 2e cycle : Les écoles
anciennes
directeurs d'études : Philippe
Cornu et Dominique Trotignon Première séance
: lundi 24 janvier 2005 - Ecoles et courants La répartition des écoles anciennes en quatre
courants principaux est due aux pèlerins chinois du VIIe siècle P.C. alors que
les écoles elles-mêmes ont proposé, selon les époques, des listes regroupant de
18 à 24 courants différents. Selon quels critères (disciplinaires et/ou
doctrinaux) et dans quel but de telles nomenclatures ont-elle été réalisées ?
Etudes
de textes samedi 5 février
: Le "Cankî-sutta", texte du canon pâli,
cours public donné par Michel-Henri Dufour, de 14 h 30 à 17 h 30,
au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de l'UBE (Etude
de Textes).
Renseignements : UBE,
29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 0.820.20.50.77.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
du vendredi 21 au dimanche 23 janvier Sesshin
zen sôtô animée par Olivier Wang-Genh à Strasbourg-Weiterswiller, par Roland
Rech à Pégomas (06580). Renseignements : Association Zen
Internationale - Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél.
02.54.44.04.86.
dimanche 23 janvier Journée "Portes ouvertes", visite guidée
du site Dhagpo Kundreul Ling. Renseignements : Dhagpo Kundreul Ling (école : Karma-Kagyu, monastère
masculin de Dhagpo
Kagyu Ling), Le Bost - BP1 63640 Biollet. Tél. 04.73.52.24.34.
du vendredi 28 au dimanche 30 janvier Sesshin zen sôtô dirigée par
Sensei Catherine Genno Pagès et Sensei Amy Hollowell. Renseignements : Centre Dana, 22 avenue
Pasteur 93100 Montreuil. Tél/Fax : 01.49.88.91.65.
samedi 29 et
dimanche 30 janvier Zen et yoga, à Paris.
Renseignements : Centre des Trois rivières (So-un Zendo, lignée Zen Sambo
Kyodan), Cambous, 34725 St-André de Sangonis (Hérault, près de Montpellier).
Tél. 04.67.88.03.92 ou 06.19.40.66.00. Contact pour ce week end : Marie
Jasmin - Tél. 01.42.78.44.18.
les dimanches 30 janvier et 27 février Le soutra du coeur, enseignement par Guéshé
Lobsang Jampel. Renseignements : Centre Kalachakra (école : Guéloug), 5 passage Delessert
75010 Paris. Tél. 01.40.05.02.22.
les
vendredis
4, 11, 18 février Une
introduction au monde himalayen, conférences par Françoise Pommaret, Chargée de cours à l'INALCO. Vendredi 4 : L'espace
tibétain ; vendredi 11 : Le Bhoutan ; vendredi
18 : Le Ladakh. A 11 h. Lieu
: Maison des Mines 270 rue Saint Jacques, 75005
Paris. Organisation et renseignements : Association Clio , 27 rue du
Hameau, 75015 Paris. Tél : 01
53 68 82 82.
samedi 5 et dimanche 6 février Introduction au
Tantra, par le Vénérable Tony Lobsang. (Suite samedi 26 et dimanche 27 février). Renseignements : Vajra
Yogini (école : Guéloug), Rouzegas 81500 Labastide-Saint-Georges. Tél.
05.63.58.02.25. Inscription et hébergement :
05.63.58.17.22.
du samedi 5 au
mercredi 9 février Mahakala 6 bras / Mahakala Bernagtchen :
enseignement à Anières, en Suisse (Canton de Genève). Fête du Nouvel an tibétain
le 9. Renseignements : Kagyü Zamling Kunkyab (école Karma-kagyü,
affilié à Kagyü Shenpen Kunkyab), 88
boulevard Murat 75016 Paris. Tél. 01.47.43.16.41.
Le
sûtra du coeur

C'est le plus court et le plus
populaire de tous les sûtra
du Mahâyâna ! Extrait de la vaste littérature
de la "Perfection de sagesse" (Prajñâ-pâramitâ-sûtra),
il en contient l'essentiel : l'affirmation de la vacuité
(sunya) de tous les phénomènes,
jusque et y compris la vacuité de l'enseignement
même du Bouddha... Il est souvent résumé
par la formule-clé de son exposé : «
Les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes,
les formes sont le vide, le vide est les formes ». Il en existe plusieurs
versions : l'original en sanskrit, sous le titre de Prajñâpâramitâhrdayasûtra,
des traductions chinoises, sous le titre de Xinjing
(Hannya Haramita Shingyo, en
japonais) réalisées par Kumârajiva (Ve
s.) puis Xuanzang (VIIe s.), et une en tibétain,
sous le titre de Shes-rab-kyi pha-rol-tu
phyn-pa'i snying-po, exécutée par Rinchen
Ré, au IXe s. Le texte en usage en Chine et au
Japon suit la version courte de l'original sanskrit ; la
version tibétaine lui ajoute un prologue et une conclusion.
Selon ce prologue, le Bouddha, plongé dans une profonde
méditation, aurait suscité un dialogue entre
le bodhisattva Avalokitesvara
et le célèbre disciple arhat
Sâriputra. Ce dernier interroge le bodhisattva
sur la manière juste d'étudier la prajñâpâramitâ.
Le coeur du sûtra constitue
la réponse du bodhisattva
:
« Lorsque le
bodhisattva pratique la profonde prajñâpâramitâ, il voit que les cinq agrégats sont tous vides et se libère de
toutes les souffrances. Sâriputra, les
formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes,
les formes sont le vide, le vide est les formes. Il en va de même des
sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences. Sâriputra, tous
ces éléments ayant l’aspect du vide, ils ne naissent ni ne disparaissent, ils
ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est pourquoi
dans le vide, il n’y a pas de forme, non plus de sensation, de perception, de construction
mentale ni de conscience. Il n’y a pas
d'oeil, d'oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de
forme, de son, d'odeur, de saveur, de tangible ni d'élément. Il n’y a pas de
domaine du visuel et ainsi de suite jusqu'à il n'y a pas de domaine de la
conscience mentale. Il n’y a pas
d'ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite jusqu'à il
n'y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de
la mort. Il n’y a pas de souffrance, d'origine, d'extinction ni de chemin. Il
n’y a pas de connaissance et non plus d'obtention car il n'y a rien à obtenir.
Comme le bodhisattva
s’appuie sur la prajñâpâramitâ, son esprit ne connaît plus
d'empêchement et comme il n'a plus d'empêchement, il est dénué de crainte. En
se déprenant des méprises et des pensées illusoires, il accède au nirvâna.
Comme les bouddhas des trois temps s’appuient sur la prajñâpâramitâ,
ils obtiennent l'anuttara samyak-sambodhi
[l'insurpassable Eveil, complet et parfait]. Sache donc que
la prajñâpâramitâ est la grande formule magique, la grande formule du
savoir, la formule suprême, la formule inégalée qui permet de supprimer toute
souffrance, qui est vraie et non pas vaine. C'est pourquoi j'enseigne la
formule de la prajñâpâramitâ. J'enseigne ainsi la formule : Gate,
gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ ! »
La
formule [mantra] finale - dont
la traduction est : "Allé, allé, allé
au-delà, allé complètement au-delà,
Eveil, qu'il en soit ainsi !" - est très fréquemment
récitée dans les rituels, au début d'un
enseignement ou d'une retraite, au Tibet, ou bien chaque matin,
notamment au Japon. Sa lecture est réputé dissiper
les difficultés d'ordre spirituel.
La
popularité de ce texte est telle qu'on trouvera sur Internet
de très nombreux sites qui lui sont consacrés
ainsi qu'une abondante littérature écrite [voir
ci-dessous]. On trouve aussi quelques exemples de "récupérations"
plutôt étranges... notamment des objets décorés
du texte, que sa brièveté rend particulièrement
pratique : reproduction de tasse à thé de la Chine
impériale, bougies, ou encore (sur un site mexicain)
faux crâne en matière plastique !...

Pour
en savoir plus :
- sur
Internet :
- nous
vous conseillons notamment les pages du site d'Eric
Rommeluère - "Un zen occidental"
: Pour chaque phrase sont données la prononciation en usage dans les
liturgies des deux écoles zen japonaises, Sôtô et Rinzai, une lecture
japonaise, un essai de traduction et quelques brèves notes explicatives.
Des liens sont aussi proposés, notamment avec des sites on peut entendre
des enregistrements effectués dans des temples
japonais.
http://www.zen-occidental.net/sutras/shingyo.html
- le
site "Sadhâna", de Robert
Brandt-Diény, propose lui les différentes versions :
versions sanskrite, sino-japonaise, tibétaine,
traductions française, anglaise et allemande...
http://www.bouddha.ch/MPPS.htm
- le
moteur de recherche "Reacteur.com"
ne propose pas moins 4.424 références
pour "Sûtra du coeur"... pour les curieux
et courageux !!
http://v1.rugby-engine.com/search?kw=S%FBtra%20du%20Coeur&searchzone=local
- on
peut aussi trouver des reproductions du texte aux adresses
suivantes :
en japonais : http://members.ozemail.com.au/~mooncharts/heartsutra/heartsutra-kor.jpg en
tibétain : http://www.lamrim.com/heartsutra/heartsutra-text.html
- en
librairie :
- Philippe
Cornu et Patrick Carré ont publié
la traduction de quatre versions différentes,
chinoises et tibétaines, dans le volume "Le
soûtra du Diamant et autres soûtras de la
Voie médiane"; Fayard, coll.
Trésors du bouddhisme, Paris, 2001
- Pour
une présentation commentée selon la tradition
zen japonaise, on pourra consulter : Taisen Deshimaru,
"Le sutra de la grande
sagesse", l'Hannyashingyo, Retz-Zen,
1980.
- Pour
la tradition tibétaine : Bokar Rinpoché,
"Profondeur de la sagesse",
Claire Lumière, Eguilles, 1986
et, annoncé
à paraître en mars 2005, aux éditions
Plon, "Leçons de
Sagesse - le soutra du coeur", présenté
par le Dalaï-lama.
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