Actualités de l'UBE
     


    Nouvelle session du Cours en Ligne

    La prochaine session du Cours en Ligne
    débutera le lundi 14 février 2005
    Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes...
    Vous pouvez consulter nos pages de présentation !
     


    Mise à jour du site

    • Rubrique "Actualités"
      mise à jour de l'agenda : mois de février, mars et avril 2005
      actualités de l'édition : parutions de janvier 2005 et parutions annoncées
       

    Cours à Paris

    Etudes de textes
    samedi 5 février :
    Le "Cankî-sutta", texte du canon pâli, cours public donné par Michel-Henri Dufour, de 14 h 30 à 17 h 30, au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme de l'UBE (Etude de Textes).

    La co-production conditionnée
    samedi 19 février 2005 : séance 3/4 : selon le Mahâyâna indo-tibétain
    , cours public donné par Stéphane Arguillère, de 14 h 30 à 17 h 30, au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme de l'UBE (Niveau 2).

    Renseignements : UBE, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 0.820.20.50.77.  

     



Actualité du bouddhisme
(quelques rendez-vous, extraits de l'
agenda)
 

    du lundi 7 au vendredi 11 février
    Retraite de méditation Samatha-Vipassana. Renseignements : Institut Karma Ling, Hameau de St Hugon, 73110 Arvillard. Tél : 04.79.25.78.00 (s'informer sur le site pour les activités des Centres Dharma Ling de Paris, Lyon, Chambéry Genève, Grenoble, Nice, Valence, Toulon).

    mardi 8 février
    La vacuité
    , par Fabrice Midal et Jozef Prélis. Renseignements : Centre Shambhala de Paris (lignée de Chögyam Trungpa), 23/25 rue Titon 75011 Paris. Tél. 01.43.73.65.77.

    vendredi 11 février
    Calligraphie et symbolisme tibétain
    , à 19 h 30. Renseignements : Centre Kalachakra (école : Guéloug), 5 passage Delessert 75010 Paris. Tél. 01.40.05.02.22.

    du vendredi 11 au dimanche 13 février
    Sesshin zen sôtô animée par Roland Rech à Maredsous (Belgique). Renseignements : Association Zen Internationale - Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél. 02.54.44.04.86.

    les vendredis 11 et 18 février
    Une introduction au monde himalayen, conférences par Françoise Pommaret, Chargée de cours à l'INALCO. Vendredi 11 : Le Bhoutan ; vendredi 18 : Le Ladakh. A 11 h. Lieu : Maison des Mines 270 rue Saint Jacques, 75005 Paris. Organisation et renseignements : Association Clio , 27 rue du Hameau, 75015 Paris. Tél : 01 53 68 82 82.

    samedi 12 février
    Groupe d'étude et de formation
    pour les personnes impliquées dans la relation d'aide : professionnels ou bénévoles des domaines de la santé, de l'action sociale et éducative. De 10 h 30 à 17 h 30. Renseignements : Centre Rigpa Paris (école : Nyingma, centre fondé par Sogyal Rinpoché), 6 bis rue Vergniaud, 92300 Levallois-Perret. Tél. 01.46.39.01.02. Renseignements et inscriptions au 01.47.48.94.50 ou par courriel. D'autres groupes ont lieu à Nice, Nîmes, Rennes, Toulouse, Lyon et en Languedoc-Roussillon.

    samedi 12 et dimanche 13 février
    Retraite d'introduction à la pratique du Refuge selon la tradition Nyingmapa dirigée par Chépadorjé Rinpoché. Deux autres weekends complèteront cet enseignement : 5 et 6 mars ; 2 et 3 avril. Renseignements : Centre Culturel Tibétain Dzogchenpa (école Nyingma), Tél. 01.40.33.60.41 (ou par courriel).

    du lundi 14 au dimanche 20 février
    Semaine de méditation, avec Jean-Pierre Schnetzler. Renseignements : Karma Migyur Ling (école Karma-kagyü), Montchardon, 38160 Izeron. Tél. 04.76.38.33.13.  

    mardi 15 février
    Les douze liens interdépendants
    , conférence par Pierre Arènes, chercheur au C.N.R.S.
    Lieu : « Forum 104 », 104 rue de Vaugirard 75006 Paris. Tél : 01.45.44.01.87. Renseignements : Institut Ganden Ling (école : Guéloug), Chemin de la Passerelle 77250 Veneux-les-Sablons. Tél. 01.64.31.14.82.  

     


 

    Après trente-neuf ans d'exil,
    Thich Nhat Hanh revient au Viêt-Nam !

     


Le 11 janvier dernier, à l’aéroport de Roissy, le maître vietnamien Thich Nhat Hanh et une centaine de ses fidèles disciples – dont la célèbre soeur Chan Kong – se sont envolés pour le Viêt-Nam. Cela faisait trente-neuf ans que le Thaï (« maître », en vietnamien) attendait ce moment, trente-neuf ans d’exil, dont la majeure partie passée en France, au Village des Pruniers, mais aussi à travers le monde : Europe, Etats-Unis... à prêcher la non-violence, le bouddhisme engagé et à enseigner la Pleine Conscience. Son arrivée au pays a été saluée par un millier de Vietnamiens qui l’attendait à l’aéroport d’Hanoï... et surveillée par le gouvernement communiste !

Agé de 78 ans, Thich Nhat Hanh n’espérait sans doute plus cette autorisation de revenir dans un pays qu’il avait quitté le 11 mai 1966, pour une simple tournée de conférences aux Etats-Unis. Le Viêt-Nam était alors partagé en deux et le maître bouddhiste s’était vu interdire les deux territoires : le Sud pro-américain et le Nord communiste ; ni les uns ni les autres ne souhaitaient revoir l’activiste favorable à la paix et à la réconciliation nationales, ami de Martin Luther King (qui l’a soutenu pour l’obtention du Prix Nobel de la Paix), chef d’une délégation de bouddhistes qui s’invitera aux pourparlers de paix de Paris, en 1969 !

Thich Nhat Hanh avait trop fait parler de lui... Après avoir quitté son monastère de l’école Thiên (le zen vietnamien), le Thaï avait non seulement fondé sa propre école - l’Ordre de l’Inter-être – et son monastère - Phuong Boï (« feuilles odorantes de palmier ») - mais aussi une Ecole de la jeunesse et du service social, il s’était « trop » activement engagé dans l’aide aux populations bombardées, il avait « trop » prôné la recherche d’un « troisième voie », non violente, qui n’adhérait ni à l’américanisme ni au communisme.

Accueilli par la France dans les années 70, il y fonde le Village des Pruniers. Mais son enseignement est d’abord mieux connu aux Etat-Unis qu’en Europe : la France a demandé au maître vietnamien de rester « discret »... diplomatie oblige ! Il faudra attendre de nombreuses années avant que quelques-uns de ses 80 livres soient finalement publiés en français. Si le Village des Pruniers est devenu son « refuge », ce ne sont pas moins de trois monastères qu’il fonde aux Etats-Unis, en Californie et dans le Vermont, et le « village » français - qui s’étend d’années en années et regroupe aujourd’hui plusieurs hameaux, sur trois départements - accueille plus d’anglophones que de francophones. La communauté actuelle compte de nombreux Vietnamiens et Américains, mais aussi des Allemands, des Néerlandais, des Suisses...

Pendant toutes ces années, son enseignement se diffuse largement, aux Etats-Unis, en Europe et même en Chine... mais il reste interdit au Viêt-Nam. Si Thich Nhat Hanh est reçu par des chefs d’état comme Gorbatchev ou Clinton, ce sont des cassettes clandestines de ses enseignements qui circulent dans son pays d’origine ! Elles assurent néanmoins la popularité du Thaï, qui a reçu un accueil enthousiaste à Hanoï, à son arrivée... digne d’une rock-star, disent certains !! La foule compacte s’est bousculée pour le voir et le toucher, n’hésitant pas à écraser ce qui se trouvait sur son passage.

Thich Nhat Hanh ne reconnaîtra vraisemblablement pas son pays. Le « bouddhisme d’état » instauré en 1975, après la chute de Saïgon, a rendu clandestine l’Eglise Bouddhique Unifiée du Viêt-Nam à laquelle il appartenait – et à laquelle le Village des Pruniers est toujours « officiellement » affilié ! De nombreux moines sont maintenus en « pagode surveillée », emprisonnés ou torturés par le gouvernement communiste. Seules les « religions reconnues » ont véritablement droit de cité, mais leurs pratiqunats bénéficient alors d’une totale liberté de culte ; en revanche, qu’ils soient chrétiens ou bouddhistes, les « autres » sont systématiquement réprimés. Car le gouvernement ne craint pas tant la religion en tant que telle, que l’usage que pourraient en faire des « puissances étrangères », anti-communistes, pour tenter de le renverser.

C’est d’ailleurs ce gouvernement lui-même qui a pris contact avec Thich Nhat Hanh, début 2004, alors qu’il donnait des enseignements en Californie ! Le Thaï a posé certaines conditions : qu’il soit accompagné d’une délégation de ses fidèles – vietnamiens et occidentaux - qu’on l’autorise à donner une série de conférences publiques et qu’une dizaine de ses livres soient publiés. Le gouvernement a accepté : Thich Nhat Hanh dispose de quatre mois de séjour autorisé, une centaine de disciples l’accompagne, quatre au moins de ses livres paraîtront en vietnamien et il donnera des conférences à Hanoï, Ho Chi Minh-Ville, Huê...

Dans une intervew accordée au journal « Time », Thich Nhat Hanh déclare : « Je sais que nous serons observés par de nombreuses personnes, et même en particulier par la police. Mais cela ne nous gêne pas, car nous croyons que les officiers de police, aussi, ont la « Nature de Bouddha ». Si on irradie la joie, la compassion, la compréhension, la paix et le calme, ils pourront l'apprécier et en profiter. » Il ajoute qu'il a prévu de rencontrer des dissidents bouddhistes en détention mais aussi des dirigeants « officiels ». Il espère même que sa visite détendra l'attitude officielle envers la religion et ne craint pas d'être « instrumentalisé » par la propagande : « Ma pensée n'est pas conditionnée par ces choses, dit-il. Mon but est d'apaiser les préoccupations du gouvernement par rapport à l’idée qu'un bouddhisme indépendant serait une menace. Pour que la liberté soit possible, précise-t-il, nous devons aider à éliminer la peur, l'incompréhension et la discrimination. »

Un exercice pratique de Pleine conscience, de patience et de compassion !...

 

    Pour en savoir plus :

  • sur Internet :
  •  => sur l'histoire du bouddhisme au Viêt-Nam et l'Eglise Bouddhique Unifiée :

    => sur Thich Nhat Hanh et l'Ordre de l'Inter-Etre :

  • en librairie :
  • Trente ouvrages signés par Thich Nhat Hanh sont disponibles en édition française...
    En voici une sélection de quelques-uns parmi les derniers parus :

    • Feuilles odorantes de palmier : Journal 1962-66, éd. de La Table Ronde, avril 2000
      Ce journal a été écrit au Viêt-Nam et aux Etats-Unis. Thich Nhat Hanh fait part de ses réflexions sur la politique, parle de ses amitiés, de sa vie au jour le jour et médite sur l'évolution du bouddhisme.
       
    • Enseignement sur l'amour, éd. Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes," n° 213, novembre 2004
      Cet ouvrage - le dernier paru - propose de commenter quelques-uns des plus grands soutras du bouddhisme sur l'amour et d'expliquer comment la pratique du regard profond permet à cette méditation sur l'amour de se traduire en actes dans la vie quotidienne.
       
    • Entrer dans la liberté : introduction à la formation des moines et des moniales dans la tradition bouddhiste, éd. Dangles, coll "Horizons spirituels", mai 2000
      Dans ce livre, basé sur des textes chinois du IVe siècle et adapté pour les pratiquants d'aujourd'hui, Thich Nhat Hanh et la communauté monastique du village des Pruniers donnent une manière de cheminer sur la voie de la compréhension et de l'amour bouddhiste. 
       
    • Bouddha et Jésus sont des frères, éd. Pocket n° 11555, octobre 2002
      Le maître vietnamien, ami du moine catholique Thomas Merton, invite à approfondir les traditions chrétienne et bouddhiste, à découvrir qu'elles ne s'opposent pas mais se complètent et s'éclairent, tout en préservant leur originalité.
       
    • Le coeur de l'enseignement du Bouddha : les quatre nobles vérités, le noble sentier des huit pratiques justes et autres enseignements fondamentaux du bouddhisme, éd. Pocket Best n° 11621, mars 2003
      Le maître bouddhiste vietnamien présente les principes et les pratiques du bouddhisme. Faisant référence aussi bien à la littérature bouddhique qu'à des anecdotes contemporaines, Chaque chapitre permet de mieux comprendre les grands principes de l'enseignement qu'il offre depuis qu'il vit en Occident.
       
    • Il n'y a ni mort ni peur : une sagesse réconfortante pour la vie, éd. de La Table Ronde, novembre 2003
      Thich Nhat Hanh développe un sujet qui a fait l'objet de multiples réflexions de la part des moines et nonnes bouddhistes depuis 2.500 ans : le mystère autour de la mort. Il explore les mythes traditionnels sur la vie et la mort à partir de paraboles, de méditations et d'histoires personnelles.