
"Micro-Hebdo"
de l'UBE - n° 73 1er septembre 2005
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le 15 septembre 2005
Actualités de l'UBE
Mise à
jour mensuelle du site Rubrique Actualités mise à jour de l'agenda : mois de septembre,
octobre et novembre 2005
Le programme
de l'année universitaire 2005-06 est accessible
sur notre site rubrique "Université"
les inscriptions auront
lieu à partir du lundi 12 septembre les cours reprendront
le samedi 29 octobre
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"Journées
Portes ouvertes" au "Forum
104" : 104
rue de Vaugirard 75006 Paris samedi
1er octobre 2005 de 10 h à 16 h Vous
pourrez rencontrer étudiants et enseignants, effectuer
vos inscriptions et participer à une conférence-débat, de
16 h à 18 h (entrée libre et gratuite)
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Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
Tournée des Reliques Les reliques sont les restes de
maîtres dont la vie entière a été consacrée à des pratiques spirituelles
dédiées au bonheur de tous. du vendredi 2 au dimanche 4 septembre,
à Bonneville. Vendredi 2
septembre : 19 h - Cérémonie d'ouverture. Samedi 3 et dimanche
4 :
10 h à 19 h - Accueil du public. Lieu : Pagode
Tù-Ân, 294, rue du Bajolet 74800 Saint Pierre en Faucigny. Tél.
04.50.97.52.96.
du vendredi 9 au dimanche 11 septembre,
à Autun. Vendredi 9 septembre : 17 h - Cérémonie d'ouverture. Samedi
10 et dimanche 11 : 10 h à 18 h - Accueil du public. Lieu : Dashang Kagyu Ling
(école Shangpa-kagyü), Temple des mille Bouddhas, 71320 La Boulaye. Tél.
03.85.79.62.53. du vendredi 16 au dimanche 18 septembre, à Toulouse. Vendredi
16 septembre : 17 h - Cérémonie d'ouverture. Samedi
17 et dimanche 18 : 10 h à 19 h - Accueil du public. Lieu : Vajra
Yogini (école : Guéloug), Rouzegas 81500 Labastide-Saint-Georges. Tél.
05.63.58.02.25. du vendredi 23 au dimanche 25 septembre, à Paris.
Vendredi 23 septembre : Cérémonie d'ouverture. Samedi
24 et dimanche 25 septembre :
Accueil du public. Organisé par le Centre Kalachakra à l'Espace Saint-Martin, 199 rue Saint-Martin
75001 Paris. Métro Chatelet les Halles. Pour plus d’informations : http://www.maitreyaproject.org/fr/relic.html.
samedi 3 et dimanche 4 septembre Université d'été du bouddhisme. Les
mutations sociétales et individuelles de notre époque : la contribution du
bouddhisme à un monde meilleur. Lieu :
Palais du Heysel, Auditorium 500, Bruxelles: Renseignements : Institut Yeunten Ling (école
Karma-kagyu), Château du Fond l'Evêque Promenade St Jean l'Agneau, 4 - 4500
Huy, Belgique. Tél. (00.32) (0)85-271.188. Plus d’informations.
samedi 10 septembre Matinée
de méditation zen animée par Seisei Amy Hollowell. Renseignements : Centre Dana, 22 avenue
Pasteur 93100 Montreuil. Tél/Fax : 01.49.88.91.65.
samedi 10 et dimanche 11
septembre Festival culturel du Tibet et des
Peuples de l’Himalaya, de 10 h à 19 h, avec Concert spécial au soir du 10
septembre. Lieu : Pagode de Vincennes, 40 route de la Ceinture du Lac
Daumesnil 75012 Paris. Plus d’info : http://www.tibet-info.net/festival/index.php.
dimanche 11 septembre Journée portes ouvertes à l’institut Karma Ling. Renseignements : Institut Karma Ling,
Hameau de St Hugon, 73110 Arvillard. Tél : 04.79.25.78.00 (s’informer sur
le site pour les activités des Centres Dharma Ling de Paris, Lyon,
Chambéry Genève, Grenoble, Nice, Valence, Toulon).
mercredi 14 septembre Lettre à un ami, texte de
Nagarjuna, enseignement de Khenpo Trinley Gyaltsen. Suite : mercredi 28
septembre, mercredi 12 et mercredi 26 octobre, mercredi 23 et mercredi 30
novembre, mercredi 14 décembre. Renseignements : Kagyu Dzong
(école Shangpa-kagyü), 40 route de la Ceinture du Lac Daumesnil 75012 Paris.
Tél. 01.40.04.98.06.
dimanche
18 septembre Journée d'étude et de méditation dans la tradition
Theravâda, animée par Michel-Henri
Dufour, à Paris. Renseignements :
Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma",
c/o Michel-Henri Dufour, 22 rue
de la Grange Aubel 71000 Sancé. Tél. 03.85.20.14.42.

Le terme mandala, au départ,
n'est pas spécifique au bouddhisme et désigne,
en sanskrit, un cercle ou un foyer, un centre de rayonnement,
qui peut être un astre, un feu ou un personnage important,
maître spirituel ou monarque, ou encore une communauté
qui bénéficie de cette influence...
Le bouddhisme tantrique lui donnera une signification
plus précise et l'emploiera pour désigner un environnement
de formes apparaissant en fonction d'un certain point de vue.
Ce point de vue peut être ordinaire et le mandala
représentera alors l'univers tel qu'il est perçu
par chacun des êtres du samsâra
(l'ego se considérant comme le "centre de l'univers",
c'est bien connu !) ; ou bien le point de vue est "purifié"
et le centre n'est autre que celui de la sagesse transcendante
; le déploiement des formes, pures et lumineuses, est
alors celui du Dharmadhatu - l'espace
de la réalité ultime, telle que les perçoivent
les Bouddhas... Dans leur traduction du terme sanskrit, les
Tibétains ont choisi deux termes qui rendent bien compte
de cette nouvelle acception : kyil-khor
- kyil, le centre, l'essence, le
contenu intérieur et khor,
le cercle, l'enclos ; le mandala
est alors considéré comme ce qui enchâsse
ou protège l'essence ou l'essentiel - généralement
une divinité, représentant un aspect de la sagesse
des Bouddhas, dont le mandala est
le "domaine", au centre duquel s'élève
son palais. Une autre étymologie possible unit manda,
l'écume qui se forme à la surface de l'eau, symbolisant
les phénomènes illusoires et éphémères
du monde sensible, et la, l'extraction
- le mandala est alors ce qui extrait
de l'essence des manifestations phénoménales.
Le mandala est
surtout connu en Occident pour ses représentations graphiques,
le plus souvent peintes et en deux dimensions, dont les plus
anciens exemples, datant du VIIIe siècle, ont été
retrouvés dans les sanctuaires rupestres de Dunhuang,
en Chine. On peut les retrouver sous forme de fresques, de bannières
(thangka) ou encore, plus éphémères,
réalisés en sable coloré.
Mais ces représentations en deux dimensions
font oublier que le mandala, normalement,
doit être considéré en trois dimensions
- sa représentation plane n'étant qu'un support
de visualisation, un plan, au sens strict ! Les représentations
en trois dimensions sont plutôt rares, car beaucoup plus
complexes à réaliser, mais il en existe de superbes
exemples, réalisés en orfèvrerie notamment,
ou, plus impressionnantes encore, en architecture.

Mandala en
trois dimensions, fait de métaux précieux et d’émail, datant du règne de
l’empereur de Chine Qianlong (1736-1795).

Le
temple-montagne de Borobudur, dans l'île de Java, est
un mandala
en trois dimensions, dont les différentes terrasses représentent
les trois "mondes" : du désir, de la forme
pure et de l'absence de forme.

Durant les années 1989-90, Pema
Losang Chogyen travailla
avec l’équipe des professeurs et des étudiants de la Cornell University
(Etats-Unis),
dans le cadre du programme “Computer Graphics”, pour réaliser ce modèle graphique
en trois dimensions du mandala de Vajrabhairava.
http://www.graphics.cornell.edu/online/mandala/
La représentation graphique des mandala
s'est répandue dans toute l'Asie bouddhiste où
l'influence des écoles tantriques s'est fait sentir -
ainsi en Asie du sud-est (notamment à Java, mais aussi
au Cambodge - le temple d'Angkhor Thom étant, lui aussi,
un mandala architectural) - et
où elle persiste encore aujourd'hui : en Chine et au
Japon (où l'école Shingon perpétue la "Voie
des mantra") et, bien sûr,
dans les pays de culture tibétaine.

Le
mandala de Garbhadhatu (dit "de la matrice" ; taizokai,
en japonais) l'un des deux grands mandalas utilisés
dans la tradition japonaise de l'école Shingon
Les mandala
tibétains - de loin les plus connus - obéissent
à des règles très strictes. Leur structure
de base est toujours semblable, mais les détails varient
en fonction des textes (tantra)
auxquels ils se réfèrent car chaque mandala
est lié à une divinité particulière
et à son "domaine de rayonnement", que le pratiquant
de la visualisation - pour qui la représentation graphique
est un support - doit "édifier" étape
par étape. Dans ce cas, le mandala
désigne tout à la fois la dinivité principale
et sa "cour", ainsi que son palais et l'univers qui
l'environne. Vision de pureté, l'ensemble est ceint
d'un cercle de protection : des vajra
(foudre-diamant) entourés de flammes délimitent
un espace circulaire qui empêche toute négativité
de pénétrer le mandala
et qui dissipe les ténèbres de l'ignorance. Le
palais central est lui-même ceint d'une couronne de lotus
épanouis symbolisant la pureté de la vision de
sagesse. Entre ces deux cercles, on trouve souvent aussi une
ligne de huit charniers représentant les différentes
consciences phénoménales. Au centre de cet
espace circulaire, le palais s'élève selon un
plan de forme carrée (la perfection de l'espace de la
sagesse), divisé en quatre sections de couleurs différentes,
selon les points cardinaux (généralement : vert,
rouge, blanc et jaune). Quatre portes en forme de T font face
à ces points cardinaux. Chaque détail de l'architecture
est symbolique. Les quatre portes représentent les
quatre vertus illimitées (bienveillance, compassion,
joie sympathique et équanimité), elles comportent
quatre piliers (empêcher l'apparition de phénomènes
mentaux négatifs, contrôler ceux déjà
présents, favoriser l'apparition de phénomènes
positifs, contrôler le développement de ceux déjà
présents) et un linteau supportant la roue du Dharma
flanquée de deux gazelles (la mise en mouvement de la
roue du Dharma dans le parc aux
gazelles, au profit de tous les êtres). Le palais comporte
cinq enceintes (la foi, l'attention, l'effort, le recueillement
et le discernement) faites de cinq pierres précieuses
(les cinq sagesses). Huit colonnes (le Noble Sentier Octuple)
rythment l'espace central, soutenant quatre poutres (les quatre
intrépidités) et vingt-huit chevrons (les dix-huit
sortes de vacuité et les 10 vertus transcendantes - pâramitâ).
Il dispose de cinq étages (les cinq voies du Vajrayâna)
et son toit dispose d'une ouverture centrale, symbole de l'Eveil
et de la Libération. La divinité réside
au centre du palais, sur un trône de lotus épanoui.

Mandala
du Boudha de médecine Ce mandala peint sur tangkha
ne comporte pas le cercle extérieur de protection

Mandala
de Kalachakra L'un des plus complexes, il comporte trois
palais insérés les uns dans les autres
Pour en
savoir plus
à
lire :
- Dictionnaire encyclopédique
du bouddhisme, Philippe Cornu, Le Seuil, 2001
- Petite encyclopédie
des divinités et symboles du bouddhisme tibétain,
Tcheuky Sèngué, éditions Claire Lumière,
2002 (voir Micro-Hebdo
n° 2)
- Mandala, cercle sacré
du bouddhisme tibétain, Martin Brauen,
édition Favre, 2004
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