
"Micro-Hebdo"
de l'UBE - n° 87 1er octobre 2006
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le 1er novembre 2006
Actualités de l'UBE
Mise à jour mensuelle
du
site
Rubrique Actualités mise à jour de l'agenda : mois d'octobre, novembre et
décembre 2006
Cours
en Ligne
La prochaine
session débute le lundi
16 octobre...
Si vous êtes intéressé(e), ne
tardez pas à vous
inscrire !!
Cours à
Paris
Les
inscriptions pourront
se faire jusqu'au premier
cours :
samedi 21 octobre "Rôles et principes de l'art
bouddhique",
cours public donné par Helen Loveday, de 15 h à
18 h, au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du cycle de Niveau
2. Renseignements : UBE,
29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 0.820.20.50.77.
En
tant qu’expression visuelle du Dharma, l’art bouddhique est un art d’une
extraordinaire richesse. Dans son sens le plus large, qui inclut autant
l’architecture, la sculpture et la peinture que les textiles et les
objets liturgiques, il est le reflet de la diversité des écoles
et des enseignements. Mais au-delà de la beauté intrinsèque
de l’objet, il possède des fonctions bien précises, à
la fois commémoratives, didactiques et pratiques, servant, par
le biais d’images ou de symboles, de véhicule de transmission
du Dharma ainsi que de support indispensable à la pratique quotidienne.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
du
mardi 3 au mardi 10 octobre Bouches-du-Rhône Enseignement
et
méditation avec sister Ariya Nani, nonne bouddhiste
de tradition birmane, disciple du
Maître Sayadaw U Janaka.
Détail : mardi 3 à 19 h 30 (accès libre), vendredi 6 à 19 h 30 (accès libre) ;
samedi 7 et dimanche 8, de 9 h 30 à 19 h (inscription préalable)
; mardi 10 à 19 h 30 (accès libre). Renseignements :
Le Refuge, Centre bouddhique d’étude et de méditation, 370 Chemin Fontaine de
Fabrègues 13510 Eguilles. Tél/Fax :
04.42.92.45.28 ou 04.42.92.60.39 (ou courriel)
samedi
7 et dimanche 8 octobre Bruxelles
(Belgique) Troisième
université du bouddhisme de Bruxelles - Regards du bouddhisme et de la
biologie sur la vie et l’évolution : des penseurs d’horizons divers,
bouddhistes, scientifiques, philosophes, politiques,… sont invités à partager
leurs vues sur le thème « Qu’est-ce que la vie ? » au palais du
Heysel. Renseignements : Institut
Nalanda (école Karma-kagyü, affilié à l’Institut Yeunten Ling), 48-50 rue
de l'Orme, 1030 Bruxelles (Belgique) Tél. (00.32) (0)26-753.805.
samedi 14 et dimanche 15 octobre Paris L’apprentissage de la Voie, enseignement par M.A.
Pratili. Renseignements : Dharma Ling de Paris
(relié à l’Institut Karma Ling,
école
Kagyu),
55-57 rue Quincampoix 75004 Paris. Tél. 01.42.71.28.77.
Paris Venue
exceptionnelle de Thich Nhât Hanh accompagné de plus de 130 moines et moniales
du Village des Pruniers. samedi 21 octobre : Moins de colère, moins de violence, conférence au Théâtre de la Maison de la Mutualité 24 rue Saint Victor Paris
5ème. dimanche 22 octobre : Marche méditative du Jardin du Luxembourg à la Maison de la
Mutualité, à 10 h 30. A 14 h 30 : Conférence sur le
thème : Comment transformer les peurs, au Théâtre de la Mutualité 24 rue
Saint Victor Paris 5ème Renseignements : Village des
Pruniers - Hameau nouveau, (école : Ordre de l'Inter-être,
Sangha de Thich Nhat Hanh) 13 Martineau 33580 Dieulivol. Tél. 05.56.61.66.88.
du jeudi 26 au lundi 30 octobre Pyrénées-Atlantiques Séjour de Sa Sainteté Sakya Trizin à Biarritz.
Vendredi, conférence sur le Karma, traduite en français, anglais, basque,
espagnol et langage des signes. Samedi et dimanche : initiation de
Vajrakilaya. Lundi : conférence, "Renoncement aux quatre attachements". Renseignements : Centre
Sakya Thukje Ling, Le Sahel, 25 avenue Edourd VII, 64200 Biarritz.
Courriel : sakya.thukje.ling@gmail.com.
du samedi 28 octobre au jeudi 2 novembre Ardèche Retraite :
étude du texte de Maître Dogen, le Gakudo-Yojinshu « Points importants à
étudier dans la pratique de la voie », dirigée par Jokei Ni, disciple de
Joshin Senseï. Cette retraite doit être suivie en entier.
Renseignements : La
Demeure sans Limites, Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél.
04.75.30.13.62.
Quelques
nouvelles en bref...
Une
nouvelle acquisition au Musée Guimet : Une
statue monumentale de bodhisattva
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Le Musée Guimet
présente sa nouvelle acquisition : la statue monumentale d’un bodhisattva en pierre,
oeuvre de Chine septentrionale, du milieu du VIe siècle
(fin des Wei septentrionaux, début des Qi
septentrionaux). Acquis grâce au mécénat du groupe
AREVA. |
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L’impressionnante figure du bodhisattva, d'une hauteur de 2,40 m, se présente
sous la forme d'une “statue-colonne”, si caractéristique des
créations statuaires chinoises de la seconde moitié du VIe siècle. Fidèle à une iconographie fixée en Inde,
le bodhisattva porte le
costume et les attributs princiers.
Ainsi porte-t-il le diadème orné, les lourds bijoux princiers (boucles
d’oreille, collier, pectoral, etc.), alliés au brillant costume ici
dérivé des sources indiennes par une interprétation chinoise. Le trait
sinisé se remarque ici dans le fait que le torse, contrairement à la
nudité indienne, est couvert d’une fine étoffe. La gestuelle dite des
mudrâ, est conforme au canon répandu dans tout
le monde bouddhique. Elle qualifie la personnalité du bodhisattva
et ses qualités
salvifiques particulières. Seul est conservé le bouton de lotus
présenté dans la main gauche, formant par ailleurs le geste du “Don”
(varada-mudrâ) ; la main droite, relevée, brisée au poignet, pouvait
esquisser le geste complémentaire de l’“Absence de crainte”, ou bien et
plus probablement être retournée comme si elle venait à toucher
l’écharpe. Douceur d’un geste qui manifeste le « don de soi ». |
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Pour en
savoir plus : http://www.museeguimet.fr/pages/page_id18794_u1l2.htm
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Un
nouveau site Internet consacré au bouddhisme d'Asie : Asie-Bouddhisme.com "Les
peuples et les terres de Bouddha"
Ce
nouveau site de photographies est proposé par Michel
Gotin, journaliste-photographe "grand reporter" depuis
plus de trente ans. Après avoir réalisé
plusieurs tours du monde, il s'est spécialisé
dans les pays asiatiques, a adhéré au bouddhisme
et on lui doit notamment la publication, avec Philippe Cornu,
de l'ouvrage "Terre du Bouddha" (voir Micro-Hebdo
n° 57). Pour la réalisation de cet ouvrage,
il parcourt tous les pays d'Asie durant une vingtaine d'années
sur les traces du Bouddha : du Tibet au Japon, en passant par
des pays encore fermés au grand public, il a ainsi cotoyé
les différentes écoles du bouddhisme afin d'en
saisir les nuances en fonction des pratiques locales, du caractère
des populations et de leurs origines ethniques.
Pour en
savoir plus : http://www.asie-bouddhisme.com/
Une
nouveauté de la collection "Trésors du bouddhisme",
aux éditions Fayard la
première traduction intégrale en français
du "Soûtra
de l'Entrée à Lankâ" (Lankâvatâra-sûtra)
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C'est à Patrick Carré,
directeur de la collection "Trésors du
bouddhisme", qu'on doit cette première
traduction française du Soûtra
de l'Entrée à Lankâ
qui, avec le Soûtra
des Dix Terres et le Soûtra
du Dévoilement du sens profond
(déjà publiés dans la même
collection), forme l'assise de ce que l'on nomme
habituellement "l'idéalisme bouddhique". Selon
le traducteur, "cet idéalisme singulier
- négation pure et simple des Idées,
platoniciennes, cartésiennes ou "modernes"
- n'est pas le contraire du matérialisme
car, s'il ramène effectivement l'être
au concept et les choses à la pensée,
il n'admet pas non plus la réalité
ultime de la conscience ni de tout ce qui entre
dans les catégories du spirituel : il s'agit
plutôt, comme l'ensemble de la philosophie
bouddhiste, d'une dénonciation rationnelle
des limites et dangers du réalisme naïf
qui semble dominer la pensée humaine. Manuel
de réalisation intérieure, le Lankâvatâra
décrit la vacuité de la matière,
où il ne voit que des représentations,
et la vacuité du psychique, lequel peut se
ramner à autant d'idées fictives,
avant de proposer une méthode contemplative
radicale, fondée sur la "nature de bouddha"
en tant que "claire lumière naturelle
de l'esprit", dont le chan/zen et le tantrsime
sont les applications les plus abouties."
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Un
extrait de l'introduction de Patrick Carré
Embarquement pour Lankâ
Pourquoi le soi des théories non bouddhistes Ne serait-il pas un exemple de la nature de l’esprit Qui, avec ou sans naissance, Est toujours claire lumière ?
« Tout est esprit : le monde et le moi se ramènent à
des contenus de conscience, des perceptions et des activités psychiques.
» Telle
est la théorie que le Bouddha et son disciple, le bodhisattva Mahâmati, dont
le nom signifie « Grande Intelligence », discutent tout au long de ce Soûtra
de l’Entrée à Lankâ. Lankâ désigne Ceylan, ou Sri Lanka, et plus
exactement ici, une citadelle perchée au sommet d’un mont tout en pierreries
qui jaillit au milieu de la mer. C’est un sanctuaire aussi étrange qu’inaccessible,
peuplé de monstres polycéphales, les yakshas. « Étrange »
comme l’inconcevable - claire lumière de la nature de l’esprit qui semble
prisonnière des passions douloureuses- et « inaccessible » comme l’inconditionné
- qui n’a ni commencement ni milieu ni fin -, c’est une image de l’Éveil des
bouddhas, et y « entrer » signifie accéder au coeur même du réel. D’où l’importance
d’ « entrer à Lankâ ». Râvana, le démon souverain de l’île, est en
fait un ardent mystique, et il n’a qu’un désir: accueillir le Bouddha en sa
capitale pour recevoir de lui les enseignements les plus profonds sur l’esprit
en tant que sagesse primordiale et secret fondement de l’univers. Ici le Bouddha creuse la vacuité dans le sens de la
claire lumière, qu’il appelle « sagesse de la réalisation intérieure des êtres
sublimes », et qui désigne cette puissance de connaître dans l’évidence dont il
fait le moteur de la vie. Vides sont les choses tant qu’on n’y reconnaît pas
ses propres perceptions, tant que, les prenant pour des objets extérieurs à son
esprit, on jouit de se les approprier pour souffrir de les perdre en refusant
de considérer le caractère entropique de ce triste jeu.
La déclaration « tout est esprit » ne manque pas de
sens ! Il est
évident que quand je dors ou quand je serai mort, le monde continuera.
Continuera-t-il d’être, d’apparaître ou bien d’être perçu ? Il continuera comme il continue, que j’y
pense ou non, tant qu’il sera perçu ne serait-ce que par l’être animé le plus
infime, éventuellement le dernier être au monde. Puis, quand ce dernier être
aura disparu, qu’en sera-t-il du monde ? Existera-t-il encore vraiment s’il n’y
a personne pour le percevoir ? On peut aussi se demander quel sens aurait un
monde qui existerait sans aucune « âme » pour le percevoir. Si, dans la proposition « tout est esprit », on se
représente assez facilement que « tout » désigne le monde, le mot « esprit » ,
chargé d’innombrables significations, se laisse plus difficilement appréhender.
À en croire le texte ici traduit, le Soûtra de l’Entrée à Lankâ, qui
chante sur tous les tons que « tout est esprit, rien qu’esprit et esprit
seulement », « esprit » (citta) est
le mot qui a été choisi pour désigner d’une part un processus sensible
intégrant huit « consciences » et d’autre part la huitième de ces consciences,
appelée « conscience fondamentale » (âlayavijñâna).
Cette dernière, pour dévoiler tout de suite l’une des thèses les
plus importantes du soûtra, est le nom qui convient, dans la condition
qui est la nôtre, à la somme de « toutes les merveilles » que désigne l’expression
« nature de bouddha » (tathâgatagarbha).
Qu’est-ce qu’une conscience ? Un instant de
perception claire. Par perception j’entends la réaction cognitive à un objet matériel
ou psychique. Cette réaction est claire au sens où elle répond à certaines
classes d’objets et non à d’autres, et dans la mesure où une conscience
correspond toujours à un objet, ni plus ni moins. En cessant, la perception de
l’objet ne s’anéantit pas. Elle produit un objet psychique, ou mental (caitta) qui, sous forme de «
semence » (bîja), ira
rejoindre le train des semences déjà accumulées dont l’ensemble
constitue la conscience dite « fondamentale » à ce titre et à nombre d’autres. La conscience fondamentale a deux objets
: d’une part
les semences et les facultés psychosensorielles réunies en un corps, et d’autre
part l’environnement de ce corps, le monde apparemment extérieur à la
conscience fondamentale qui imprègne le corps. Comment une perception devient-elle la semence d’une
autre perception ? Son sens, qui est son contenu et l’ énergie de ce contenu,
est une merveille de claire lumière impérissable. Tout ce qui n’est pas
immédiatement perçu mais l’a été ou le sera existe ou existera sous forme
virtuelle en constituant des schémas habituels, des imprégnations, des
tendances et autres propensions: autant de semences où l’expérience se
résorbe en concentrant son sens et d’où, dans les bonnes conditions, jailliront
et jaillissent les perceptions dans leur infinie variété. Toutes ces semences
forment des faisceaux de séries qui constituent la conscience fondamentale dont
la substance est claire lumière aperceptive. Ainsi puis-je dire, à en croire le Bouddha du Lankâ,
que de ma conscience fondamentale émergent toutes les expériences qui nous
façonnent, le monde et moi, et que ces expériences, toujours se modifiant, se
combinant, retourneront, encapsulées en « semences », tisser le flux immémorial
de ma conscience fondamentale.
[La théorie de l’évolution
dit que la matière, et donc l’inanimé, a précédé l’homme et sa conscience
: les
fossiles végétaux sondés au carbone 14, par exemple, le prouvent, mais l’idée
même de preuve et la lecture du message du carbone 14 sont indubitablement des
faits de conscience matérialisés par le langage. Résultat : ce sont des idées
qui prouvent la matière ; la matière sans conscience ne prouve rien. Et si la
conscience est un produit de la matière, en l’occurrence du cerveau, «
le plus
haut produit de la matière », rien ne prouve encore l’antériorité et le
caractère causal des processus cérébraux sur les pensées qu’ils produisent,
pour ne rien dire de l’obéissance que le cerveau manifeste à l’endroit de la
plupart des pensées qui sont censées lui obéir, et rien non plus de l’infinie
richesse de la pensée par rapport à la glaireuse finitude du cerveau qui,
je
peine à l’imaginer, serait la cause (et pourquoi pas le moi consommateur ?)
des insondables merveilles de l’esprit…]
Je dis « nous », je dis « moi », je pense à mes
semblables et moi. Le mot « moi » et l’idée que je me fais de ma personne, l’idée
que mes « semblables » se font de la leur, ce mot et ces idées ont inspiré d’innombrables
fictions dont la plupart nous sont servies - et peu importe si parfois elles se
contredisent cruellement - comme la vérité, la seule et unique vérité vraie où
chacun doit trouver la bonne réponse à ses questions existentielles,
rehaussées ou non de doutes métaphysiques. Bref, l’être et le néant se sont imposés à toutes les
sagesses qui prétendent nous rassurer, nous justifier, nous expliquer. Aussi
rares sont les philosophies qui ramènent le petit moi à son néant que sont
nombreuses celles qui l’exaltent et lui proposent de grandir, toujours grandir.
Cette dernière position présente toutefois un risque: plutôt qu’un « grand
moi », un moi sublime, le risque de se forger un grand « petit moi
», soit,
en acte, un égoïsme énorme, monstrueux, ravageur. Certaines pensées morales ont inventé le renforcement
du moi, donc de l’égoïsme, par sa négation- l’abnégation -, d’autres par son
affirmation - la charité -, et d’autres encore par un mélange des deux: l’illusion
fusionnelle comme, par exemple, la fusion du petit moi de l’homme et du grand
moi de Dieu dans l’expérience mystique romantique. L’épanouissement personnel, les projets de vie, la
réussite, le sens de la vie et tous les « qui suis-je réellement ? » sont des
faux-semblants socio-culturels qui exacerbent le sentiment immédiat du moi et
empêchent tout un chacun de l’analyser par-delà les préjugés, quels qu’ils
soient, en le menaçant des paniques de la mort. Nous pensons tous, plus ou
moins, que nous ne sommes pas, ultimement, rien, et ce « pas rien » suffit à
nous faire croire que nous avons une essence, une personnalité, un «
soi ». Or
ce soi, bon an mal an, est le moteur secret de chaque instant de notre vie.
Ridiculement petit, susceptible et mesquin, le petit moi se console en s’appelant
« soi », où les plus empressés voient, depuis longtemps déjà, une étincelle -
sinon le brasier tout entier - de la divinité. L’identification du moi personnel et de la divinité,
fort mal vue en terre strictement dualiste, court par toutes les têtes
orientales. Mais il semblerait que, jusques et y compris chez les non-dualistes
de l’Advaita-Vedânta, le dualisme soit inévitable : du plus vulgaire, qui croit
à la différence essentielle entre soi et autrui, au plus raffiné, qui avance l’unité
retrouvée de l’âtman (le
soi) et du brahman (l’absolu).
L’intégrité du moi, absolument différent du toi, d’autrui, du reste et du
monde, équivaut à la liberté fusionnelle de l’âtman-brahman : ces deux extrêmes de l’accomplissement
personnel sont aussi dualistes l’un que l’autre, l’un dans le registre de l’inné
et l’autre du conceptuel. Intégrité, fusion, libération
: ici, ces mots sont
synonymes.
[...]
Pour en
savoir plus :
- Soûtra de l'Entrée
à Lankâ (Lankâvatâra),
traduction française de Patrick Carré,
coll. "Trésors du bouddhisme", éditions
Fayard, Paris, 2006 (22 euros)
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