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"Micro-Hebdo"
de l'UBE - n° 94 2 mai 2007
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prochain "Micro-Hebdo" diffusé
le 1er juin 2007
Actualités de l'UBE
Mise à jour mensuelle
du
site
Rubrique Actualités mise à jour de l'agenda : mois de
mai, juin et juillet 2007
Cours à
Paris
samedi
12 mai 2007 La conscience de la mort,
cours public donné par Françoise Bonardel et Philippe
Cornun, de 15 h
à 18 h, au "Forum
104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme
de l'UBE (Niveau
2). Renseignements : UBE,
29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 0.820.20.50.77.
Souvent personnifiée
munie de ses emblèmes (faux, crâne, sablier), la Mort a
bien inspiré au Moyen Age quelques Ars moriendi (« Art
de mourir ») d’inspiration chrétienne, mais le « mourir »
en tant que tel demeure, dans sa continuité extra-temporelle,
objet de foi et non d’expérience réelle. Or, ce n’est
pas seulement « à mourir » qu’apprend le bouddhisme
indo-tibétain, après Platon ou Montaigne, mais à
transiter d’une existence à l’autre à travers les bardo
(états intermédiaires). D’autant plus intéressant
s’annonce le dialogue avec Philippe Cornu, auteur d’un travail universitaire
magistral sur ce sujet encore peu connu.
Actualité
du bouddhisme (quelques
rendez-vous, extraits de l'agenda)
dimanche 6 mai Paris Fête
du
VESAK
à la grande Pagode du Bois de Vincennes, Route circulaire
du lac Daumesnil 75012 Paris (Métro : Porte dorée). Renseignements : Centre Bouddhique International (école :
Theravâda sri-lankais), 7 rue Cité Firmin-Bourgeois 93350 Le Bourget. Tél.
01.48.35.22.49.
jeudi
10 mai Paris Méditation Vipassana, échange et rencontre à 18
h 30, animée par Bhante
Gunaratana. Lieu : Le
Forum 104, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Organisation et renseignements
: Dharma Network - Terre d'Eveil 8 rue
Crébillon, 94300 Vincennes. Tél. 01.43.28.09.11. Courriel.
samedi 12 mai Paris Comment surmonter la peur de
la mort, conférence. Lieu : Centre Anima, 31 rue de Maubeuge, 75009 Paris.
Renseignements : Kagyü
Zamling Kunkyab (école Karma-kagyü, affilié au centre Kagyü Shenpen
Kunkyab de Genève - Suisse), 88 boulevard Murat 75016 Paris. Tél.
01.47.43.16.41.
mercredi 16 mai Région
parisienne (Val-de-Marne) Les
Stances des Théris. Conférence de 20h à 22h. Lieu : Salle des Fêtes de la
Mairie de Saint Mandé. Place Charles Digeon, 94 160 Saint-Mandé.
Organisation et renseignements : Association « Un pas vers les Tibétains »,
26 chaussée de l'Etang 94160 Saint-Mandé. Tél. 01.43.96.31.06.
du mercredi 16 au dimanche 20 mai Ardèche Retraite des
Cerisiers en fleurs. Retraite fermée. Enseignements :
« Danaparamitta : donner et recevoir au quotidien. » Jours de
silence : 18 et 19 mai.Renseignements : La Demeure sans Limites,
Riou La Selle 07320 Saint-Agrève. Tél. 04.75.30.13.62.
du jeudi 17 au dimanche 20 mai Canton de Vaud (Suisse) Sesshin Zen Soto, dirigée par Maître Kosen, à La
Rippe sur Crassier (région de Nyon). Renseignements : Dojo
Zen de Genève, 16 Avenue Calas, 1206 Genève
(Suisse). Tél : (international) 00.41 (22) 789 32 93 ou
: (22) 343 40 13 ; email : dojo.geneve@zen-deshimaru.com.
du vendredi 18 au mercredi 23
mai Drôme Travail et éveil du cœur, méditations, enseignement du dharma et
jardinage écologique. Organisation et renseignements : Dharma Network Tapovan,
Le Maine, 24640 Cubjac. Tél. 06.30.65.08.78.
du samedi 26 au lundi 28 mai Suisse (Genève) Retraite
dans la tradition du Theravâda, avec Bhante
Bodhidhamma. Renseignements : Centre Bouddhiste International de Genève, 8 avenue de la
Croisette - 1205 Genève - Suisse. Tél. (00.41) 22-321.59.21.
mercredi 30 mai Genève La foi dans le bouddhisme, enseignement à 20 h par Jérôme Ducor (école Jôdô
Shinshû). Renseignements : Centre Bouddhiste International de Genève, 8 avenue de la Croisette - 1205 Genève -
Suisse. Tél. (00.41) 22-321.59.21.
La fête de Vesak 2007
: 2 mai ou 1er juin...

En cette année 2007, la fête
de Vesak - qui commémore à la fois la naissance, l'Eveil
et l'extinction complète (parinirvâna)
du Bouddha Gautama, particulièrement dans les pays suivant
la tradition du Theravâda - sera célébrée
à des dates différentes, selon les pays. On compte
en effet, cette année, deux pleines lunes auxquelles cette
fête peut être rattachée : le 2 mai ou
le 1er juin. Les Sri-lankais et Thaïlandais ont opté
pour le 2 mai, les Cambodgiens et Laotiens, généralement,
pour le 1er juin. Au moins en Asie... A Paris, trois cérémonies
se déroulent à la Pagode du Bois de Vincennes : la
première a eu lieu le 29 avril, deux autres se dérouleront
le 6 et le 13 mai prochains.
Pour en savoir plus
sur la fête de Vesak, sa signification et ses rituels, on peut visionner, sur le site de
l'INA, quelques reportages et interviews (principalement issus des
émissions "Voix bouddhistes" de 1997, 2000 et 2002),
réalisés à l'occasion de Vesak.
D'autres
reportages (une cinquantaine...), consacrés au bouddhisme en
général,
sont accessibles sur ce même site. Voir aussi le Micro-Hebdo
n° 46, du 16 mai 2004.
Kuśhinagara : lieu de "l'extinction" du Bouddha

Un
Bouddha ne meurt pas... il s'éteint, à l'instar d'une
flamme qui a épuisé tout son combustible.
Pour le Bouddha Gautama,
cette "extinction complète"
(pari-nirvâna) s'est produite
près de la bourgade de Kushinagara,
modeste cité du royaume Malla, située au nord du Gange,
à mi-chemin de Vaisâli et de Sravâsti, deux villes
beaucoup plus importantes où le Bouddha résida souvent. C'est
alors qu'il cheminait entre ces deux villes (peut-être pour
se rendre dans le monastère du Jetavana de Sravâsti,
l'un de ses lieux de résidence préféré),
que Gautama ressentit les signes de fatigue ultime qui l'obligèrent
à s'arrêter en ce lieu. Depuis plusieurs jours, une
forte dysenterie avaient épuisé ses forces - et ce
détail, pieusement conservé par la Tradition, est
si cru dans son réalisme qu'on a tout lieu de penser qu'il
est tout à fait véridique... Le vieil homme, qu'on
dit âgé de 80 ans, se comparaît lui-même,
d'après les textes, à "un vieux char" qui
ne pouvait plus avancer ! Allongé à l'ombre de
deux arbres jumeaux, le Bouddha "s'éteint" assez
rapidement, semble-t-il. Il a néanmoins le temps de donner
quelques derniers conseils aux disciples qui l'accompagnent et les
habitants du voisinage, avertis à la hâte, accourent
pour lui rendre un dernier hommage. Ce n'est que quelques jours
plus tard que certains de ses grands disciples qui voyagaient de
leur côté (tel Mahâ-Kasyapa) seront avertis et
pourront le retrouver avant que n'ait lieu la crémation. D'après
la tradition, cette cérémonie donna lieu à
quelques "disputes" entre les habitants et les princes
des environs qui désiraient chacun bénéficier
de l'honneur de conserver ses reliques... On dit que huit lots furent
partagés et que chacun des récipiendaires éleva
un stûpa pour les conserver.
Mais
à quelle date eut lieu cet événement ?... Les
historiens ont eu beaucoup
de mal à démêler l'écheveau des informations
fort différentes que nous ont légué les multiples
écoles
bouddhistes de l'Inde ancienne - que les écoles plus récentes,
chinoises et tibétaines, ont encore compliqué davantage
! Il y a cependant un accord unanime
pour fixer l'événement lors de la pleine lune du mois
de Vesaka - c'est-à-dire exactement à l'anniversaire
de son Eveil et de son "apparition" dans le monde des
hommes. C'est d'ailleurs ce triple événement que fête la
célébration de Vesak, à la pleine lune du mois
de mai de nos calendriers occidentaux... Mais en quelle année
cet événement eut lieu ? Car la date
du pari-nirvâna n'est pas anodine
: c'est elle qui fixe le début du comput bouddhique. Pendant
plus d'un siècle, pour les chercheurs occidentaux, c'est
la tradition cinghalaise du Theravâda qui semblait offrir
le plus de crédibilité historique, quitte à
"corriger" quelque peu les dates traditionnellement avancées
(apparition : -624 ; extinction : -544). Car on ne conservait pas
le souvenir de la date du pari-nirvâna
lui-même, mais on la déduisait du nombre d'années
qui la séparait d'une autre date de référence,
celle du sacre du grand roi indien Asoka... Celle-ci, heureusement
pour les historiens, nous est connue, grâce notamment aux
témoignages des Grecs qui, à la suite d'Alexandre-le-Grand,
avaient conservé des liens privilégiés avec
les royaumes de l'Inde. Les Cinghalais déclaraient que le
Bouddha s'était éteint 218 ans avant le sacre d'Asoka
et celui-ci fut sacré, selon les calculs modernes, en -268
ou -267 av. J.-C., ce qui fixerait le pari-nirvâna
en... -483, soit 61 ans de différence avec les dates avancées
par les Cinghalais ! Ainsi, pour les Cinghalais, sommes-nous
cette année en 2551 de "l'Ere du Nirvâna"
(EN) mais, pour les chercheurs occidentaux, seulement en 2490 EN...
Pour ce qui est des Chinois, qui suivent une autre tradition, dite "courte"
(elle fixe le pari-nirvâna 100
ans seulement avant le sacre d'Asoka) nous ne serions qu'en 2375
EN ! Le chercheur français André Bareau, dans les
années 1950, publia plusieurs études approfondies
sur ce sujet controversé. Les résultats qu'il avança
rencontrent aujourd'hui un large accord dans la communauté
scientifique. Mais ses travaux "rajeunissent" considérablement
le Bouddha... Selon lui, c'est vers -400 que la date du pari-nirvâna
doit être fixée et, très vraisemblablement,
le Bouddha n'aurait vécu qu'une soixante d'années
- et non quatre-vingts ans, comme le rapporte la Tradition (ce chiffre
étant très souvent employé en Inde ancienne
de manière métaphorique pour dire "beaucoup",
comme nous le faisons en parlant d'une "centaine"...).
Le Bouddha serait ainsi apparu aux alentours de -465 et se serait
éteint en -400. Nous serions alors aujourd'hui en 2400 EN...
Cette
querelle d'experts - parmi de nombreuses autres (voir aussi le Micro-Hebdo
n° 55) - n'empêche pas les communautés bouddhistes
de considérer la ville de Kushinagara comme l'un des hauts
lieux de pèlerinage en hommage au Bouddha historique, comme
le sont aussi les lieux de son apparition (Lumbini), de l'Eveil
(Bodh-Gaya) et de son premier enseignement public (Sarnath). Le
site actuel comporte les vestiges de plusieurs monastères
(vihâra) et tumulus (stûpa)
ainsi que des bâtiments modernes. C'est aux alentours de
1865 que l'Anglais Carlleyl découvre les vestiges enfouis
sous la terre et la végétation, tombés dans
l'oubli depuis des siècles... Deux stûpa,
distants d'environ un 1 km, commémorent, l'un le lieu de
crémation du Bouddha, l'autre celui de son pari-nirvâna.
Dressé sur la même plate-forme que ce dernier, un bâtiment
moderne abrite une statue du Bouddha en pari-nirvâna,
datant du Ve s., trouvée sur place dans les fondations d'un
bâtiment qui devait être un monastère. A environ
400 m. de là, un temple abrite une statue ancienne, datant
elle aussi du Ve s., représentant le Bouddha dans la posture
de l'Eveil dite "de la prise à témoin de la terre".

Dominant
les fondations d'anciens monastères, sur une même terrasse,
s'élèvent le Stûpa du Nirvâna (l'original,
datant du IIIe s. a été "restauré"
en 1927...) et un bâtiment moderne, le Temple du Mahâ-pari-nirvâna,
bâti en 1956 afin d'abriter la statue du Bouddha couché.

Longue
de 6,10 m. et taillée dans un seul bloc de grès rouge,
cette satue du Ve s. représente le Bouddha en posture
de "lion couché" : allongé sur le côté
droit, la main droite soutenant sa tête tandis que le
bras gauche est étendu sur le corps. L'intégralité
a été recouverte de feuilles d'or par les pèlerins et,
par signe de respect, recouvert d'une large étoffe brodée.

à
200 m. de cet ensemble, s'élève le Temple de Matha-Kuar, construit
en 1927 par des pèlerins birmans

Le
temple de Matha-Kuar abrite une statue datant du Ve s. Haute
de 3 m., taillée dans un bloc de pierre bleue de la région
de Bodh-Gaya, elle représente le Bouddha au moment de
l'Eveil, dans la posture dite "de la prise à témoin
de la terre".

Environ
à 1 km de cet ensemble, s'élèvent les restes
imposants d'un stûpa
élevé au Ve s. pour commémorer le lieu
de la crémation du Bouddha (Ramabhar Stûpa)

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