"Micro-Hebdo" de l'UBE  -  n° 99
1er octobre
2007
 

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prochain "Micro-Hebdo" diffusé le 1er novembre 2007



Actualités de l'UBE


Mise à jour mensuelle du site

Rubrique Actualités 
mise à jour de l'agenda : mois de octobre, novembre et décembre 2007
 


Le programme des cours de l'année 2007-08
est consultable sur notre site

Programme des cours 2007-08

Les inscriptions ont lieu depuis le 10 septembre
et les cours reprendront le mardi 16 octobre 2007

 


Cours à Paris

 

mardi 16 octobre
Séminaire consacré à la lecture des textes bouddhiques, animé par Eric Rommeluère à 18 h 30. Suite : 6 novembre, 11 décembre, 15 janvier. Lieu : "le Forum", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris. Séminaire proposé dans le cadre du programme de l'UBE (Niveau 3). Renseignements : UBE, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 01.42.18.04.95.
Toute tradition religieuse suppose une lecture interprétative, une herméneutique. Elle ouvre le champ d'un possible autour d'un texte tout en le circonscrivant. Elle choisit, elle ponctue, elle biffe, elle rectifie, elle préface, elle annote, elle commente, elle surligne, mais cette surlecture permet la lecture, un sens s'y dévoile.
Au cours de ce séminaire, nous étudierons la signification, les règles de la lecture et de l'interprétation des textes bouddhistes pour poser la question de la mise en perspective d'un message et d'une situation : si nous savons actualiser un texte bouddhiste, un texte bouddhiste peut-il donner sens à notre propre actualité ? 

samedi 27 octobre
Le karma, selon les écoles du bouddhisme ancien, cours public donné par Dominique Trotignon, au "Forum 104", 104 rue de Vaugirard 75006 Paris, dans le cadre du programme de l'UBE (Niveau 2). Renseignements : UBE, 29 boulevard Edgar-Quinet 75014 Paris. Tél. 0.820.20.50.77.
Selon l’enseignement bouddhique (Dharma), là où les individus « ordinaires » envisagent l’existence d’un être ou d’une substance, indépendants et permanents, il n’y a que phénomènes en actes. Le karma en est l’un des aspects les plus problématiques, puisque c’est par lui que les êtres s’emprisonnent eux-mêmes dans le samsâra, le cycle des (re-)naissances et des morts, qui les vouent à l’insatisfaction (duhkha). La compréhension du karma et de son fonctionnement est donc indispensable pour parvenir à s’en libérer et connaître l’extinction (nirvâna) de duhkha. Les écoles anciennes en ont longuement débattu entre elles...

 



Actualité du bouddhisme
(quelques rendez-vous, extraits de l'
agenda)
 

mardi 9 octobre
Bouches-du-Rhône
Méditation et enseignement dans la tradition du Theravâda, sous la direction d'Ajahn Sucitto (du monastère de Chitturst en Grande-Bretagne, de la tradition des moines de forêt de Thaïlande). Renseignements : Le Refuge, Centre bouddhique d’étude et de méditation, 370 Chemin Fontaine de Fabrègues 13510 Eguilles. Tél/Fax :  04.42.92.45.28  ou  04.42.92.60.39 (ou courriel).  

mercredi 10 octobre
Paris
Pagodes et monastères de Birmanie, conférence, à 18h30, par Guy Lubeigt, chercheur au CNRS. La Birmanie est par excellence le pays des pagodes, stupas dorés élevés par la ferveur des rois et des peuples, ainsi que des temples et monastères, au cœur de la vie quotidienne. Renseignements : Maison de l'Indochine, 76 rue Bonaparte (place Saint-Sulpice) 75006 Paris. Tél. 01.40.51.95.29.

samedi 13 et dimanche 14 octobre
Seine-Maritime
Les 5 agrégats
, enseignement donné par Lama Anila Tsultrim. Renseignements : Karma Euzer Ling - Centre d'Etudes Bouddhiques de Babylone (école Karma-kagyü, (sous l’autorité spirituelle de Lama Teunsang, Karma Migyur Ling), 16 rue de Babylone, 76430 La Remuée. Tél. 02.35.20.65.28.

dimanche 14 octobre
Canton de Vaud (Suisse)
Journée de zazen Zen Soto, dirigée par Jiko Simone Wolf, à La Chaux-de-fonds. Renseignements : Association Zen Internationale – Temple de la Gendronnière, 41120 Valaire. Tél. 02.54.44.04.86.

mardi 16 octobre
Marseille
Régnez sur votre monde
, enseignement basé sur le livre du Sakyong Mipham Rinpoche; suite les 23 et 30 octobre, et 13 novembre. Renseignements : Groupe d’étude Shambhala de Marseille, 55 rue Jaubert 13005 Marseille. Tel: 04 91 33 08 73 ou 04 91 26 61 87

samedi 20 octobre
Bruxelles (Belgique)
Le soi et l'autre - la relation à autrui selon l'hindouisme et le bouddhisme, par Jacques Scheuer, docteur en sciences indiennes et professeur d'histoire des religions, de 9 h 30 à 16 h.
Renseignements : Les Voies de l'Orient, (centre Chrétien), 69 rue du Midi - 1000 Bruxelles (Belgique). Tél. (00.32) (0)2.511.79.60

samedi 20 et dimanche 21 octobre
Bouches-du-Rhône
La "conscience" dans tous ses états… selon les écoles du Bouddhisme ancien et du Theravâda
, stage animé par Dominique Trotignon, Directeur de l'UBE. Renseignements : Le Refuge, Centre bouddhique d’étude et de méditation, 370 Chemin Fontaine de Fabrègues 13510 Eguilles. Tél/Fax :  04.42.92.45.28  ou  04.42.92.60.39 (ou courriel).

dimanche 21 octobre
Paris
Journée d'étude et de méditation dans la tradition Theravâda, animée par Michel-Henri Dufour. Lieu : 14 rue Philibert Lucot 75013 Paris, de 14 h à 17 h 30. Renseignements : Association Bouddhique Theravâda "Vivekârâma", c/o Michel-Henri Dufour, 22 rue de la Grange Aubel 71000 Sancé. Tél. 03.85.20.14.42.  

lundi 22 octobre
Paris
Conférence-initiation sur le boudhisme, le zen et la méditation animée par Eric Rommeluère à 19h30. Lieu : 14 rue Philibert Lucot 75013 Paris. Renseignements : Un Zen Occidental, 55 rue de l'Abbé Carton 75014 Paris (siège social). Tél. 01 40 44 53 94 ou par courriel.  

du samedi 27 octobre au vendredi 2 novembre
Haute-Vienne
Apprendre à méditer,
programme enseigné par Fabrice Midal, avec la participation de Hadrien France Lanord. Lieu : Château de Vauguenige 87250 Saint Pardoux. Organisé par l'Association Prajna & Philia.(créée par Fabrice Midal). Information et inscription : Lea Sham’s : 05 55 58 29 93, leashams@club-internet.fr.

 


 

Première traduction intégrale en français du
Dîgha-nikâya, 1er volume du canon pâli
 

Pour la première fois en français, le premier volume du canon bouddhiste pâli a été intégralement traduit, par Môhan Wijayaratna, et le premier de ses trois volumes vient de paraître, aux éditions LIS.

Le Dîgha-nikâya, qui contient 34 sutta, est le premier ouvrage du Sutta-pitaka, la "Corbeille" des Enseignements du Bouddha. La plupart de ces textes rapportent les entretiens du Bouddha avec ses divers interlocteurs : aristocrates, brahmanes érudits, chefs religieux, moines bouddhistes, simples laïcs... Dès le premier texte, la spécificité de l'enseignement bouddhiste est précisée par rapport aux théories philosophiques et religieuses de son environnement de l'époque. Chacun des textes, traduit dans son intégralité,  est précédé d'une courte introduction précisant le contexte philosophico-religieux du récit.

Ce livre peut, notamment, être commandé auprès du Centre Bouddhique International du Bourget :
http://www.centrebouddhique.net/contenu/livres.htm

 

 



Comment naissent les opinions fausses...

Le Brahmajâla-sutta
ou
"Grand filet [des opinions]"


Introduction au sutta par le traducteur, Môhan Wijayaratna

En tant que tout premier récit, non seulement du Dîgha-nikâya mais aussi du Sutta-pitaka, le Brahmajâla-sutta a une valeur très significative à tous points de vue, notamment philosophique.
Le texte commence en rapportant un incident banal : dans un lieu où les bhikkhus [1] passent la nuit, ils entendent une discussion entre un vieux paribbiijaka [2] et son jeune élève. Celui-ci fait constamment l’éloge du Bouddha, tandis que le paribbiijaka parle contre lui.
Le lendemain matin, les bhikkhus rapportent le cas au Bouddha qui leur demande alors de ne pas exulter à cause d’un éloge, ni d’être vexés à cause d’une insulte. Il explique ensuite sur quoi on peut faire l’éloge du Bouddha, si on le veut. Ainsi dans le domaine moral, il explique la grande différence de comportement entre lui et certains maîtres des autres systèmes philosophico-religieux contemporains. Mais le Bouddha souligne tout de même que cette différence est un facteur relativement peu important par rapport à la grande divergence philosophique existant entre les autres maîtres et lui.
Cela veut dire que ce sutta est un avertissement destiné aux auditeurs (ou plus tard [3] à ses lecteurs) de ne pas tomber dans l’une ou l’autre théorie avec lesquelles l’enseignement du Bouddha n’a rien à voir. D’une certaine façon, le Brahmajâla-sutta prépare d’emblée une ligne de démarcation entre la position du Bouddha et celle des autres maîtres de son époque : d’abord dans le domaine purement éthique, et ensuite au niveau des spéculations théoriques.
Le sutta énumère soixante-deux théories. Certaines concernent le début de l’univers. D’autres la limite de l’univers. Certaines sont nihilistes et d’autres éternalistes. Presque toutes les théories éternalistes affirment l’existence d’un Soi permanent. Selon le Bouddha, si telle ou telle personne arrive à ces diverses conclusions erronées, c’est tantôt au moyen d’arguments philosophiques, tantôt d’expériences mystiques atteintes par les méthodes contemplatives. À la fin de l’explication de chaque théorie, le Bouddha montre pourquoi il ne s’attache à aucune. C’est une invitation indirecte faite aux auditeurs d’être libres à l’égard des diverses spéculations.
Toutes ces théories sont qualifiées de ditthi (litt. « vues »), terme employé souvent péjorativement dans le Canon bouddhique pour désigner les opinions fausses, comme les spéculations. Le Brahmajâla-sutta fait allusion à certaines opinions fausses résultant parfois d’expériences vécues, mais mal perçues. Dans ce texte, le terme « le filet » (jâla) est employé métaphoriquement. Ceux qui soutiennent telle ou telle opinion sont comparés aux poissons coincés dans le filet d’un pêcheur.
C’est dans le Samyutta-nikâya que nous lisons la plus belle conclusion sur ces soixante-deux spéculations. Ce texte précise : « Les soixante-deux théories fausses mentionnées dans le Brahmajâla-sutta existent lorsqu’il y a [chez quelqu’un] une fausse notion de la personnalité. Mais lorsqu’il n’y a pas de fausse notion de la personnalité, ces théories fausses n’existent plus ». Cela veut dire que si les compilateurs du Canon bouddhique ont placé le Brahmajâla­sutta à la tête du Sutta-pitaka, ce n’était pas par hasard.

 

Notes
[1] Bhikkhu (litt. « celui qui mendie sa nourriture ») : nom commun pour identifier les renonçants bouddhistes par rapport aux autres renonçants tels que les ajivaka, les paribbajaka, les nigantha, etc.
[2] Les paribbajaka : groupe d’ascètes brahmaniques. Ils appartenaient à plusieurs écoles.
[3] Nous disons « plus tard », parce qu’au début, pendant des siècles, ces textes n’étaient pas destinés à être lus, mais à être écoutés. Lorsque quelqu’un récitait le texte de mémoire devant un auditoire, chacun écoutait attentivement. Cela explique également la raison d’être de tant de répétitions.
 



Un extrait du Brahmajâla-sutta :

"C’est lui, l’honorable Brahma, qui nous a créés..." 
 

Il y a, ô bhikkhus, certains samanas et brahmanes, qui soutiennent d’une part les théories éternalistes et d’autre part les théories non-éternalistes, et ils proclament que le Soi et l’univers sont d’une part éternels et d’autre part non-éternels, et ils présentent leurs thèses sous quatre formes. Sur quels raisonnements, sur quels motifs ces honorables samanas et ces brahmanes présentent-ils de diverses façons, d’une part les théories éternalistes et d’autre part les théories non-éternalistes et proclament-ils que le Soi et l’univers sont à la fois éternels et non­éternels, sous quatre formes ?

Il vient une époque, ô bhikkhus, à la suite de très longs temps écoulés, un temps où cet univers se détruit. Lorsque l’univers est en train de se détruire, les êtres individuels naissent fréquemment dans l’état des Brahmas dit Abhassaras. Ces êtres créés eux-mêmes par leur propre pensée, sont nourris de joie, irradiant leur propre lumière, se meuvent dans l’espace, résident dans la gloire et la beauté, ont une vie longue et ainsi restent en vie très longtemps.
Ensuite, ô bhikkhus, très longtemps après, il arrive une époque où l’univers est en train de se refaire et d’évoluer. Dans cet univers se refaisant et évoluant, se produit une demeure des Brahmas, mais sans personne. Alors un être individuel, se séparant du groupe des Abhassaras, soit à la suite de l’épuisement de la longévité soit à cause de l’épuisement des mérites, renaît dans la demeure des Brahmas où il n’ y a personne. Cet être aussi, étant crée par sa propre pensée, nourri de joie, irradiant sa propre lumière, se meut dans l’espace et réside dans la gloire et la beauté, a une vie longue et reste en vie pendant longtemps.

Lorsqu’il demeure seul pendant longtemps, il est mal à l’aise, et dans le déplaisir, chez lui naît ce souhait « Que d’autres êtres parviennent à vivre ici. » Alors, d’autres êtres, abandonnant le groupe des Abhassaras, soit à la suite de l’épuisement de la longévité soit à cause de l’épuisement des mérites, renaissent dans la compagnie de cet être. Ces êtres aussi sont créés par leur propre pensée, sont nourris de joie, irradiant leur propre lumière, se meuvent dans l’espace, et résident dans la gloire et la beauté, durant une vie longue et restent en vie peudant longtemps.

Dans ce cas-là, ô bhikkhus, chez l’être qui est né le premier surgit cette idée : « C’est moi qui suis Brahma ; je suis le Grand Brahma ; le dominateur; l’indomptable ; l’omniscient; le tout-puissant ; le créateur ; le fabricateur ; l’artisan, l’être suprême ; celui qui organise tout ; celui qui attire tout ; le père de tous les êtres qui sont nés et qui vont naître. C’est moi qui ai créé ces êtres. Pourquoi ? Parce que moi j’ai eu cette idée : ‘‘Que d’autres êtres parviennent à vivre ici.’’ Tel fut mon souhait. Ces êtres sont parvenus ici selon mon souhait. »
Chez d’autres êtres [qui sont nés ultérieurement], naît cette idée : « Le voici l’honorable Brahma, le Grand Brahma ; le dominateur; l’indomptable; l’omniscient ; le tout puissant; le créateur ; le fabricateur ; l artisan du destin ; l’être suprême ; celui qui organise tout ; celui qui attire tout ; le père de tous les êtres qui sont nés et qui vont naître. C’est lui, l’honorable Brahma, qui nous a créés. » Pourquoi pensent-ils ainsi ? Parce qu’ils pensent : « Nous l’avons vu ici comme le premier ; quant à nous, nous sommes nés après lui. »

Cet être, ô bhikkhus, qui est né ainsi le premier, est pourvu d’une vie plus longue que celle des autres, d’une beauté plus grande que celle des autres et d’un pouvoir plus grand que celui des autres. Cependant, les autres nés ultérieurement, sont pourvus d’une vie moins longue que le premier, d’une beauté moindre que le premier et d’un pouvoir moins grand que lui.
Il est possible, ô bhikkhus, qu’un être parmi eux, en quittant ce groupe de Brahma, revienne ici-bas [dans le monde humain]. Étant arrivé ici-bas, il quitte son foyer pour une vie sans foyer. Ayant quitté son foyer pour une vie sans foyer, grâce à son courage, grâce à son énergie, grâce à son application répétitive, grâce à sa vigilance, grâce à sa parfaite attention de la pensée, il atteint une concentration de la pensée telle que, sa pensée une fois concentrée, il se souvient de ses diverses demeures antérieures, mais il ne se souvient de rien au-delà.
Il lui vient alors cette idée : « Celui-là est l’honorable Brahma, le Grand Brahma ; le dominateur; l’indomptable ; l’omniscient; le tout-puissant ; le créateur; le fabricateur ; l’artisan du destin, l’être suprême ; celui qui organise tout; celui qui attire tout ; le père de tous les êtres qui sont nés et qui vont naître, l’honorable Brahma qui nous a créés ; il est permanent, stable, éternel, non soumis au changement, il demeurera le même pour l’éternité. Quant à nous, qui avons été créés par l’honorable Brahma, nous sommes impermanents, instables, de courte durée de vie, soumis à perdre la vie; nous avons accédé ici-bas. »

Voilà, ô bhikkhus, la première base de raisonnements et de motifs sur laquelle certains samanas et brahmanes soutiennent d’une part la théorie éternaliste et d’autre part la théorie non-éternaliste, et proclament que le Soi et l’univers sont d’une part éternels, d’autre part non-éternels. […]

Quant au Tathagata, ô bhikkhus, il connaît ceci : « Ceux qui ont saisi ces bases des points de vue, qui les ont mal compris, auront telle ou telle issue, tel ou tel destin au-delà de la mort. » Le Tathagata comprend cela, et il comprend davantage encore. Il ne s’attache pas à cette compréhension. N’étant pas attaché à cette compréhension, il a connu en lui-même l’extinction. Ayant compris réellement l’émergence et la disparition des sensations, ainsi que leur saveur et leur désavantage, et le moyen d’y échapper, ô bhikkhus, le Tathagata est libre sans reste de substrats.
Tels sont, ô bhikkhus, les propos profonds, difficiles à voir, difficiles à comprendre, sereins, supérieurs, inaccessibles au raisonnement, subtils, compréhensibles par les sages en eux-mêmes, que le Tathagata fait connaître au monde après les avoir compris lui-même par ses propres connaissances spécifiques, et pour lesquels on peut à bon droit énoncer un éloge du Tathagata conforme au réel.