Consultation des religions sur le "mariage pour tous"

A l'Assemblée nationale... le bouddhisme fait exception !

UBF_mariage-pour-tous.jpgLe 29 novembre 2012, le rapporteur du projet de loi sur le "mariage pour tous", Erwann Binet, a reçu à l'Assemblée nationale les représentants des principales religions de France : catholique, protestant, juif, musulman et bouddhiste. Chaque interlocuteur disposait d'une dizaine de minutes pour s’exprimer et de quatre minutes supplémentaires pour faire valoir ses arguments après réaction des membres de la commission...
A la sortie, tous firent part de leur déception et de leur sentiment d'avoir été invités pour ne pas être entendus... et de redire aussi pourquoi ils s’opposaient à l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe.
Exception notable : la présidente de l'Union Bouddhiste de France, Marie-Stella Boussemart, qui avait la lourde tâche de présenter un discours valable pour l'ensemble des communautés bouddhiques - dont on connaît la diversité... - et qui rappela très justement que "pour les bouddhistes, le mariage est un acte civil et non pas religieux. Le mariage n'a donc pas de connotation sacrée, c'est un contrat social entre deux personnes, parfois deux familles". Pour elle, "il appartient à la population de décider" et elle "estime qu'un référendum peut être une option intéressante".
Une prise de position qui fut très cordialement accueillie par le rapporteur... et dont certains journalistes, peu au fait de la réalité des bouddhismes, se sont gaussés (ainsi de Jean-Marie Guénois, du Figaro, déclarant que la présidente de l'UBF avait « réussi à démontrer le tout et son contraire ») parce que les bouddhistes ne partageaient pas tous le même avis sur la question !

Des comptes rendus de cette séance ont été donnés par la plupart des médias... (par exemple : Le Point, La Croix, Le Figaro). On pourra se faire sa propre idée en consultant les enregistrements vidéos de cette séance :
=> sur le site de l'Assemblée nationale : Ouverture du mariage aux couples de même sexe : l'approche des responsables de culte en France