Pour lever les malentendus...

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Pour lever les malentendus... - publié le : jeu 03/10/2013 à 16:14

Douze questions
pour comprendre la voie du Bouddha

bouddha-TV.jpgPhilippe Cornu, président de l'IEB, vient de publier en septembre, aux éditions du Seuil, un ouvrage intitulé "Le bouddhisme : une philosophie du bonheur ?". L'intérêt de l'ouvrage est, bien évidemment, dans l'explication du point d'interrogation final... A travers douze questions récurrentes (Le bouddhisme est-il une philosophie ? Qu'est-ce que le karman ? La méditation est-elle la pratique bouddhique par excellence ?, etc.), l'auteur entend tordre le coup aux a priori et autres idées préconçues qui, depuis plusieurs décennies, aboutissent le plus souvent à une instrumentalisation du bouddhisme - à la manière de ce qui se produisit pour le yoga hindou souvent "réduit", en Occident, à une simple gymnastique relaxante ! Le bouddhisme, enseignement spirituel, n'est-il pas en train de connaître le même sort lorsqu'il est proposé comme outil de développement personnel ? C'est à cette question, notamment, que tente de répondre Philippe Cornu dans son chapitre 7, que nous vous proposons de découvrir... Mais on attirera aussi l'attention du futur lecteur sur le chapitre final "Comment suivre la voie bouddhique ?". L'auteur y invite à redécouvrir ce qu'est un "cheminement spirituel", c'est-à-dire une oeuvre de longue haleine, qu'on pourrait juger peu adaptée à notre rythme de vie contemporain et à ses exigences de satisfaction immédiate !


Le bouddhisme est-il un outil
de développement personnel ?
 

Une spiritualité light ?

Avec le développement des psychothérapies dites brèves, de la mouvance New Age et du coaching, bon nombre de techniques spirituelles orientales se sont vues adaptées et détournées de leur usage traditionnel pour être utilisées en vue d’un « développement personnel ». Dans le contexte individualiste et consumériste qui est le nôtre depuis quelques décennies, le bricolage spirituel conjugué à la quête hédoniste du bien-être individuel n’est pas sans poser quelques problèmes de fond aux grandes traditions spiri­tuelles comme le bouddhisme. Notre monde actuel connaît un développement technologique jamais atteint qui induit le sentiment fallacieux qu’il existe une solution technique à chaque problème et qu’elle suffit à nous faire atteindre le bonheur. Pourquoi se priverait-on de piocher dans la boîte à outils bouddhique les méthodes qui conviennent pour traiter telle ou telle difficulté de la vie moderne ?

Dans cet état d’esprit cependant, il est difficile sinon impossible de comprendre l’importance de suivre une voie spirituelle dans sa totalité, sans brûler les étapes ni contour­ner les difficultés - bref, de prendre la décision d’entre­prendre soi-même un cheminement intérieur qui engage la vie entière. Une voie spirituelle comme le bouddhisme absorbe l’être entier dans un dépassement de soi et occa­sionne de profondes transformations qui vont bien au-delà de la recherche du bonheur dans cette vie présente. Il s’agit d’une quête exigeante qui n’a que peu de chose à voir avec la recherche de bien-être ou l’acquisition d’aptitudes per­sonnelles nouvelles au moyen d’outils tirés de la méditation.

A titre d’exemple, le hatha yoga enseigné à présent dans nos salles de gymnastique est la recomposition d’un yoga qui faisait partie intégrante d’une ascèse propre à l’hindouisme traditionnel. Il n’était pas destiné à être enseigné à des élèves occidentaux non croyants et hors castes en quête de détente et de bien-être corporel. Le bouddhisme court lui aussi le danger d’être consommé à la carte et d’être réduit à quelques recettes spirituelles. La superficialité des slogans de la « Zen attitude » ou l’injonction branchée « Soyez zen » en sont les signes précurseurs, car ce galvaudage apparemment anodin témoigne de la désinvolture que la société de consommation affiche à son égard. Le capital de sympathie dont il bénéficie dans le public est à double tranchant, faisant parfois ressortir du bouddhisme l’image d’une spiritualité du bonheur qui ne prête guère à conséquence. C’est ainsi que l’on assimile volontiers les termes « méditation », « sérénité », « non-vio­lence » et « bonheur » au bouddhisme sans avoir la moindre idée de ce que cela implique réellement.

 

Qu’est-ce donc que le bonheur ?

Le mot sanskrit sukha, qui signifie bien-être, aise, béa­titude, bonheur ou plaisir, est l’antonyme de duhkha, la souffrance, le mal-être, la douleur tant physique que morale. Le bouddhisme se propose de nous délivrer définitivement de duhkha. Est-ce pour autant qu’il nous promet sukha en tant que plaisir ou bien-être ordinaire ? Le Bouddha et ses disciples ont pris soin de distinguer trois types de bonheur : le bonheur sensuel, le bonheur engendré par les expériences méditatives et le bonheur inconditionnel affranchi de toute souffrance. Alors que les deux premiers sont temporaires, le troisième est le bonheur inconditionné et atemporel induit par la libération.

Lié directement à une sensation de plaisir, le bonheur sensuel ou volupté, kâmasukha, n’est que de la souffrance déguisée parce qu’il appelle le désir de la répétition, l’atta­chement au plaisir et par conséquent l’aliénation au corps ou à des états mentaux par le biais de sensations agréables. Le bouddhisme n’encourage pas ce type de bonheur, décrit comme celui de Mâra, le dieu sensuel qui tente de détourner les ascètes et les méditants de la libération authentique. Tout bonheur lié aux plaisirs des sens conditionne la soif, laquelle engendre à son tour la saisie ou l’attachement, qui conduit à prolonger l’existence conditionnée et ses tourments. Quant au bien-être du corps, il est sans cesse remis en cause par le froid, le chaud, la faim, la soif, la douleur physique, l’incon­fort, la fatigue et sa quête accapare la plus grande partie de notre temps et de notre énergie. Le corps est un vrai poten­tat : rien que pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires comme nous abriter sous un toit, dormir, se reposer, se vêtir ou se dévêtir, manger et boire, se laver ou entretenir sa santé, il nous faut travailler et gagner beaucoup d’argent. Or, quels que soient l’énergie et le temps dépensés, il finit toujours par tomber malade, vieillir, et finalement nous faire défaut. Quant au bonheur mental (cetasikasukha) lié au sentiment de sécurité, d’être aimé, de posséder des biens et des amis, de fonder une famille, de jouir de la reconnaissance d’autrui, il n’est guère plus fiable. Intimement lié à l’attachement au soi, il est aussi impermanent que le premier. Ces deux états constituent des bonheurs mondains transitoires auquel on ne peut se fier. Non qu’il faille les rejeter: mieux vaut en effet vivre dans l’aisance que dans l’indigence, dans le bonheur que dans le malheur, dans le bien-être que dans la souffrance. C’est l’attachement que nous développons pour le corps, le confort et de bonnes conditions d’existence qui est problématique, car cette avidité du plaisir engendre une foule de passions comme la possessivité, la jalousie, le ressentiment et la colère qui ne cessent de nous tourmenter. Le Bouddha ne préconise ni la mortification ni le refus du bonheur ordinaire, mais il souligne la nécessité de renoncer à l’attachement aux bonheurs qui n’offrent que la promesse de souffrances à venir.

Il existe un autre type de bonheur ou de félicité, lié aux progrès dans la méditation. Quand celle-ci commence à s’approfondir surgissent des expériences fortes de vide, de clarté et de félicité. Mais ces expériences bienheureuses et puissantes sont des pièges potentiels pour le pratiquant qui s’y attache. La félicité éprouvée en méditation est une forme épurée du désir, encore associée au corps et à la sensation de plaisir. Souhaiter renouveler cette expérience, c’est s’y attacher, ce qui revient au même que de s’attacher au plaisir ordinaire. Qui plus est, l’attachement sera ici plus puissant et deviendra un sérieux obstacle au progrès spirituel. Bien que témoignant des progrès accomplis dans la pratique, la félicité risque de renforcer l’attachement au soi, toujours avide de ces sensations de succès. Dans les tantra, il est question de la grande félicité ou grand bonheur (mahâsukha) qui se mani­feste grâce aux yogas du corps subtil. Bien que cet état de félicité non duel soit une béatitude induite par l’expérience de la vacuité, il pourrait toutefois être encore objet d’attache­ment subtil. Mais les instructions des maîtres tantriques sont claires à ce sujet : ce n’est pas pour elle-même que cette féli­cité est cultivée, mais parce qu’elle est si puissante qu’elle chasse de l’esprit tous les obscurcissements qui empêchent d’éprouver sa véritable nature, la claire lumière incomposée - l’Éveil en soi. La félicité n’est au fond qu’un moyen habile, une porte qui s’ouvre sur l’inconditionné : il serait dommage de s’arrêter sur son seuil sans la franchir...

Les enseignements bouddhiques définissent ainsi une dernière et ultime forme de bonheur dénué de toute souffrance, la béatitude du nirvâna, le bonheur inébranlable ou le suprême bonheur (paramam sukha) : « Ce qui fait la béatitude du nirvâna, c’est précisément l’absence de sensations. » [Anguttaranikâya, IV, p. 414.] Ce bonheur-là n’est donc plus dépendant des sensations. Mais surtout, sa nature inconditionnée et atemporelle le rend inébranlable et définitif. On y accède quand on a dépassé tout attachement aux caractéristiques des phénomènes. C’est donc le fruit de l’entraînement à la vacuité du soi et des choses.

Ainsi le seul bonheur admis comme tel dans le boudd­hisme est un bonheur non duel et inconditionné, au-delà même de l’expérience méditative. C’est précisément parce que le bouddhisme ne court pas après le bonheur ordinaire qu’il en résulte un bonheur ultime. Comparés à celui-ci, tous les bonheurs ordinaires paraissent souffrance. Pour paraphraser le maître tibétain Yongdzin Tenzin Namdak, ils ne valent guère mieux qu’un petit répit accordé à un malade incurable cloué au fond de son lit d’hôpital.

 

Outils spirituels et cheminement bouddhique

Le bouddhisme ne s’oppose pas au développement per­sonnel, il se situe tout simplement dans un autre registre, celui, beaucoup plus radical et plus vaste, du chemin vers la connaissance qui libère l’individu de tous ses condition­nements mentaux et physiques. En d’autres termes, celui qui emprunte la voie bouddhique doit se dépouiller des ten­dances égotiques pour accéder, au plus profond de lui-même, à l’inconditionné qui transcende tous les savoirs et tous les acquis.

Pour autant, le bouddhisme n’est pas hostile aux acquis individuels, ni au bien-être comme nous venons de le voir. En outre, sur le chemin peuvent se dresser des obstacles, et le pratiquant doit toujours s’efforcer d’améliorer ses capa­cités pour accéder à la connaissance de sa nature éveillée. C’est pourquoi chaque véhicule propose des méthodes, des « moyens habiles » qui sont des outils pour travailler dans la dimension temporelle sur nos conditionnements et nos obs­curcissements. Un pratiquant va donc piocher dans la boîte à outils afin de faciliter l’émergence de la sagesse en lui, et chacun doit travailler avec les circonstances qui sont les siennes. Mais il importe évidemment de ne pas confondre les moyens avec le but. Le Bouddha lui-même a utilisé la méta­phore du radeau pour illustrer ce principe : ses enseignements et ses méthodes sont circonstanciels, provisoires et relatifs, c’est-à-dire adaptés aux conditions de ceux qui aspirent au nirvâna et à l’Éveil. Pour traverser le fleuve du samsâra, le pratiquant les utilise comme un radeau pour atteindre l’autre rive. Mais une fois celle-ci atteinte, il renvoie le radeau vers d’autres et ne le traîne pas derrière lui comme un fardeau devenu inutile. Ainsi donc, au cours de la voie spirituelle, il faut prendre garde de ne pas se laisser fasciner ou attacher aux méthodes - car alors ce serait le signe que l’ego confus s'invite dans la partie en cherchant de nouveaux acquis gra­tifiants - et comprendre clairement que les outils ne sont pas le but. Les moyens habiles sont merveilleux d’ingéniosité, mais ils ne sont que des moyens de renforcer la pratique.

Suivre la voie implique beaucoup de lucidité et de vigilance à cet égard, car le chemin spirituel doit rester sans compro­mis, étant destiné à détruire l’illusion et l’ignorance qui sont la source de l’insatisfaction existentielle et de la quête d’un bonheur égoïste.

Avec l’implantation récente du bouddhisme en Occident est apparu un nouvel élément: autrefois, en Asie, le cadre culturel traditionnel ne nécessitait aucun accompagnement psychologique, et celui qui se consacrait à la pratique était respecté et recevait très naturellement l’aide matérielle nécessaire à sa survie. Mais aujourd’hui, les conditions sont différentes : le cadre culturel est tout autre et l’approche tra­ditionnelle s’est volatilisée. Le pratiquant est isolé dans sa démarche qui est à contre-courant des préoccupations de ses contemporains. En l’absence d’une éducation spirituelle pré­alable, des outils psychologiques sont parfois les bienvenus pour encadrer des débuts difficiles. Il faut alors les considé­rer comme des adjuvants aux moyens habiles traditionnels.

Le principal souci concerne plutôt l’utilisation ou l’ins­trumentalisation des méthodes bouddhiques en dehors du contexte de la voie spirituelle. Les outils comme la médita­tion deviennent alors de simples sources de gratification ou de croissance individuelle, le but n’étant plus l’accomplisse­ment spirituel mais le développement personnel ou le bien-être mental. Ce « détournement » ne serait pas à blâmer s’il ne cachait souvent des intentions mercantiles. Les cabinets de coaching, de psychologues et les consultants en entreprise qui font usage de la méditation dite « Pleine Conscience » ou de visualisations inspirées directement de la transmission tantrique ne proposent pas en effet leurs services gratuite­ment.

À titre d’exemple, des instituts de coaching recyclent une pratique tantrique tibétaine de haut niveau, le chö (tib. : gcod), la « découpe », destinée initialement à vaincre l’attachement au corps et au soi individuel en faisant l’épreuve de la vacuité des projections mentales. Habilement reformulée sur la base d’une méthode mise au point par une enseignante bouddhiste américaine, cette pratique est devenue une tech­nique destinée à « faire ami » avec ses démons intérieurs comme l’explique la présentation de l’un de ces instituts :

Les démons ou ombres sont des émotions et parties de nous- même dont nous nous sommes déconnectés et auxquelles nous ne voulons pas faire face. Des démons qui se manifestent dans les périodes de transitions, dont la présence se manifeste par la peur ou la souffrance et qui s'opposent à notre croissance. Le rôle du coach est d’aider son client à trouver les ressources nécessaires pour changer son rapport avec ses peurs, et vivre avec une plus profonde connexion et confiance [« Institut Repère »].

La pratique du chö « adaptée » devient ainsi un « pro­duit » réinterprété selon les thèses jungiennes à seule fin thérapeutique dans le cadre de l’entreprise et des ressources humaines, avec la bénédiction du ministère du Travail, d’as­sociations patronales et d’anciens élèves des grandes écoles. À la relation maître/disciple se substitue celle du coach et de son client. Faire du chö un outil d’optimisation des perfor­mances humaines court-circuite la transmission spirituelle des maîtres tibétains détenteurs de la lignée d’enseignement et élimine toute transcendance, de sorte que le but avoué devient l’exact opposé de celui de la pratique originelle. Au lieu de dissoudre la croyance à la réalité du soi personnel, la nouvelle pratique se propose d’apprivoiser les « démons » qui s’opposent à sa croissance. Cet exemple montre à quel point les enseignants bouddhistes devraient être plus attentifs à ne pas favoriser ce genre de détournement.

Il n’y a rien de choquant à utiliser des techniques spiri­tuelles pour soulager la souffrance. On peut en revanche s’interroger sur les emprunts faisant abstraction de la source de la transmission et qui instrumentalisent les pratiques en tirant d’elles un profit financier. Le bouddhisme est certes un enseignement ouvert, disposant de nombreuses méthodes « non brevetées », mais ce n’est pas une raison pour en exploiter les ressources comme on pillerait un précieux trésor antique pour en revendre les objets un par un, sans se soucier de sa valeur en tant qu’ensemble homogène.


Pour en savoir plus

L'IEB vous propose de rencontrer Philippe Cornu lors d'une "Soirée rencontre et découverte", le jeudi 28 novembre 2013, pour un débat autour de son livre... Inscription préalable obligatoire !
 

Roger-Pol Droit - "Le Monde" du 26 septembre 2013
[…] le bouddhisme n'est pas un gadget jetable pour bonheur instantané. Avant de se repérer dans cet univers - qui en soi n'a rien de mystérieux, mais se révèle toujours plus déconcertant qu'on ne croit et plus exigeant qu'on ne dit -, il est nécessaire d'écarter préjugés et projections. Vrai connaisseur, Philippe Cornu s'y emploie dans un excellent et très utile essai. L'objet du livre est plus vaste que ne le suggère le titre, Le Bouddhisme : une philosophie du bonheur ? Car Philippe Cornu ne démonte pas seulement les préjugés et les usages abusifs qui s'amoncellent sur l'antique voie de délivrance. Il montre aussi combien le bouddhisme déconcerte nos catégories, ne correspondant ni à la notion courante de religion ni à l'idée habituelle de philosophie. Une foule d'explications font de ce volume un mode d'emploi précis, attentif aux nombreux bouddhismes existants.

 

Cornu-Philippe_Bouddhisme-philo-bonheur.jpgLe Bouddhisme, une philosophie du bonheur ?  Philippe Cornu – éd. Seuil – 21 €

Le bouddhisme est perçu comme une spiritualité thérapeutique, sorte de prêt-à-vivre pour un monde "zen". Cette simplification n'est que la plus visible de toute une série de réductions ou de mécompréhensions que cet ouvrage s'emploie à détecter et à défaire. Ainsi, le bouddhisme ne serait pas une religion, mais une philosophie. Autre malentendu : la méditation, réduite à l'introspection alors qu'elle est tournée vers la compassion universelle. Mais qu'est-ce que cette compassion ? Un simple élan du coeur ? Et l'ego ? Il n'aurait pas de réalité ? Ecarte-t-il pour autant la force de l'individualité ? Le livre éclaircit aussi des notions plus difficiles telles celle du karma, que l'on interprète à tort comme une prédestination, ou celle de la réincarnation. Il s'interroge sur la notion de "gourou", sur la non-violence et le végétarisme. Il se demande si le bouddhisme est un outil de développement personnel et quel bonheur il vise. Le livre s'achève par une question déterminante : les réductions dont est victime le bouddhisme ne serviraient-elles pas à répondre aux maux de notre société ? Réciproquement, les maîtres bouddhistes n'ont-ils pas contribué à nourrir tant d'erreurs en diffusant leur savoir en Occident sans s'interroger sur ce que cette "transplantation" engageait ?

Philippe Cornu est un des spécialistes du bouddhisme les plus reconnus en France. Il est notamment l'auteur, au Seuil, du Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme (2001) et de La Terre du Bouddha (2004), ainsi que de plusieurs traductions du tibétain parues en "Points sagesses". Il vit à Paris.

achetez-chez-amazon.gif    Le Bouddhisme, une philosophie du bonheur ? - Philippe Cornu